Fracas

Fracas explore notre rapport à la parole, ce que parler peut changer, et qui peut s’exprimer. Un podcast créé et présenté par Charlotte Pudlowski, produit par Louie Media & Radio Nova.

par Charlotte Pudlowski

Épisodes

Questionner l'identité dans la joie - avec Maya-Inès Touam

Que peut-on dire en image qu’on ne peut pas dire en son ? Cette année encore, Louie Media a l’immense joie d’être partenaire des Rencontres photographiques d’Arles. A cette occasion, Charlotte Pudlowski rencontre trois photographes pour leur poser cette question.
 
A mi-chemin entre la photographie et la peinture, entre l’Afrique et l’Occident : c’est là que se situent les œuvres de Maya-Ines Touam. Pourtant, le chemin a été long avant qu’elle considère ses origines françaises et algériennes sur un pied d’égalité. Dans la série qu’elle présente aujourd’hui à Arles, Réplica, elle “sample” le travail d’Henri Matisse, auquel elle apporte une dimension politique. Sur sa photo Icare, on reconnaît le célèbre tableau de Matisse Icarus. On y voit un homme noir aux ailes de feuilles, étendu sur un fond bleu. Pour Maya, cette œuvre entre profondément en résonance avec l’actualité puisqu'elle “raconte l’histoire de l’immigration d’une personne fictive.”

Charlotte Pudlowski a tourné et monté cet épisode, le mix est de Jean-Baptiste Aubonnet, et la musique de Valentin Fayaud. 

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05 juillet 2022

32:00

Ce que la photo raconte autrement que la parole

Cette année encore, Louie Media est partenaire des Rencontres de la photographie d'Arles. Pour l’occasion, Charlotte Pudlowski va à la rencontre de trois femmes photographes qui marquent leur discipline pour des interviews singulières. Trois épisodes à découvrir prochainement.
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23 juin 2022

0:37

Laura Nsafou : Identités plurielles

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.
Agathe Le Taillandier a rencontré Laura Nsafou au Paris Podcast Festival en octobre 2021. Écrivaine et bloggeuse afro-féministe, elle a publié plusieurs romans et albums jeunesse. Son dernier roman afrofuturiste, “Nos jours brûlés”, est paru aux Éditions Albin Michel. 
Dans cette rencontre en public avec Agathe Le Taillandier, elle raconte comment l'invisibilisation des afrodescendants dans la littérature française a motivé l’écriture de son Oeuvre, et notamment de son premier album jeunesse, le best-seller  “Comme un million de papillons noirs” (Editions Cambourakis). 
Ce livre raconte l’histoire d’Adé, une petite fille Noire qui, à force d'être moquée à l’école, n’aime plus ses cheveux crépus. “J’ai voulu non seulement partir de ma propre expérience et créer quelque chose de poétique autour, quelque chose qui amène à l’estime de soi, mais qui puisse aussi amener une discussion sur la responsabilité collective que l’on a”.  
Laura Nsafou nous parle aussi des lectures qui furent au fondement de son afro féminisme, comme le roman d’Ysiaka Anam, “Et ma langue se mit à danser”, paru aux Editions de la Cheminante. “Comment on essaye de mettre en dialogue les différentes facettes de nos identités ? Ysiaka Anam l'a merveilleusement bien fait je trouve”. 
Dans cet épisode, vous entendrez aussi des auditrices du Book Club parler des livres qui ont participé à construire leur vision du féminisme. 
Cet épisode a été enregistré en direct au Paris Podcast Festival. Laura Nsafou répond aux questions d’Agathe Le Taillandier. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage de cet épisode. 
Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

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16 juin 2022

50:38

Agnès Desarthe : “La solution est toujours dans les livres, très rarement dans la vie”

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.
Agnès Desarthe est autrice et traductrice. Elle a publié en 2021 L'Éternel Fiancé.
En parallèle de l'écriture de son dernier roman, elle a traduit des articles de l’autrice Virginia Woolf pour le magazine britannique le Literary Times Supplement. Écrire ou traduire, traduire et écrire, elle a “toujours exercé ces deux activités en même temps, parfois dans la même journée”. Agnès Desarthe ne saurait dire laquelle de ces deux casquettes elle préfère tant elles sont complémentaires. “L’un repose de l’autre”. Mais dans tous les cas, c’est la lecture qui est au coeur de son travail. 
Dans cet épisode, Agnès Desarthe nous présente le roman Laura Willowes, de l’autrice américaine Sylvia Townsend Warner. Dans ce livre “étrange” où se mêlent naturel et surnaturel,  Laura Willowes, une jeune femme plutôt réservée et docile décide de tout plaquer pour partir s’installer dans la campagne reculée anglaise. Ce livre a beaucoup marqué Agnès Desarthe parce qu’il fait écho à son histoire familiale, à son enfance, à sa grand-mère paternelle. “J’ai toujours eu l’impression que le naturel et surnaturel étaient main dans la main dans mon quotidien”. Laura Willowes, c’est finalement une “ode à la liberté, à l’autonomie, et à la possibilité d’être soi”. On sent paraître le désir d’être proche de la nature, une “nature sauvage” qui pousse le personnage principal à s’affranchir des conventions sociétales imposées à aux femmes. Agnès Desarthe recommande également le roman Martin Eden de Jack London, que la comédienne Lison Daniel nous avez déjà présenté dans un précédent épisode du Book Club. 
Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Elle a également envoyé les questions de cette interview à Agnès Desarthe. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.
La retranscription de cet épisode est disponible ici.

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15 juin 2022

18:39

Sylvie Hoarau : “C’est très dérangeant d’avoir ce point de vue là”

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.
Perverse. C’est de cette manière qu’a été décrite l’héroïne du roman Lolita de Vladimir Nabokov à sa publication en 1959. Pervers serait certainement le terme que l’on utiliserait aujourd’hui pour définir l’homme, beau-père et protagoniste de ce roman. Lolita est un roman qui plaît mais qui a toujours dérangé. À l’époque pour l’hypersexualisation de son héroïne, aujourd’hui pour des questions de violence et de pouvoir d’un homme, d’un adulte sur une jeune fille. 
Pour son auteur, Vladimir Nabokov, il n’y a jamais eu de doutes sur ses intentions de romancier: “Lolita est une jeune fille de 12 ans alors que Monsieur Humbert est un homme mûr et c’est l’abîme entre son âge et celui de la fillette qui produit le vide”. 
“C’est un livre qui a fait scandale et qui pose question” Dans ce deuxième épisode spécial confinement, la chanteuse et compositrice Sylvie Hoarau du groupe Brigitte oscille entre deux états. Il y a l’admiration pour l’auteur: “J’étais vraiment fascinée par Nabokov lui-même en me demandant mais quel esprit, comment… d’où sort une idée pareille d’abord de dépeindre cet amour sans aucune empathie pour l’objet de son amour -ce qui est quand même un peu étrange- et puis beaucoup d’humour aussi dans les situations…” Et il y a la répulsion: “Je me souviens que ma fille avait 15 ans je crois quand j’ai lu ce livre. Et il y a des moments j’ai dû m’arrêter de lire parce que j’étais trop dérangée par le propos. La manière dont il décrit la sensualité, cette attirance pour cette toute jeune fille.  C’est vraiment trop réaliste. Ça me mettait dans un état un peu d’angoisse. Je me disais, c’est possible qu’un homme d’un certain âge puisse avoir cette espèce de vision d’une très jeune fille donc ça me mettait très mal à l’aise. » Mais Lolita est un roman, une fiction. Et n’est-ce pas le rôle des romans de dérouter souvent, de déranger parfois et de in fine poser questions ? Cet épisode, c’est toute cette question et toute la réflexion de Sylvie Hoarau. 

Cet épisode est présenté par Agathe le Taillandier, Maud Benakcha était au montage, à l’édition et à la coordination. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique.

Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

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14 juin 2022

10:37

Adélaïde Bon : “De la joie s'il vous plaît, de la joie !”

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.
Adélaïde Bon est comédienne, autrice et lectrice à voix haute. En mars 2018, elle publie son premier roman, La Petite fille sur la banquise, dans lequel elle raconte le viol dont elle a été victime à l’âge de neuf ans. Elle y décrit la difficulté de parler avec justesse de ce qu’elle a subi. “La violence sexuelle nous prive de mots”. Pendant des années, elle a le sentiment que les mots lui font défaut, qu’ils mentent, et elle ne parvient plus à communiquer avec le monde qui l’entoure. 
C’est en partie grâce à la littérature qu’Adélaïde Bon réussit à se reconstruire. Elle se réfugie dans les “mondes imaginaires et fictifs”. Elle devient alors une “lectrice dévorante”. Mais Adélaïde Bon ne parvient pas à se détacher de cette méfiance qu’elle a envers les mots. Il lui manquait un livre “qui dirait les mots à l’endroit.” Ce livre, elle est finalement tombée dessus par hasard il y a quelques années. C’est le roman L’art de la joie de Goliarda Sapienza, et elle a choisi de nous le présenter dans cet épisode. 
Il retrace la vie de Modesta, née en Italie au début du XXème siècle. Dans ce livre, il est aussi question de viol, d’inceste, de rapports de domination. Adélaïde Bon se sent alors rassurée de savoir qu’il est possible de “dire les choses, les vraies choses, celles qui sont tues”. 
Et puis il y a ce titre : L’art de la joie. C’est la première chose qui a attiré l’attention d’Adélaïde Bon quand elle a acheté ce livre. “La joie ça a été ma bouée de sauvetage pendant des années”. Adélaïde Bon voit à travers le portrait de cette femme la possibilité de se libérer de son passé, et de reprendre le contrôle de son récit. 

Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Adélaïde Bon. Clémence Lecart a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast. 

La retranscription de l’épisode est disponible ici.

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13 juin 2022

24:54

Maylis de Kerangal : “Tout écrivain n’est pas dépositaire d’un talent qui viendrait d’en haut”

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.
Maylis de Kerangal est autrice. Dans la liste de ses oeuvres figurent notamment Naissance d’un pont, paru en 2010, Réparer les vivants, publié en 2014, ainsi que le plus récent Canoës. Nous la retrouvons dans la pièce où elle les a écrit, une ancienne chambre de bonne, jonchée de livres et “ouverte sur les toits." Un espace “qui [lui] appartient”, et qui lui semble indissociable de son travail d’écriture: “parfois je me dis: si je n’avais pas cette pièce, est-ce que j’écrirais ?" 
Dans cet épisode, Maylis de Kerangal nous confie son “affection particulière” pour Les Mots de Jean-Paul Sartre, un roman autobiographique qui dépeint son enfance et l’influence de celle-ci sur sa destinée d’écrivain. “C’est l’idée que tout écrivain n’est pas dépositaire d’un talent qui viendrait d’en haut mais est le produit finalement d’une sociologie, d’une idéologie, d’une culture et d’un environnement”. À travers ce récit, Sartre remet en cause la figure d’un écrivain qui serait naturellement doué et montre à quel point ses facultées ont été construites par les projections de son entourage.
“Ce qui me touche beaucoup dans ces autobiographies, c’est toujours la période de l’enfance.” Plus particulièrement, l’autrice s’intéresse à la manière dont le monde de l’enfance, dans ce qu’il a de “radioactif”, déteint sur l’imaginaire de l’écrivain. Elle se questionne sur l’influence qu’a son enfance sur son écriture, “sur le plan du légendaire familial”, de la façon dont “ont été investis les voix, les lieux”, et évoque la possibilité d’un jour mettre en mots l’univers qui a bercé ses jeunes années. 

Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maylis de Kerangal a répondu aux questions de la journaliste Maud Ventura. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.

Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

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12 juin 2022

19:29

Daria Marx : “J’aimerais lire quelque chose de léger qui parle de grosses sans parler de poids”

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.
Daria Marx est autrice, militante et blogueuse. Que ce soit à travers les réseaux sociaux, en tant que cofondatrice et membre du collectif Gras Politique, ou encore grâce à son livre Gros n’est pas un gros mot, paru en 2018, la jeune femme s’engage dans la lutte contre la grossophobie. Daria Marx signe aussi le documentaire Ma vie en gros, diffusé sur France 2 en juillet 2020. Elle y raconte les difficultés qu’elle rencontre au quotidien en tant que grosse, dans une société où l’on rejette encore les corps dits “hors-normes”. 
Daria Marx adore lire la nuit, “je trouve qu’il y a un silence qui s’y prête”. Depuis son canapé, elle nous parle de sa bibliothèque remplie de “quatre ou cinq-cent livres bien tassés”,  dans laquelle elle prend soin de séparer les romans, les livres sur le féminisme et ses livres de religion. Il y a aussi une boule de divination, le Choixpeau d’Harry Potter, et c’est finalement grâce à ce mélange de littérature et de “souvenirs” qu’elle se sent vraiment chez elle. 
Daria Marx entretient une relation particulière avec le roman qu’elle a choisi pour cet épisode. “Je l’adore et je le déteste”. Elle nous parle de Big, de Valérie Tong Cuong, qui raconte l’histoire de Marianne, une femme grosse.. Lorsqu’elle le lit pour la première fois à la fin des années 1990, elle est très enthousiaste car Marianne, c’est “la première grosse de la littérature qu’{elle} rencontre”, Daria Marx s’identifie à l’héroïne. “Mon poids prenait beaucoup beaucoup de place, et dans ma tête et dans ma vie”. Mais aujourd’hui, en 2020, elle nuance sa lecture.
Ce livre l’amène à réfléchir à l’image des femmes dans la société. Car si Big a été écrit par une femme qui n’est pas en surpoids, l’autrice arrive quand même à décrire avec justesse la “douleur d’être dans un corps différent”. Quelques clichés persistent, mais pour Daria Marx, une deuxième lecture de ce roman est possible: celle qui interroge les standards de beauté féminine inatteignables que projette la société sur les femmes. 
Daria Marx recommande aussi la lecture du roman Vie amoureuse de Zeruya Shalev, qui reprend le récit de la spirale incestueuse. Et si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez aussi écouter la deuxième saison de notre podcast Injustices, Ou peut-être une nuit.

Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Oriane Olivier a envoyé les questions de cette interview à Daria Marx. Lucile Rousseau-Garcia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet a fait le mixage de cet épisode et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.

La retranscription de l’épisode est disponible ici.

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09 juin 2022

19:51

Faïza Guène : “La lecture permet ce que la pauvreté empêche”

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.
Faïza Guène est autrice. En 2004, alors âgée de 19 ans, la jeune franco-algérienne crée la surprise avec la sortie de son premier roman Kiffe Kiffe demain. Sous forme de journal intime, Doria, une adolescente franco-marocaine qui vit seule avec sa mère, raconte son quotidien dans une cité de Seine-Saint-Denis. Le succès de ce roman est immédiat, à tel point que le livre est aujourd’hui traduit dans 26 langues. Elle a publié son sixième roman, La Discrétion, dans lequel elle dresse le portrait d’une famille algérienne ayant fui la guerre d’indépendance pour s’installer à Aubervilliers, au Nord de Paris. Des thèmes similaires, mais auxquels il ne faudrait pas restreindre l’écrivaine. “Je refuse maintenant, strictement, tout rôle que je ne choisis pas, à commencer par celui de porte-parole”. Avec Faïza Guène, les banlieues ne sont pas sujets d’écriture, simplement des lieux propices à la littérature et aux histoires. 
Faïza Guène développe très tôt un appétit pour la littérature, grâce à l’école et à sa bibliothèque municipale. Elle apprécie particulièrement l’intimité des romans. “J’ai l’impression d’être en mouvement avec l’histoire, avec les personnages.” À travers les livres elle trouve aussi le moyen de s’évader de son quotidien et “d’accéder à un autre monde que le sien”. 
C’est cette expérience que Faïza Guène souhaite partager dans cet épisode du Book Club, à travers l’essai La prochaine fois le feu, de l’écrivain James Baldwin. A l’aide d'une plume “trempée dans l’encre du réel de l’époque”, l’auteur afro-américain dénonce le racisme de la société américaine des années 1960, et la domination d’une majorité blanche sur une minorité noire. Presque soixante ans plus tard, Faïza Guène est frappée par l’intemporalité et l’universalité de ce texte. “C’est comme si son message s’adressait à moi, directement, en particulier, et aussi à l’humanité toute entière”. Le livre la replonge dans son enfance “de fille d’Algérien pauvre qui a grandi en banlieue”, mais il lui fait surtout prendre conscience que sa condition n’est pas une fatalité. “Il m’a aidé à comprendre à quel point c’était nécessaire d’empêcher qu’on colonise mon territoire imaginaire”. 

Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Marie Salah a envoyé les questions de cette interview à Faïza Guène. Amel Almia a fait le montage de cet épisode. Jean-Baptiste Aubonnet en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. Maud Benakcha est à l’édition et à la coordination de ce podcast.

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08 juin 2022

25:04

Ovidie : à bout de souffle

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.
Ovidie est journaliste, réalisatrice et autrice.
Dans cet épisode, elle rend hommage à l’autrice québécoise Nelly Arcan en recommandant son premier roman Putain. Un récit dans lequel elle raconte l’histoire d’une étudiante en lettres qui se prostitue, en s’inspirant de sa propre expérience : “C’est un texte de la suffocation. C’est-à-dire que si on devait lire Putain à haute voix, on manquerait de souffle”. Pour Ovidie, cette œuvre est annonciatrice : “Ce qui est intéressant, c’est que Nelly Arcan est morte asphyxiée. En septembre 2009, elle s’est suicidée”.
“Ce livre est d’une grande violence, pas vis-à-vis du travail du sexe, mais de son rapport en tant que femme à l’ensemble de la société”. Un texte cru et engagé où Nelly Arcan décrit les maltraitances qu’elle inflige à son corps pour plaire aux hommes et concurrencer les femmes : “La façon dont elle a été médiatisée n’était pas en tant que révélation littéraire. C’était en tant que la pute qui écrit”. Une stigmatisation à laquelle Ovidie s’identifie : “Au moment de sa mort, je me dis : ‘Nelly Arcan c’est peut-être moi. C’est peut-être moi la prochaine. C’est peut-être moi qu’on va retrouver pendue’”. 

Le Book Club est un podcast présenté par Agathe Le Taillandier. Ovidie répond aux questions de la journaliste Camille Loiseau. Soukaïna Qabbal est à l’édition et à la coordination du Book Club. Florence Epandi a fait le montage de cet épisode et Jean-Baptiste Aubonnet a réalisé le mixage. 

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07 juin 2022

29:59

Kaoutar Harchi : "Le littéraire et le colonial sont liés"

Cette semaine, dans Fracas, on veut vous faire découvrir une sélection d'épisodes de notre podcast Le Book Club, ayant un rapport avec la parole et le langage.
Kaoutar Harchi est sociologue des arts, de la culture et écrivaine.
Dans cet épisode, elle analyse Nedjma de Kateb Yacine, paru en 1956. Un roman qui lui est aussi intime personnellement que fondateur professionnellement: “C’est un récit que j’ai découvert à l’adolescence. À l’époque je n’en lisais que des fragments qui me touchaient parce que je trouvais la poésie, les métaphores déployées d’une extraordinaire beauté”. Nedjma, c’est le roman éponyme de la passion amoureuse de quatre hommes envers cette femme: “Page après page chacun de ces hommes raconte sa relation à Nedjma, raconte la manière dont il espère la posséder”. Mais Nedjma c’est, entre les lignes, le récit d’un pays colonisé - l’Algérie - et l’histoire d’un écrivain colonisé: “Kateb Yacine engage un récit dans le but - selon ses propres mots - de montrer à la France, à la nation littéraire par excellence, qu’il était lui, l’indigène, le colonisé, capable d’écrire une histoire aussi complexe, aussi élaborée, aussi réfléchie que celle qui parsème l’ensemble littéraire français ”. C’est notamment pour cette raison qu’il écrit en français: “dans le but, selon ses propres mots, d’expliquer, aux Français, en français, que l’Algérie n’est pas française”. Des thématiques à l’intersection entre la valeur littéraire et la francophonie qui sont l’une des essences du travail de la sociologue Kaoutar Harchi. 
Dans son essai Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne, elle se demande comment se forme la valeur littéraire. Elle analyse également comment être un écrivain non français, en France, mais qui parle et qui écrit la langue française. 

Le Book Club est un podcast présenté par Agathe le Taillandier. Maud Benakcha et Maële Diallo étaient à l’édition et à la coordination. Maud Benakcha a également fait le montage de cet épisode. Tristan Mazire en a fait le mixage et Pauline Thomson en a composé la musique. 

Kaoutar Harchi a publié plusieurs romans dont Zone cinglée ou L’Ampleur du saccage et un essai Je n’ai qu’une langue, ce n’est pas la mienne.

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06 juin 2022

12:05

Discussions compliquées 5/5 : Quand tout s’éclaire

Cet épisode de Fracas mentionne des faits de violence, de harcèlement et d'abus sexuels.

Quand Emma part à l’école, le matin, elle sourit à sa mère. Quand elle rentre à la maison, le soir, elle sourit à sa mère. “Ma journée s’est très bien passée.”
Sa famille ne doit pas se douter qu’à l’école, puis au collège, puis au lycée, elle subit la violence psychologique et physique des gens qui l’entourent. Elle ne veut pas leur faire du mal. Mais elle s’éteint, petit à petit.
Un jour, elle arrive à parler. Et personne n’avait rien vu venir.

“Dès la fin de cette conversation, je sens que ça va être le départ d’une nouvelle vie, de ma vie, qu’on m’a enlevée et qu’on m’a empêché de vivre jusque-là. Et que je me suis empêchée de vivre jusque-là.”

