Du 22 octobre au 28 février à la Fondation Cartier pour l’art contemporain présentera l’exposition Ibrahim Mahama, Le Temps des récoltes qui s’accompagne d’une programmation d’arts vivants.
À travers cette exposition, l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama accompagné de neuf artistes associés invite à imaginer collectivement les futurs africains. Son travail résonne notamment avec toute la période postindépendance ghanéenne (1957-1966).
Ses œuvres sont en contact direct avec la terre du Ghana et celle des promesses politiques non tenues, en cela l’exposition résonne notamment avec les centres d’arts qu’il a fondé à Tamale, au nord du Ghana dédiés à la préservation du patrimoine et à la transmission aux générations futures.
Ibrahim Mahama, né en 1987 à Tamale, oriente son art principalement autour du matériau de la toile de jute et l’envisage comme partie intégrante de la scénographie de l’exposition. Ses tissages sont fabriqués avec des sacs servant à transporter des matières comme le cacao ou le charbon, conservant alors les traces de l’histoire économique et manuelle du Ghana.
Précisément, les installations de Ibrahim Mahama interrogent la circulation des biens économiques et industriels, la transmission des savoir-faire et la préservation du patrimoine de son pays.
L’exposition, qu’il a conçue avec neuf artistes et collectifs, tous liés à lui par des collaborations, des recherches ou des échanges de longue date, s’inscrit dans le prolongement direct de cette démarche.
Durant tout le temps de l’exposition, la Fondation Cartier propose également une programmation culturelle associée, diverse et plurielle d’arts vivants.
Dans l’antre de la Fondation, l’installation « Parliament of Ghosts » d’Ibrahim Mahama accueillera entre autres, en ouverture de l’exposition, la high-life d’Osei Korankye, puis la chanteuse et violoncelliste Kelsey Lu, dans le cadre de la tournée de lancement de son nouvel album “So Help Me God”, le récit vivant et dansé de Nora Chipaumire : gagdzi– A Paris Chapter, ou encore Listening In Quantum II, une performance de Julianknxx qui entrecroise les sons et fréquences de la ville de Paris à travers le prisme des cultures et diasporas africaines.
La suite de la programmation continuera de solliciter l’ouïe des visiteurs avec notamment en studio “Seeing sounds”, des séances d’écoute imaginées entre autres par Brian Shimkovitz, puis Al Nater, ainsi que des concerts d’artistes émergents à découvrir, comme KMRU, l’une des voix essentielles de la musique ambient et expérimentale d’aujourd’hui, qui donnera son premier concert solo à Paris.
Enfin, le public pourra également assister à une série de rencontres organisées en collaboration avec des artistes comme le peintre britannique Michael Armitage, des écoles et des institutions telles que Afield, la MansA, l’ENSBA, l’ENSAD, la Maison Mode Méditerranée, ou la Cité internationale des arts.
Et dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie, des collections seront présentées ainsi qu’un atelier de création photographique avec la légendaire chambre Polaroid 20 × 24 pour inviter les visiteurs à découvrir ce médium.
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