Jusqu’où peut-on aller pour préserver les autres, au détriment de soi-même ? Comment échapper à la culpabilité ?

Cet épisode a été tourné et monté par Capucine Rouault. Charles de Cillia en a fait la réalisation et le mixage. Le générique a été composé par Valentin Fayaud. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Maureen Wilson.

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19 mai 2022

25:44

Discussions compliquées 4/5 : C’est toi ou moi

Thaïs et Luigi sont en couple et jouent du basson. Ils veulent en faire leur métier. Après leur diplôme d’études musicales, ils visent tous les deux le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon. Et pour cela, il faut passer un concours, avec un nombre de places (très) limité. 

Comment vit-on la mise en compétition avec la personne que l’on aime ? Comment gérer nos sentiments contradictoires ? Comment faire, quand on a la sensation d’avoir le destin de l’autre entre ses mains ?

Cet épisode a été tourné et monté par Jérôme Massela. Charles de Cillia en a fait la réalisation et le mixage. La musique au basson est interprétée par Thaïs Mujica. Le générique a été composé par Valentin Fayaud. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Maureen Wilson.

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18 mai 2022

22:00

Discussions compliquées 3/5 : Briser trois coeurs d'un coup

Agathe et Adrien vivent leur première histoire d’amour. Ils se connaissent depuis la maternelle et se sont construits l’un avec l’autre, de l’adolescence jusqu’au passage à l’âge adulte. Les week-ends, les réunions de famille, les vacances, ils les passent ensemble. Adrien finit par devenir un “membre à part entière de la famille.” Alors quand Agathe décide de mettre fin à leur relation, l’annonce de la rupture est douloureuse, mais pas que pour lui.

Comment faire face aux conséquences indirectes de nos décisions ? Comment faire avec les multiples liens qui nous relient les uns les autres ?

Cet épisode a été tourné et monté par Capucine Rouault. Charles de Cillia en a fait la réalisation et le mixage. Le générique a été composé par Valentin Fayaud. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Maureen Wilson.

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17 mai 2022

19:18

Discussions compliquées 2/5 : Les lettres sur l'oreiller

Bastien et sa sœur ont toujours été très proches. Dans sa famille, c’est à elle qu’il a envie de dire qu’il a vécu sa première relation amoureuse avec un homme. Il ne veut pas “en faire des tonnes”, ni une “annonce solennelle”, car les personnes hétérosexuelles n’ont pas à annoncer qu’elles le sont. Elle lui pose beaucoup de questions, parfois maladroites. Ce premier “test” passé, cela ouvre la porte pour en parler à ses parents, plus tard, une démarche plus difficile. 

Cet épisode a été tourné et monté par Capucine Rouault. Thomas Rozès en a fait la réalisation et le mixage. Le générique a été composé par Valentin Fayaud. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Maureen Wilson.

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16 mai 2022

24:35

Discussions compliquées 1/5 : Choisir le bon moment

Nicolas Aragona a 21 ans lorsqu’il tombe gravement malade à Montréal. ​​Il est rapatrié en urgence et apprend qu’il est séropositif. Dans un premier temps, il a l’impression de devoir l’annoncer à tout le monde. « Je voulais pas que ça m’échappe, ça. Je voulais aussi que, si ça se sache, c’était moi. » Il se retrouve isolé. C’est particulièrement difficile dans ses relations intimes. Dix ans plus tard, lorsqu’il rencontre Cyril, son cheminement personnel lui fait vivre les choses différemment.

Quand, pourquoi, pour qui le dire ?

Fracas est un podcast de Louie Media présenté par Charlotte Pudlowski. Cet épisode a été tourné et monté par Jérôme Massela. Charles de Cillia en a fait la réalisation et le mixage. Le générique a été composé par Valentin Fayaud. Louise Hemmerlé était en charge de la production de cet épisode, accompagnée de Marie Koyouo. La supervision éditoriale et de production était assurée par Maureen Wilson.

Pour que les podcasts de Louie soient accessibles à toutes et tous, des retranscriptions écrites des épisodes sont disponibles sur notre site internet. Si celle de l’épisode que vous cherchez n’est pas encore disponible, vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

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15 mai 2022

23:38

Les Garçons : Alexis, 12 ans, apprend l’équilibre amour-amitié

Pour ce dernier épisode de la série Les Garçons diffusé dans Fracas, écoutez l'intuition d'Alexis, 12 ans (et 9 mois !)

« Tu te dis : “J’aime cette personne. Les potes, on verra plus tard”. Après, eux, ça les énerve et ils disent “T’es trop avec elle” et du coup ça énerve les potes, et elle. Il faut arriver à trouver un équilibre. »

Garçon créatif et à l’écoute, Alexis est aussi quelqu’un qui se questionne beaucoup. Il décrypte les signes, analyse les situations, se fie à son instinct et en tire des leçons de vie. Notamment en amour. Sa dernière relation amoureuse lui a d’ailleurs beaucoup appris sur l’équilibre amitié-couple. Son quotidien est porté par ses passions et ses amitiés; il n’aime pas trop le silence et la solitude. Ses amis sont surtout des garçons, car les filles, « dehors, elles savent pas trop où se positionner. EIles savent pas si elles doivent faire les timides ou montrer qui elles sont vraiment. » Alexis a aussi un “côté sombre” : il a parfois des coups de colère, sur lesquels il travaille, accompagné d’une sophrologue.

Comment parlent les garçons d'aujourd'hui ? Dans Fracas, nous voulons vous faire écouter la série "Les Garçons" du podcast Entre, qui interroge le rapport à la parole et au monde de Josse, Alexis, Liam, Gabriel et Léon. Ils ont entre 10 et 18 ans et nous racontent ce que c'est d'être un garçon en 2022 et comment ils s'imaginent devenir des hommes. L'épisode de Josse a été diffusé pour la première fois dans Entre le 2 février 2022.

Cet épisode a été tourné par Ilham Maad. Il a été monté, réalisé et mixé par Somaya Dabbech. Maureen Wilson et Marion Girard sont à la production. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.

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28 avril 2022

24:14

Les Garçons : Liam, 15 ans, veut “percer pour la daronne”

Pour ce 4e épisode de la série Les Garçons que nous vous faisons découvrir dans Fracas, plongez dans l’univers très sonore de Liam, 15 ans, “apprenti beat-maker.”

« Ma mère, elle a joué le rôle de père et de mère en même temps, du coup je pourrais très bien dire que ma mère c’est un homme, un vrai. C’est une femme, une vraie, aussi. Je sais pas, c’est complexe. » 

Passionné de musique, Liam s’est acheté lui-même son matériel de production, avec ses économies. Il rêve d’avoir 16 ans pour enfin pouvoir faire des petits boulots et devenir autonome sur le plan financier : c’est important pour lui. Cette détermination, il la doit selon lui à sa mère, qui l’a élevée seule. Il est très admiratif de son soutien et des valeurs qu’elle lui a transmises, pour ne pas qu’il soit un enfant gâté. Pour lui, “percer” dans la musique serait aussi une manière de lui rendre ce qu’elle lui a donné. Liam a autant d’admiration pour son père, parti vivre en Angleterre peu après sa naissance. Malgré le vide que ce départ a laissé dans sa vie, il est inspiré par la capacité qu’a eu son père à tout quitter pour recommencer une vie ailleurs. Depuis quelque temps, ils ont repris contact.

Comment parlent les garçons d'aujourd'hui ? Dans Fracas, nous voulons vous faire écouter la série "Les Garçons" du podcast Entre, qui interroge le rapport à la parole et au monde de Josse, Alexis, Liam, Gabriel et Léon. Ils ont entre 10 et 18 ans et nous racontent ce que c'est d'être un garçon en 2022 et comment ils s'imaginent devenir des hommes. L'épisode de Josse a été diffusé pour la première fois dans Entre le 2 février 2022.

Cet épisode a été tourné par Ilham Maad. Il a été monté, réalisé et mixé par Somaya Dabbech. Maureen Wilson et Marion Girard sont à la production. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.

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27 avril 2022

26:11

Les Garçons : Gabriel, 18 ans, embrasse son identité (2/2)

Gabriel est un garçon qui n'a pas suivi la voie qui semblait tracée pour lui. C'est le troisième portrait, en deux parties, de la série Les Garçons que l'on vous fait découvrir dans Fracas ce mois-ci.

« J’ai pas été éduqué avec les mêmes stéréotypes que les autres garçons. On m’a pas inculqué le besoin d’être fort, d’être solide, d’être musclé, d’être ‘un vrai bonhomme’ comme on dit, ou de pas pleurer. J’ai pas eu cette pression-là quand j’ai grandi, j’ai moins besoin de m’en détacher, mais c’est toujours un peu présent, forcément. »

Gabriel vit au Havre en colocation avec son meilleur ami, rencontré sur Internet, et son chat Koda. Il a de multiples passions, dont la K-pop, et des cheveux rouges. Son prénom, il l’a choisi parmi la liste de ceux qu’il destinait à son futur fils et qu’il utilise pour les personnages des histoires qu’il écrit. Après sa transition de genre, il a dû faire face à l’hostilité de l’administration de son lycée. Quand on passe du genre qui nous a été assigné à la naissance vers celui dans lequel on se reconnaît, il faut apprendre à naviguer entre des injonctions contradictoires. Pour Gabriel, il y avait les attentes de normes traditionnelles « jusqu’au gel douche 5 en 1 que les papas ils ont » d’un côté, et la crainte de la masculinité toxique de l’autre. À présent, il a réussi à s’en détacher : « vu que je suis trans, dans tous les cas, c’est ça qui va bloquer les gens. Du coup je peux être juste comme je veux, et j’ai pas besoin de suivre ces critères attendus des gens. »

Comment parlent les garçons d'aujourd'hui ? Dans Fracas, nous voulons vous faire écouter la série "Les Garçons" du podcast Entre, qui interroge le rapport à la parole et au monde de Josse, Alexis, Liam, Gabriel et Léon. Ils ont entre 10 et 18 ans et nous racontent ce que c'est d'être un garçon en 2022 et comment ils s'imaginent devenir des hommes. L'épisode de Gabriel a été diffusé pour la première fois dans Entre le 13 avril 2022.

Cet épisode a été tourné et monté par Élodie Font. Il a été réalisé et mixé par Jean Thevenin. Elsa Berthault a aidé au montage. Maureen Wilson et Mélissa Bounoua sont à la production. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.

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26 avril 2022

16:08

Les Garçons : Gabriel, 18 ans, embrasse son identité (1/2)

Gabriel est un garçon qui n'a pas suivi la voie qui semblait tracée pour lui. C'est le troisième portrait, en deux parties, de la série Les Garçons que l'on vous fait découvrir dans Fracas ce mois-ci.

« J’ai pas été éduqué avec les mêmes stéréotypes que les autres garçons. On m’a pas inculqué le besoin d’être fort, d’être solide, d’être musclé, d’être ‘un vrai bonhomme’ comme on dit, ou de pas pleurer. J’ai pas eu cette pression-là quand j’ai grandi, j’ai moins besoin de m’en détacher, mais c’est toujours un peu présent, forcément. »

Gabriel vit au Havre en colocation avec son meilleur ami, rencontré sur Internet, et son chat Koda. Il a de multiples passions, dont la K-pop, et des cheveux rouges. Son prénom, il l’a choisi parmi la liste de ceux qu’il destinait à son futur fils et qu’il utilise pour les personnages des histoires qu’il écrit. Après sa transition de genre, il a dû faire face à l’hostilité de l’administration de son lycée. Quand on passe du genre qui nous a été assigné à la naissance vers celui dans lequel on se reconnaît, il faut apprendre à naviguer entre des injonctions contradictoires. Pour Gabriel, il y avait les attentes de normes traditionnelles « jusqu’au gel douche 5 en 1 que les papas ils ont » d’un côté, et la crainte de la masculinité toxique de l’autre. À présent, il a réussi à s’en détacher : « vu que je suis trans, dans tous les cas, c’est ça qui va bloquer les gens. Du coup je peux être juste comme je veux, et j’ai pas besoin de suivre ces critères attendus des gens. »

Comment parlent les garçons d'aujourd'hui ? Dans Fracas, nous voulons vous faire écouter la série "Les Garçons" du podcast Entre, qui interroge le rapport à la parole et au monde de Josse, Alexis, Liam, Gabriel et Léon. Ils ont entre 10 et 18 ans et nous racontent ce que c'est d'être un garçon en 2022 et comment ils s'imaginent devenir des hommes. L'épisode de Gabriel a été diffusé pour la première fois dans Entre le 13 avril 2022.

Cet épisode a été tourné et monté par Élodie Font. Il a été réalisé et mixé par Jean Thevenin. Elsa Berthault a aidé au montage. Maureen Wilson et Mélissa Bounoua sont à la production. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.

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26 avril 2022

24:09

Les Garçons : Josse, 13 ans, a toujours été très grand

Dans ce deuxième épisode de la série "Les Garçons" dans Fracas, c'est Josse qui nous accueille dans son monde.

« Si on pouvait avoir six vies, ça serait bien de tester tout. Pour être un garçon de couleur blanche et un garçon de couleur noire, un garçon métisse, une fille blanche, une fille noire, une fille métisse… C’est bien de tout tester dans la vie. »

Josse nous livre ses réflexions sur l’adolescence, les difficultés que rencontrent les filles et les garçons et sa définition de l’amour. Il évoque les disputes de ses parents adoptifs, jusqu’à leur séparation, et la relation qu’il a avec la nouvelle compagne de sa mère. Il raconte aussi les remarques racistes subies au cours de sa scolarité, mais qui ne l’empêchent pas d’avancer. Josse a de grandes ambitions professionnelles et familiales et surtout sa propre philosophie de vie. 

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Cet épisode a été tourné par Caroline Gillet. Il a été monté, réalisé et mixé par Somaya Dabbech. Maureen Wilson et Marion Girard sont à la production. Le casting est de Manon Heugel. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.

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25 avril 2022

26:16

Les Garçons : Léon, 10 ans, redoute la crise d'ado

Comment parlent les garçons d'aujourd'hui ? Dans Fracas, nous voulons vous faire écouter la série "Les Garçons" du podcast Entre, qui interroge le rapport à la parole et au monde de Josse, Alexis, Liam, Gabriel et Léon. Ils ont entre 10 et 18 ans et nous racontent ce que c'est d'être un garçon en 2022 et comment ils s'imaginent devenir des hommes. L'épisode de Léon a été diffusé pour la première fois dans Entre le 2 mars 2022.

« A quoi ça sert d’aller à l’école si à la fin on meurt ? Parce que du coup tu connais plein de choses, à la fin t’es super culturé, t’as un bon travail et tout ça mais à la fin ça sert à quoi, puisque tu meurs ? » 
Léon, 10 ans, se pose beaucoup de questions. Du haut de ses 1m30, il est le plus petit des CM2. Il a encore une voix aiguë, et on le prend souvent pour une fille parce qu’il a les cheveux longs. Les adolescents « vraiment, vraiment bêtes », il ne veut pas leur ressembler. Il a accroché un mot dans sa chambre : « ne deviens pas comme eux. » Quand il joue avec son petit-frère, « ça part souvent en cacahuète », alors « à la place », il a demandé qu’on lui offre un punching-ball pour son anniversaire. Rêveur, bavard et curieux, il nous partage ses peurs, doutes et réflexions : « Quand on meurt, tu perds un peu conscience, tu fermes les yeux, ensuite tu vois une lumière. Moi j’imagine un truc pour rigoler, c’est que si tu touches la lumière ça fait comme une étoile et tu montes au dessus du ciel. »

Qu’est-ce que cela veut dire d’être un garçon en 2022 ?
Dans cette nouvelle saison de Entre, nous donnons la parole à dix garçons de milieux et de cadres de vie différents. Chaque épisode est une immersion dans leur quotidien et nous permet d’entrevoir quelles seront les masculinités de demain.

Cet épisode a été tourné par Manon Heugel, qui a aussi fait le casting. Il a été monté, réalisé et mixé par Somaya Dabbech. Maureen Wilson et Marion Girard sont à la production. La musique est de Sylvie Hoarau. L’illustration est de Lucie Barthe-Dejean.

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24 avril 2022

22:42

Les petites phrases blessantes 4/4 - Le droit d'exister

Vous rappelez-vous d’une phrase qui vous a fait sauter le pas ? D’un mot qui vous a décidé à quitter votre boulot, sortir d’une relation toxique, reprendre des études, vous réconcilier avec un·e proche ? Vous souvenez-vous de paroles qui vous ont aidées à mieux vous comprendre, à savoir où vous alliez, à vous aimer ? Si les mots nous marquent souvent parce qu’ils nous ont heurté, il est aussi des phrases qui soignent, réparent, qui ouvrent des possibles. 

Dans le dernier épisode de cette mini-série, Thomas nous raconte une de ces phrases. Un moment lors duquel il s’est senti pleinement accepté et qui l’a aidé à se trouver. 

A 13 ans, Thomas est “rond, dévoré par l’acné” et amoureux d’un garçon qui ne l’aime pas en retour. Après s’être essayé au piano sans succès, il s’inscrit en classe d’art dramatique. Il y découvre des ados qui lui ressemblent, qui s’émeuvent comme lui face à la lecture d’un poème de Rimbaud, qui n’ont pas honte de pleurer au théâtre. Pour l’adolescent, jusqu’alors persuadé que personne ne l'aimerait jamais, “ça change une vie, de se dire qu’on n’est pas seul”. Il sait que c’est ici qu’il doit être, que là est sa place. Plus tard, il devient à son tour professeur de théâtre et se rappelle de cette phrase, prononcée par son professeur lors de son premier cours : “ici, vous avez le droit d’exister”.

Cet épisode de Fracas a été tourné et monté par Jérôme Massela. Bénédicte Schmitt a composé la musique des épisodes, en a fait la réalisation et le mix. Le générique est de Valentin Fayaud. Maureen Wilson, responsable éditoriale et Marion Girard, responsable de production ont supervisé la production. Fracas est une production Louie Media, vous pouvez vous abonner sur toutes les plateformes de podcasts, nous envoyer vos histoires à hello@louiemedia.com et si vous souhaitez soutenir Louie, n’hésitez pas à vous abonner au Club Louie.

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16 décembre 2021

16:10

Les petites phrases blessantes 3/4 - Faut que ça sorte

Ce n’est pas pour rien que l’on parle parfois d’explosion de colère. Il est des événements, des situations, qui nous font réagir avec tant de force que l’on se sent comme exploser. Dans ces moments, on oublie presque que ceux qui nous entourent ne sont pas des objets sur lesquels on pourrait se défouler mais bien des individus que l’on blessera peut-être. On ne pense alors qu’à une chose : il faut que ça sorte. Emporté.e par l’adrénaline, on se retrouve à dire des choses qui, si elles nous font du bien, frappent l’autre aussi violemment qu’un coup au visage. 

Dans cet épisode, Isabelle, Chloé et Philippe nous racontent trois de ces phrases. Trois moments durant lesquels il et elles ont perdu le contrôle. Leurs mots n’ont pas forcément dépassé leur pensée. Parfois, ils ont même frappé très juste. En revanche, ils ont fait mal et, en cela, ils et elles les regrettent. 

Isabelle dont “le corps a 70 ans mais la tête est toujours enfant” se rappelle de l’ado rebelle qu’elle était lors du redoublement de sa 6ème. Elle voulait être remarquée, montrer qu'elle n'avait pas froid aux yeux. Alors un jour, alors que sa professeure de Français lui reproche son comportement, elle lui “dit merde” et refuse de s’excuser. Chloé, elle, est une jeune professeure de 25 ans et, en début de carrière, elle a encore l’impression de “jouer à la grande personne” devant ses élèves. Face à une classe de 4ème qu’elle n’arrive pas à calmer, elle lance à un de ses élèves : “j’en ai rien à faire, tu te tais”. Philippe et Lise, quant à eux, sont amis depuis près de quarante ans. Un jour, alors qu’elle lui fait une énième remarque sur le fait qu’il ne s’intéresserait qu’à la beauté des gens qu’il rencontre, Philippe lui réplique : “si vraiment je ne m’intéressais qu’à la beauté, il y a bien longtemps qu’on se ne verrait plus”.

Cet épisode de Fracas a été tourné et monté par Jérôme Massela. Bénédicte Schmitt a composé la musique des épisodes, en a fait la réalisation et le mix. Le générique est de Valentin Fayaud. Maureen Wilson, responsable éditoriale et Marion Girard, responsable de production ont supervisé la production. Fracas est une production Louie Media, vous pouvez vous abonner sur toutes les plateformes de podcasts, nous envoyer vos histoires à hello@louiemedia.com et si vous souhaitez soutenir Louie, n’hésitez pas à vous abonner au Club Louie.

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14 décembre 2021

29:47

Les petites phrases blessantes 2/4 - "Y'a que la vérité qui blesse"

“Il n’y a que la vérité qui blesse”, paraît-il. Ce proverbe qu’on a toutes et tous entendu au moins une fois nous apprend que les seuls mots qui pourraient nous faire du mal sont ceux qui révèlent quelque chose de nous, qui mettent à jour ce qu’on ne voudrait pas voir. Alors, quand une phrase prononcée par quelqu’un qu’on aime ou quelqu’un qui a autorité sur nous nous fait mal, on ne peut s’empêcher de se dire qu’au fond, il doit y avoir du vrai.

Dans cet épisode, Valentin, Aline et Marc nous racontent trois de ses phrases. Trois moments qui les ont figés dans une identité, condamnés à un destin auquel ils ne pourraient échapper. 

A 13 ans, au collège, Valentin est un élève “moyen bon” mais avec de grosses difficultés en Français. Il est dyslexique et les 0 en dictée se multiplient. Il ne ménage pas ses efforts mais un jour, sa prof de 4ème prononce sa condamnation : “avec le niveau que tu as, tu ne passeras jamais en seconde”. Aline, elle, est née en 1940, elle a aujourd’hui 81 ans et se souvient encore d’une phrase dite par sa maman quand elle était enfant : “tu n’étais pas désirée”. Marc, quant à lui, vient d’une famille dans laquelle on a “pas trop le droit d’être triste”. Pourtant, son père est dépressif et plane sur lui la peur d’être frappé par la même maladie. Un jour, il rencontre Fanny avec qui il a mille choses en commun et dont il tombe follement amoureux. Leur relation est passionnelle et conflictuelle, les disputes sont nombreuses et un jour, elle lui assène cette phrase : “Marc, tu seras jamais heureux”. 

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09 décembre 2021

19:20

Les petites phrases blessantes 1/4 - Dis-moi quelle est ma place

Y a-t-il certaines petites phrases, remarques qui vont ont été lancées, l’air de rien, sans volonté de nuire mais que vous n’avez jamais oubliées ? Ou des phrases qui pouvaient sembler anodines mais qui n’étaient dites que pour blesser ? Peut-être vous est-il arrivé de prononcer l’une de ses phrases ? Une phrase qui rappelle à l’ordre, qui dit à l’autre quelle est sa place ? 

Dans cette mini-série de Fracas, on a eu envie d’interroger ces petites phrases, qui peuvent sembler sans conséquence, mais qui pourtant marquent celles et ceux qui les disent ou les reçoivent. Vous découvrirez, à travers 4 épisodes, 9 de ces phrases qui n’ont pas pu être oubliées. 

Dans le premier épisode de cette mini-série, Julia et Mélisande nous racontent deux de ses phrases. Deux moments d’humiliation inoubliables.

A 11 ans, Julia ne rêve que de se fondre dans le moule du collège et pour ça, il faut « se rendre constamment intéressant ». Alors, imitant sa mère, elle dit à une collégienne qui passe : « elle fait pute ta jupe ». Mélisande, elle, passe de la campagne à Paris à 19 ans. Dans le quartier chic dans lequel elle fait ses études, on lui rappelle qu’elle n’est pas vraiment à sa place, elle « fait plouc ». Quand elle trouve enfin un stage, elle pense que ça y est, tout ça est derrière elle. Pourtant, le jour où sa boîte décide de ne pas la reconduire, on lui annonce que « Paris ne lui correspond pas vraiment ».

Cet épisode de Fracas a été tourné et monté par Jérôme Massela. Bénédicte Schmitt a composé la musique des épisodes, en a fait la réalisation et le mix. Le générique est de Valentin Fayaud. Maureen Wilson, responsable éditoriale et Marion Girard, responsable de production ont supervisé la production. Fracas est une production Louie Media, vous pouvez vous abonner sur toutes les plateformes de podcasts, nous envoyer vos histoires à hello@louiemedia.com et si vous souhaitez soutenir Louie, n’hésitez pas à vous abonner au Club Louie.

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07 décembre 2021

23:27

Ne l’oubliez pas - avec Esther Senot

Toutes les deux déportées, Esther Senot et sa sœur Fanny se retrouvent par hasard à Auschwitz-Birkenau. Juste avant de mourir, Fanny dit à Esther : “Si tu as une chance de survivre, fais ton possible pour que tu puisses raconter, pour qu’on ne soit pas les oublié·e·s de l’histoire. Tu me promets ?” 

Esther Senot a survécu. Qu’a-t-elle fait de ce récit à son retour ? Elle s’est d’abord confrontée à un mur : celui de l’indifférence. “On était devenus transparents. Comme si on n'avait jamais existé, et puis on dérangeait”, raconte-t-elle.  Comment s’est-elle mise à parler et comment a-t-elle œuvré pour la transmission? 

Ne L’oubliez pas est une mini-série Fracas qui fait vivre la voix de survivant·e·s de la Shoah, alors qu’en France ils ne sont plus que deux ou trois centaines. Cette mini-série s’interroge sur ce qu’il reste de leur parole, et ce qui doit encore être transmis.

Ne L’oubliez pas a été écrit et enregistré par Elisa Azogui-Burlac, monté et réalisé par Hannah Taïeb. Louise Hemmerlé était à l’édition et à la coordination. C’est une coproduction Louie Media et Pardi Productions. La musique est de Valentin Fayaud. 

Nous remercions la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Fondation Rothschild pour leur soutien dans la production de cette série.



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14 octobre 2021

43:50

Ne l’oubliez pas - avec Evelyn Askolovitch

Pendant des décennies, Evelyn Askolovitch a gardé son récit pour elle. “En 2015, je me suis dit que je ne pouvais pas continuer de ne pas en parler pour une raison très simple, qui est que je fais partie de la toute dernière génération”. 

Dans ce troisième épisode de Ne L’oubliez pas, Evelyn Askolovitch témoigne de sa déportation, alors qu’elle n’avait que quatre ans et demi. Aujourd’hui, elle veut qu’on se souvienne que “on a mis même des petits enfants de quatre ans dans des camps, on les a affamés uniquement parce qu'ils étaient juifs”. 

Ne L’oubliez pas est une mini-série Fracas qui fait vivre la voix de survivant·e·s de la Shoah, alors qu’en France ils ne sont plus que deux ou trois centaines. Cette mini-série s’interroge sur ce qu’il reste de leur parole, et ce qui doit encore être transmis.

Ne L’oubliez pas a été écrit et enregistré par Elisa Azogui-Burlac, monté et réalisé par Hannah Taïeb. Louise Hemmerlé était à l’édition et à la coordination. C’est une coproduction Louie Media et Pardi Productions. La musique est de Valentin Fayaud. 

Nous remercions la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Fondation Rothschild pour leur soutien dans la production de cette série.



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07 octobre 2021

30:30

Ne l'oubliez pas - avec Clara Fischer

"Au début je ne voulais pas raconter - ma mère me défendait de le faire, elle me disait 'il ne faut pas parler comme ça, ne raconte pas tout de même que tu as été torturée.'" 

Dans ce deuxième épisode de Ne L’oubliez pas, Clara Fischer, 92 ans, témoigne pour la première fois, au public, de sa déportation à Auschwitz-Birkenau en 1944 alors qu’elle n’avait que 16 ans. Si elle est revenue des camps, c’est poussée par sa sœur, et grâce à la solidarité d’autres déportées. 

Ne L’oubliez pas est une mini-série Fracas qui fait vivre la voix de survivant·e·s de la Shoah, alors qu’en France ils ne sont plus que deux ou trois centaines. Cette mini-série s’interroge sur ce qu’il reste de leur parole, et ce qui doit encore être transmis.

Ne L’oubliez pas a été écrit et enregistré par Elisa Azogui-Burlac, monté et réalisé par Hannah Taïeb. Louise Hemmerlé était à l’édition et à la coordination. C’est une coproduction Louie Media et Pardi Productions. La musique est de Valentin Fayaud. 

Nous remercions la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Fondation Rothschild pour leur soutien dans la production de cette série. 

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30 septembre 2021

20:23

Ne l’oubliez pas - avec Ginette Kolinka

En 2020, lors de la commémoration des 75 ans de la libération du camp d’Auschwitz, il y a ce sondage qui a circulé: 16 % des Français disaient n’avoir jamais entendu parler de la Shoah, et 25% des Français de moins de 38 ans.De cette entreprise d'extermination systématique, menée par l'Allemagne nazie entre 1939 et 1945, qui a conduit à la disparition de six millions de Juifs, il ne reste plus, en France, que deux ou trois centaines de témoins. 

Ne L’oubliez pas s’interroge sur ce qu’il reste de leur parole et ce qui doit encore être transmis. Dans cette mini-série Fracas, vous découvrirez les témoignages de quatre survivantes de la Shoah, au micro d’Elisa Azogui-Burlac. Dans ce premier épisode, vous entendrez celui de Ginette Kolinka, déportée à Auschwitz-Birkenau en avril 1944 depuis Avignon, à l'âge de 19 ans. 

Cette mini-série de Fracas, Ne L’oubliez pas, a été écrite et enregistrée par Elisa Azogui, montée et réalisée par Hannah Taïeb. Louise Hemmerlé était à l’édition et à la coordination. C’est une coproduction Louie Media et Pardi Productions. La musique est de Valentin Fayaud. Nous remercions la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Fondation Rothschild pour leur soutien dans la production de cette série. 

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23 septembre 2021

35:29

S'approcher différemment grâce à l'image - Avec Clarisse Hahn

Louie Media est partenaire des Rencontres d’Arles, festival de photographie qui se déroule jusqu’au 26 septembre et vous pourrez notamment y voir «Les Princes de la rue» de l'artiste Clarisse Hahn qui a photographié pour cette série les hommes qui occupent la rue à Barbès dans le 18e arrondissement de Paris.

Les Princes de la rue s’inscrivent dans les Boyzone, «travail au long cours dans lequel Clarisse Hahn observe ces situations où, écrit l’historien de la photo Michel Poivert, le corps des hommes chorégraphie leurs rapports à l’espace public comme dans l’intimité. Des corps, des regards : les films et les photographies de Clarisse Hahn consacrés aux communautés et aux rituels vont au-delà du consentement de l’Autre à être regardé. Ils montrent comment l’être social peut faire du regard que l’on porte sur lui un moyen d’expression : se donner à voir sans se faire avoir.»

Dans cet entretien, Clarisse Hahn évoque son travail et la manière dont l'image permet d'entamer un dialogue.

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22 juillet 2021

17:45

Trouver sa grammaire visuelle - avec Stéphan Gladieu

À l'occasion du partenariat entre Louie Media et les Rencontres d’Arles, Stéphan Gladieu est l'invité de Fracas.

À Arles, il expose une série sur la Corée du Nord, sur laquelle il s’est demandée: «Comment se fait-il qu’elle n’ait jamais vacillé alors que tant d’autres régimes autoritaires se sont disloqués?» Il a donc obtenu des autorités le droit de photographier les citoyens. Ils posent de manière frontale: une médecin et sa patiente, le stéthoscope de l’une posée sur le bras de l’autre, et toutes deux regardant fixement l’objectif. Cinq jeunes baigneuses dans une piscine, flottant dans leurs bouées, et se tenant les unes aux autres, sagement organisées face au photographe. Stéphan Gladieu capture des images rares en jouant avec les codes de la propagande. Comment trouve-t-on son langage photographique? Sa manière de raconter par l'image? Il se confie sur sa carrière de reporter, raconte son chemin vers un travail moins journalistique et la manière dont il a trouvé sa grammaire visuelle.

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15 juillet 2021

33:03

Photographier pour dire l'époque - avec Sabine Weiss

À l'occasion des Rencontres de la photographie d’Arles, on se demande dans Fracas ce que la photographie peut dire différemment que les mots.

Dans cet épisode, Sabine Weiss 97 ans, raconte son parcours de photographe qui épouse celui du XXe siècle. Contemporaine de Robert Doisneau et Willy Ronis, assimilée à ce courant de photo humaniste, on trouve sur ses clichés le Paris des années 50, les gamins des rues, des clochards et des chevaux qui se cabrent. Mais elle a aussi fait de la photo de mode, de célébrités, saisi les visages de Giacometti ou de Miro, parcouru le monde de l'Egypte aux Etats-Unis. Dans la maison qu’elle occupe depuis près de 70 ans, dans le 16e arrondissement de Paris, elle a reçu Charlotte Pudlowski.

La rétrospective inédite des Rencontres d’Arles consacrée à Sabine Weiss se tient jusqu’au 26 septembre 2021. On y retrouvera des images, films et documents personnels de la photographe.

Louie Media est partenaire des Rencontres et invite à cette occasion plusieurs des artistes présents à Arles dans ses podcasts Émotions, Travail en cours et Fracas, que nous vous invitons à découvrir.

N’hésitez pas à soutenir Louie Media et nos projets en vous abonnant au club Louie.

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08 juillet 2021

32:11

L’optimisme militant - avec Caroline De Haas

Caroline De Haas est militante féministe, créatrice du collectif #NousToutes qui lutte contre les violences sexistes et sexuelles et autrice du manuel d’action En finir avec les violences sexistes et sexuelles. Elle est également à la tête d’une agence de conseil et formation à l’égalité femmes-hommes. 

Dans cet épisode de Fracas, Caroline De Haas parle au micro de Charlotte Pudlowski de son choix d’être optimiste pour faire avancer les luttes. Elle souligne notamment l’impact des prises de parole publiques et explique comment, en seulement dix ans, il serait possible de changer la donne. 

Sur le même sujet, nous vous conseillons d'écouter le long entretien Sortir du silence - avec Camille Kouchner. Dans celui-ci, l'autrice de La familia grande revient sur la manière dont elle a osé prendre la parole et explique qu’elle n’aura l’impression d’être sortie du silence que lorsqu’elle aura été complètement entendue.

©ElliotLepers

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24 juin 2021

37:12

Ariane Chemin - En écriture

Dans cet épisode spécial de Fracas, la journaliste Ariane Chemin raconte à Agathe Le Taillandier comment l'époque informe son écriture. Autrice notamment d'A la recherche de Milan Kundera, Ariane Chemin explique le ton de ses articles et son évolution avec le contexte politique.

L'équipe de Louie vous fait ainsi découvrir son nouveau podcast En Écriture: une série de masterclasses avec les conseils de Delphine de Vigan, Woodkid, Fanny Herrero, Olivier Norek... Scénariste, écrivaine, journaliste, éditrice, compositeur : ils et elles nous dévoilent leur processus d'écriture et racontent la fabrication de leurs textes, de leur style et la manière dont ils construisent leurs histoires. Pour que vous puissiez vous-même vous lancer dans votre projet d'écriture!

Pour écouter En Écriture :
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16 juin 2021

11:31

La poésie comme arme contre les systèmes de répression - avec Jean D’Amérique

Jean D’Amérique est poète et dramaturge. À seulement vingt-sept ans, il utilise sa plume pour raconter la violence de la situation politique à Haïti. Il est l’invité de Fracas à l’occasion de la sortie de son premier roman Soleil à coudre, paru chez Actes Sud en mars 2021. 

Dans cet épisode, Jean D’Amérique parle au micro de Charlotte Pudlowski du chaos dans lequel il a grandi et de la manière dont sa découverte du rap et de la littérature a nourri en lui l’envie d’aller vers la lumière par les mots. Il y explique pourquoi son rôle de citoyen est aussi important que celui d’écrivran, et comment il utilise la poésie pour faire exploser les systèmes de répression.

©Photo/MarieMonfils

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03 juin 2021

22:03

Dessiner pour exprimer l'indicible - avec Coco

Corinne Rey, dite Coco est dessinatrice de presse à Libération et à Charlie Hebdo. Elle publie Dessiner encore, où elle témoigne de son 7 janvier 2015. Alors qu’elle était à la rédaction de Charlie Hebdo, elle a dû, sous la menace des armes, laisser rentrer les terroristes. 

Dans cet épisode de Fracas, Coco se confie au micro de Charlotte Pudlowski sur comment le dessin est devenu sa bulle d'expression et la manière dont dessiner son traumatisme l'a aidée à sa reconstruction. Elle parle aussi de la force de l’image et sa capacité à formuler ce que les mots ne peuvent dire ainsi que les silences nécessaires. 

©Philippe Quaisse. 

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20 mai 2021

28:43

Quand les luttes féministes s'emparent du langage - avec Mona Gérardin-Laverge

Mona Gérardin-Laverge est Docteure en Philosophie, chercheuse associée à La Sorbonne et autrice d’une thèse intitulée : Le langage est un lieu de lutte. Dans celle-ci, elle réfléchit au rôle du langage dans la construction du genre et des luttes féministes. 

Dans cet épisode de Fracas, Mona Gérardin-Laverge problématise la prise de parole et explique pourquoi les enjeux féministes tournent autant autour du langage. Elle dit notamment que prendre la parole, que ce soit pour témoigner d’une expérience vécue ou encore par le biais de slogans, permet aux personnes qui parlent et aussi à celles qui entendent, de prendre conscience. 

Sur le même sujet, nous vous conseillons d’écouter l’épisode de Fracas : Des conversations joyeuses pour faire avancer les luttes politiques. Juliette Rousseau s’y interroge sur la manière dont on peut mener des luttes sans se laisser prendre par la violence du monde que l’on veut changer.

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06 mai 2021

17:44

«La mort est le domaine où les mots n’ont pas leur place» - avec Delphine Horvilleur

Delphine Horvilleur est rabbin, philosophe et autrice. Elle publie Vivre avec nos morts : Petit traité de consolation, aux éditions Grasset. Un livre qui raconte des vies et des deuils qu’elle a accompagné dans sa fonction. 

Dans cet épisode de Fracas, Delphine Horvilleur parle au micro de Charlotte Pudlowski de la manière dont elle a fait de la parole son métier en dépit des non-dits familiaux. Elle explique que, même si les mots ne colmatent pas les failles, ils permettent d’apprendre à vivre avec, et fait ainsi des ponts entre la pratique rabbinique et la psychanalyse. Elle réfléchit aussi sur les clichés collectifs, métaphores et dissonances qui entourent la mort, pour décrire l’indicible, pour la garder à distance. Comment trouver les mots justes pour les endeuillés quand il n’y en a pas face à la consolation ? 

Sur le même sujet, nous vous conseillons d’écouter «Le deuil, une métamorphose infinie», de notre podcast Émotions sur la difficulté d’aborder une disparition dans une société où la mort est un tabou, ou encore «Quand la vie accompagne la mort», épisode d'Émotions à emporter sur l’accompagnement à la fin de vie.

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29 avril 2021

30:29

Sortir du silence - avec Camille Kouchner

Camille Kouchner est l'autrice du livre La Familia grande, paru aux éditions du Seuil le 7 janvier dernier et qui a depuis provoqué un débat national sur les violences sexuelles intrafamiliales. Un livre qui fait le récit de l’inceste subi par son frère jumeau, commis par leur beau-père, et qui a permis une prise de conscience d’une grande ampleur.

Dans ce long entretien, Camille Kouchner revient sur la manière dont elle a osé prendre la parole, la manière dont elle situe sa parole dans cette famille et par rapport à la violence et explique: «Je n’ai pas l’impression d’être sortie du silence (...) j’aurai l’impression d’être sortie du silence quand j’aurai été complètement entendue».

Sur le même sujet, nous vous conseillons d'écouter la saison 2 de notre podcast Injustices, emmenée par Charlotte Pudlowski, et intitulée Ou peut-être une nuit. Elle y déconstruit en six épisodes le silence qui entoure l’inceste. Si vous souhaitez trouver des ressources, des associations pour vous aider ou aider vos proches, nous vous invitons à vous rendre sur la page du podcast sur le site de Louie.

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08 avril 2021

42:48

Le silence des maux du corps - avec Zoé Besmond de Senneville

Zoé Besmond de Senneville est comédienne et modèle d’art. Elle est aussi autrice du podcast Journal de mes oreilles, devenu un livre, où elle raconte comment à 25, elle a commencé à perdre l’audition à cause de son otospongiose, une maladie dégénérative.

Dans cet épisode de Fracas, Zoé Besmond de Senneville parle de sa recherche de sens dans l’origine de sa maladie et du lien qu’elle a fait entre ce qu’il se passait dans son corps et son rapport à la mémoire. Elle explique notamment que les secrets des ancêtres et le silence crée des mythes.

Si cet épisode vous a plu et que l’ouïe est un sens qui vous fait vibrer, vous pouvez écouter le troisième épisode de notre mini-série sur les cinq sens du podcast Émotions Comme si notre cœur battait dans nos oreilles, présenté par Brune Bottero.

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01 avril 2021

16:58

Quand la voix et le corps s'unissent dans l'action politique - avec Corinne Masiero

Corinne Masiero est comédienne. À la dernière cérémonie des César, elle s’est dénudée sur scène, pour montrer aux caméras son corps marqué de ses phrases : « No culture, no futur » et « Rend-nous l’art, Jean ». Des messages pour un combat politique qu’elle mène au quotidien.

Dans cet épisode de Fracas, Corinne Masiero raconte ce que sa prise de parole a suscité autour d’elle et ce qu’elle a ressenti ensuite. Elle y parle aussi de son enfance dans une famille silencieuse et de comment elle a appris à parler fort pour provoquer des réactions et les assumer.

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25 mars 2021

25:25

Des conversations joyeuses pour faire avancer les luttes politiques - avec Juliette Rousseau

Juliette Rousseau est une autrice et militante féministe et écologiste. Elle est aussi la traductrice de l’essai La joie militante, qui interroge la manière dont on peut mener des luttes sans se laisser prendre par la violence du monde que l’on veut changer.

Dans cet épisode de Fracas, Juliette Rousseau parle de l’importance d’avoir une dynamique collective pour faire bouger les choses et de la joie que ça engendre. Elle parle aussi de l’évolution du vocabulaire et du droit à l’erreur. Et explique pourquoi une parole responsable, mais pas coupable est fondamentale pour défaire le radicalisme rigide.

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18 mars 2021

30:16

La liberté de ton ou rien - avec Élise Goldfarb

Élise Goldfarb est entrepreneuse –co-fondatrice d’une agence de conseil avec son associée, Julia Layani. Ensemble, elles ont aussi créé le podcast «Coming Out» sur Spotify. Ce qui frappe chez cet ovni de 27 ans, c'est sa liberté de parole et de ton. Qu'elle s'adresse au porte-parole du gouvernement Gabriel Attal (en le tutoyant) ou au chanteur Billal Hassani; qu'elle soit sur le plateau de Cyril Hanouna, à l'Élysée ou sur Instagram: elle semble ne jamais se départir de sa liberté désarmante.

Dans cet épisode de Fracas, Élise Goldfarb parle au micro de Charlotte Pudlowski de la manière dont elle a imposé cette liberté, et de son envie de rester fidèle à elle-même qu’importe l’interlocuteur.ice, sans transformer son discours.

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11 mars 2021

26:07

Lettres non-écrites - avec David Geselson [bonus 3]

Paris. Printemps 2016. Soir. Raquel à son enfant à venir
David Geselson est l'auteur des Lettres non-écrites. Pendant des années, il a recueilli les récits de gens qu'il rencontrait et leur a proposé d'écrire pour eux les lettres qu'ils n'avaient pas pu écrire. Cela a donné naissance à ce recueil. Dans ce bonus, vous pourrez entendre l'auteur lire la lettre de Raquel à son enfant pas encore né. Elle s'adresse à lui depuis Paris, un soir du printemps 2016.

Les lettres non écrites sont publiées aux éditions du Tripode. Pour entendre David Geselson raconter la genèse de ses lettres et les non dits qu'elles contiennent, vous pouvez écouter l'épisode de Fracas Risquer la parole - avec David Geselson.

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04 mars 2021

1:17

Lettres non-écrites - avec David Geselson [bonus 2]

Paris. Printemps 2016. Après-midi. Hélène à son père
David Geselson est l'auteur des Lettres non-écrites. Pendant des années, il a recueilli les récits de gens qu'il rencontrait et leur a proposé d'écrire pour eux les lettres qu'ils n'avaient pas pu écrire. Cela a donné naissance à ce recueil. Dans ce bonus, vous pourrez entendre l'auteur lire la lettre d'Hélène à son père violent. Elle s'adresse à lui depuis Paris au printemps 2016.

Les lettres non écrites sont publiées aux éditions du Tripode. Pour entendre David Geselson raconter la genèse de ses lettres et les non dits qu'elles contiennent, vous pouvez écouter l'épisode de Fracas Risquer la parole - avec David Geselson.

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04 mars 2021

2:56

Lettres non-écrites - avec David Geselson [bonus 1]

Paris, Hiver 2018. Matin. Une femme à son mari
David Geselson est l'auteur des Lettres non-écrites. Pendant des années, il a recueilli les récits de gens qu'il rencontrait et leur a proposé d'écrire pour eux les lettres qu'ils n'avaient pas pu écrire. Cela a donné naissance à ce recueil. Dans ce bonus, vous pourrez entendre l'auteur lire la lettre d'une femme à son mari, Bao. Elle s'adresse à lui depuis Paris. Hiver 2018.

Les lettres non écrites sont publiées aux éditions du Tripode. Pour entendre David Geselson raconter la genèse de ses lettres et les non dits qu'elles contiennent, vous pouvez écouter l'épisode de Fracas Risquer la parole - avec David Geselson.

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04 mars 2021

2:13

Risquer la parole - avec David Geselson

David Geselson est comédien, metteur en scène et auteur du recueil Lettres non-écrites, publié aux éditions du Tripode. Pendant des années, il a recueilli les récits de gens qu'il rencontrait et leur a proposé d'écrire pour eux les lettres qu'ils n'avaient pas pu écrire.

Dans cet épisode de Fracas, David Geselson raconte la genèse de ses lettres et les non dits qu'elles contiennent. Il y parle aussi de la violence sourde des mots et explique pourquoi la parole tue.

Si les lettres non-écrites vous intriguent, vous pouvez écouter les trois bonus qui suivent. Vous pourrez ainsi entendre l'auteur les lire.

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04 mars 2021

27:54

Être illégitime à la liberté d'expression - avec Danièle Sallenave

Danièle Sallenave est écrivaine et membre de l'Académie française. Elle est l'invitée de Fracas à l'occasion de la sortie de son livre Parole en haut silence en bas, publié aux Éditions Gallimard, où elle s'interroge sur l'impossibilité à se faire entendre des citoyens.

Dans cet épisode, elle nous parle de ceux qui s'arrogent la liberté d'expression, en s'appuyant sur le mouvement des Gilets Jaunes et les attentats. Elle explique notamment comment ce refus à la parole mène à la défiance et à la colère.

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25 février 2021

15:18

Faire cohabiter sa garçonnité et son féminin - avec Ivan Jablonka

Ivan Jablonka est historien et auteur. Récompensé du prix Médicis en 2016 pour son livre Laëtitia ou la fin des hommes, il publie Un garçon comme vous et moi, une enquête sur la construction de sa propre masculinité.

Au micro de Charlotte Pudlowski, Ivan Jablonka se confie sur son éducation traditionnelle, entre refus de la souffrance et interdiction du langage intime. Il parle aussi du pouvoir des mots face à celui des muscles, et explique comment #MeToo a également aidé les hommes.

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18 février 2021

21:37

La puissance du langage émotionnel avec son enfant - avec Isabelle Roskam

Isabelle Roskam est autrice, maman de cinq enfants, docteur en sciences psychologiques, professeure en psychologie du développement et spécialiste de la petite enfance. Elle est l'invitée de Fracas alors que la pandémie a exacerbé un mal tabou et peu diagnostiqué : le burn-out parental.
Dans cet épisode, elle apporte son expertise sur l'évolution de la place de l'enfant. Elle parle aussi de l'importance de passer des moments de qualité avec ses enfants et y explique comment ouvrir un dialogue émotionnel.

Le burn-out parental est différent du post-partum, période complexe après un accouchement. Mais si ce sujet vous intéresse, vous pouvez écouter l'épisode de Fracas qui s'y consacre avec Illana Weizman. 

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11 février 2021

20:40

#MeTooGay : l'importance d'un espace - avec Matthieu Foucher

Matthieu Foucher est journaliste et a publié en septembre dernier l'article "A la recherche du #MeToo gay" dans le magazine Vice. Une enquête sur le tabou autour des violences sexuelles subies par beaucoup d'hommes homosexuels et bisexuels quand ils étaient enfants.

Aujourd'hui, quatre mois plus tard, et trois ans après le mouvement #MeToo, le #MeTooGay a enfin émergé sur les réseaux sociaux.
Et, dans cet épisode de Fracas, Matthieu Foucher nous parle des enjeux de celui-ci. Aussi, il aborde la question de la construction identitaire en tant qu'homme gay, victime d'abus et du risque de pathologiser son orientation sexuelle.

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04 février 2021

19:52

Pédocriminalité : la victoire de la prise de parole collective - avec Andréa Bescond

La comédienne et danseuse Andréa Bescond témoigne, dans sa pièce Les Chatouilles, des viols dont elle a été victime à l'âge de huit ans. Devenue l'une des voix publiques qui s'élève contre la pédocriminalité, elle est l'invitée de Fracas dans un contexte où la parole des victimes de violences sexuelles est plus que jamais audible.
Dans l'épisode de cette semaine, elle nous parle de son combat pour la protection des enfants et de la révolte qui prend de l'ampleur. Elle explique aussi comment aborder ce sujet sensible et revient sur ce traumatisme infantile sur lequel elle a réussi à mettre des mots.

Si vous voulez entendre un autre podcast sur ce sujet, vous pouvez écouter la saison 2 d'Injustices, intitulée Ou peut-être une nuit, consacrée au silence qui entoure l’inceste, et présentée par Charlotte Pudlowski.

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28 janvier 2021

19:08

Le post-partum ou l'injonction à se taire après un accouchement - avec Illana Weizman

Illana Weizman est doctorante en sociologie, militante féministe, fondatrice du #MonPostPartum et autrice de Ceci est notre post-partum publié aux Editions Marabout. Un manifeste, dans la continuité de son mouvement libérateur de la parole des femmes, où elle partage la réalité méconnue de cette période complexe de post-accouchement et analyse les non-dits qui l'entourent.
Dans cet épisode de Fracas, elle nous parle des constructions sociales autour de la maternité, du "système de l'abandon" mis en place en France et explique pourquoi c'est primordial que les politiques de santé publique changent.

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21 janvier 2021

22:26

La joie de se dire sobre - avec Claire Touzard

Claire Touzard, journaliste et autrice publie Sans Alcool, aux Editions Flammarion. Elle est l'invitée de Fracas à l'occasion de la sortie de ce livre témoignage où elle explique comment elle a arrêté de boire et comment cette sobriété nouvelle est joyeuse.
Elle y parle du déni autour de l'alcoolisme, et dénonce aussi la stigmatisation de ceux qui restent sobres et notamment les femmes.

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14 janvier 2021

20:34

«Pourquoi il y a cette terreur là en politique de dire des choses qui aient du sens?» - avec Alice Coffin [REDIFFUSION]

Alice Coffin, journaliste média, activiste féministe, militante de l’association La Barbe, publie Le Génie Lesbien, chez Grasset. À l'occasion de la sortie de cet essai passionnant qui désosse les mécanismes du patriarcat (en évoquant aussi bien la place des lesbiennes dans la société, que les apories du journalisme en France qui confondent le plus souvent «neutralité» avec «point de vue dominant»), elle est l'invitée de Fracas.

Elle y parle de sa prise de parole lors du Conseil de Paris, le 24 juillet 2020, lors duquel Christophe Girard a été applaudi après sa démission (en raison de ses liens avec l'écrivain pédophile Gabriel Matzneff), et lors duquel, seule, elle ose seule prendre la parole et crier LA HONTE. Elle y parle aussi de l'éthique de la parole publique et du vide de la parole politique qu'elle fréquente. Et du décalage qu'il y a entre l'aisance qu'elle peut avoir à prendre la parole politique en public et la crainte permanente qu'elle a, dans le privé, de blesser quelqu'un.

Cet épisode a été diffusé la première fois le 1er octobre 2020.

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07 janvier 2021

26:13

Le silence qui rend fou - avec Hugo Lindenberg [REDIFFUSION]

Hugo Lindenberg est écrivain et il publie en cette rentrée son premier roman, Un Jour ce sera vide. C'est l’histoire d’un petit garçon sur une plage un été, qui rencontre un autre petit garçon, un qu’il rêverait d’être, plus léger, insouciant, un qui connaît le bonheur. C'est l'histoire d'un petit garçon qui est terriblement seul, et qui a peur de sa tante folle, elle qui fume des cigarillos seule dans sa chambre en écoutant Mike Brant. C'est l'histoire du fil invisible qui relie ce petit garçon très seul à cette tante folle. C'est un livre sur le silence, qui peut parfois être si grand qu'il mène à la folie. Hugo Lindenberg raconte les silences dans lesquels il a lui-même grandi et comment "tant que le silence perdure la maladie mentale se propage dans les familles".

Un jour ce sera vide est publié aux Éditions Bourgois.

Cet épisode a été diffusé la première fois le 10 septembre 2020.

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04 janvier 2021

15:44

Peut-on jamais tout dire ? - avec Fatima Daas [REDIFFUSION]

Dans cet épisode de Fracas, c'est la romancière Fatima Daas que l'on entend. Elle est l'autrice de La Petite Dernière, un premier roman qui dresse par fragments le portrait d’une femme tiraillée entre son homosexualité et sa religion, entre ses propres désirs. Comment, dans ces conditions, arriver à se dire entièrement? Et comment, et à qui? "On ne parle jamais clairement. On ne parle jamais directement" explique-t-elle. 

Fracas est une production Louie Media & Radio Nova. Réalisation : Anna Buy. Mix : Tristan Mazire.

Cet épisode a été diffusé la première fois le 1er septembre 2020.

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31 décembre 2020

14:24

Ce que les émojis nous disent de notre manière de communiquer - avec Pierre Halté

Pierre Halté est maître de conférences en sciences du langage à l'Université de Paris-Descartes, et auteur d'une thèse sur les émoticônes et les émojis. Camille Maestracci l’a interviewé pour le podcast Travail (en cours) qui se penche sur les bouleversements du monde du travail.

Dans cet épisode de Fracas, Pierre Halté explique en quoi notre utilisation des émojis naît d’un besoin d'associer nos mots à des gestes et des images pour fabriquer du sens. Pour lui, les émojis témoignent de ce qui caractérise notre rapport au langage tout en interrogeant la frontière entre écrit et oral.

Pour en apprendre davantage sur la place des émojis dans notre société, et plus particulièrement sur ce qu'ils changent à notre manière de communiquer au travail, nous vous invitons à découvrir l'épisode de Travail (en cours) : Émojis au travail : mode d'emploi.

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17 décembre 2020

18:01

Faire face à la violence des mots - avec Rokhaya Diallo

Rokhaya Diallo est journaliste. Elle prend publiquement la parole depuis près d’une vingtaine d’années sur les sujets les plus inflammables du débat politique en France : le racisme, l’universalisme, l’islamophobie, ou encore le féminisme. Elle explore tous les formats : des plateaux télé au documentaire, en passant même par la bande dessinée, avec la récente publication de M’explique pas la vie, mec ! illustré par Blachette. Cet éclectisme a été salué par le magazine Politico qui, en ce mois de décembre, l’a faite figurer dans son classement des personnalités européennes les plus influentes. 

Rokhaya Diallo est l’une des rares femmes noires visible dans les médias. Elle a essuyé quantité de violences verbales mais elle garde toujours un calme époustouflant, comme si les mots ne lui manquaient jamais. Dans cet épisode de Fracas, elle explique pourquoi sa parole en tant que femme noire est sans cesse disqualifiée et comment elle a appris à faire face à ces agressions et à manier ainsi les mots.

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10 décembre 2020

22:00

Comment nouer le dialogue avec l'altérité - avec Georges Salines

Georges Salines est le père de Lola, l’une des victimes de l'attentat du Bataclan perpétré le 13 novembre 2015. Il a entamé en 2017 un dialogue avec Azdyne Amimour, le père d'un des terroristes qui a attaqué le Bataclan ce jour-là. Dans le livre qui relate cet échange, Il nous reste les mots, Georges Salines écrit : 

“Ce dialogue inattendu représentait une extraordinaire opportunité de montrer qu’il nous était possible de parler. Et si un tel échange avait lieu entre nous, alors nous pouvions abattre les murs de méfiance, d’incompréhension, et parfois de haine, qui divisent nos sociétés.” 

Dans cet épisode de Fracas, Georges Salines raconte pourquoi il a accepté de se lancer dans un tel dialogue et ce que cet échange lui a apporté. Il explique que la parole et les mots l'ont aidé à faire son deuil et lui ont permis de transformer ce drame personnel en acte politique.

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03 décembre 2020

22:00

La prise de parole comme prise de pouvoir - avec Kaoutar Harchi

Kaoutar Harchi est écrivaine, romancière et sociologue de la littérature. Elle est notamment l'autrice d'un essai Je n'ai qu'une langue et ce n'est pas la mienne dans lequel elle interroge le rapport d'écrivains algériens à la langue française dans laquelle ils écrivent et la manière dont leur écriture en français est perçue. Récemment, Kaoutar Harchi a publié un très beau texte dans Libération titré "L'intersectionnalité, une critique émancipatrice". Elle y écrit : 

"Je suis devenue sociologue et écrivaine. Cet acte d’écrire romans et articles scientifiques m’a permis de dédoubler mes chances de ne plus seulement être une image pour les autres mais de me dire moi-même, de porter ma propre voix et d’être portée par elle, en retour."

Dans cet épisode de Fracas, Kaoutar Harchi raconte comment elle en est venue à faire des mots son métier. Elle explique en quoi la prise de parole est au cœur d'enjeux politiques et se questionne sur le rôle qu'a joué l'écriture dans la légitimation de sa parole.

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26 novembre 2020

19:53

Se faire entendre quand on est sourds

Suzanne et Tarek sont sourds. Et depuis que leur fille Marina est petite, elle leur sert de voix. Elle interprète pour eux tout ce qu’ils ne peuvent pas entendre. Dans cet épisode de Fracas, Suzanne et Tarek racontent ce que c'est de vivre dans un monde qui ne les comprend pas. Ils expliquent, au micro de Jeanne-Marie Desnos, les difficultés qu'ils ont rencontré au cours de leur vie, et à quel point cette situation rend leurs liens familiaux si particuliers. 

Dans Passages, notre nouveau podcast d’histoires vraies, vous pouvez retrouver Tarek et Suzanne, et découvrir le point de vue de leur fille Marina. Ils racontent, tous les trois, ce que c’est d’être une famille où l’enfant doit être l’aidant pour ses parents.

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19 novembre 2020

22:11

Comment se sont construits les silences de la guerre d'Algérie - avec Raphaëlle Branche

De 1954 à 1962, plus d'un million et demi de jeunes Français sont partis faire leur service militaire en Algérie, là où on ne disait pas encore qu'une guerre se jouait. Ils en sont revenus avec des silences. 

Raphaëlle Branche est historienne et enseigne à l'université de Nanterre. Depuis sa thèse, très médiatisée, à la fin des années 1990, elle fait avancer la réflexion et la mémoire collective autour de la guerre d'Algérie. Dans son dernier ouvrage, Qu'as-tu fait papa en Algérie, Enquête sur un silence familial, elle éclaire à la lumière des évolutions de notre société, la manière dont se sont construits les récits de cette guerre. 

Dans cet épisode de Fracas, Raphaëlle Branche explique comment se sont construits les cercles de silences autour de cette guerre, et à quel point il est compliqué de se raconter quand les mots n'ont plus le même sens.

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12 novembre 2020

22:12

Comment le confinement transforme nos conversations - avec François De Singly

En ces temps particuliers, tout est transformé : notre rapport au travail, à l'espace public, au corps puisqu'on ne le balade plus comme avant, notre rapport au temps aussi, à l'avenir. Mais qu'en est-il de notre rapport à la parole ? Est-ce qu'on se parle différemment dans ce monde de confinement et d’angoisse ? 

François de Singly est sociologue, spécialiste de la famille. Dans son dernier livre, Double je, Identité personnelle et identité statutaire, comme dans l'ensemble de ses travaux sur la famille et sur le couple, François de Singly analyse comment se construisent nos liens, de quoi se composent nos imaginaires communs et ce qui se joue au sein de nos foyers. 

Dans cet épisode de Fracas, François De Singly raconte à quel point la période que nous traversons transforme nos conversations, et ce que cela nous dit du fonctionnement de notre société. Il parle de la vie sociale suspendue sur les paquebots, des photos du confinement que l'on envoie à ses collègues, et explique pourquoi demander l'heure à un.e inconnu.e peut vous sauver la vie.

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05 novembre 2020

20:57

Dire la violence de classe - avec Nesrine Slaoui

Nesrine Slaoui est journaliste, et elle fait partie des 4 % de personnes diplômées d'un Bac+5 qui sont enfants d'ouvriers non qualifiés. D’origine marocaine, elle a grandi dans le Sud de la France, dans la banlieue d’une petite ville près d’Avignon. Fille d’un père maçon et d’une mère femme de ménage, elle a décroché un diplôme de premier cycle à Sciences Po Grenoble, puis un master de journalisme à Sciences Po Paris. Ce parcours de transfuge de classe, elle l'a d'abord tu pendant ses études, avant de décider de prendre la parole sur ce sujet. Elle l'a raconté sur les réseaux sociaux, puis dans une vidéo Brut devenue virale, qui totalise plus de 16 millions de vues sur Facebook et qui a fait beaucoup parler d'elle. Elle prépare désormais un livre témoignage sur le sujet, à paraître en janvier 2021 chez Fayard. 

Dans cet épisode de Fracas, Nesrine Slaoui raconte son parcours, et comment elle a choisi d'en faire un sujet de discours public.

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29 octobre 2020

24:46

Bonus : Faire de sa bouche un fusil - Extrait du livre Des vies de Combat d'Audrey Célestine

"Dans ce monde d'hommes, vous devez prendre votre bouche et en faire un fusil" écrivait Paule Marshall. Dans le dernier épisode de Fracas, Audrey Célestine, autrice du livre Des vies de Combat, parle de la force de ces prises de parole de femmes noires pour exister dans des sociétés racistes et misogynes.

Ce bonus est une lecture de l'un des portraits qui figure dans son livre, celui de Paule Marshall. Audrey Célestine retrace la vie l'écrivaine, et raconte à quel point celle-ci a été guidée par la puissance des mots.

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22 octobre 2020

4:51

Faire de sa bouche un fusil - avec Audrey Célestine

Audrey Célestine est enseignante et chercheuse en sciences sociales à l'Université de Lille, spécialiste des États-Unis et des populations noires en France. Elle publie Des vies de Combat, un livre consacré aux femmes noires pour montrer la diversité de leurs combats, depuis le XIXe siècle, pour exister dans des sociétés racistes et misogynes, en France et aux Etats-Unis.

On peut notamment y lire cette incantation de l'écrivain Paule Marshall : «Dans ce monde d'hommes, vous devez prendre votre bouche et en faire un fusil». Dans cet épisode de Fracas, Audrey Célestine revient sur la force des prises de parole de ces femmes noires. Des actes de Harriet Taubman, aux mots d'Assa Traoré, en passant par les chorégraphies de Rihanna, elle raconte la diversité de ces prises de position et esquisse les contours de ce qui les lie.

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21 octobre 2020

20:07

Avoir honte de sa langue maternelle - avec Nabil Wakim

Nabil Wakim est journaliste au Monde. Il vient de publier L’arabe pour tous - pourquoi ma langue est taboue en France aux éditions du Seuil. 

L’arabe est la deuxième langue la plus parlée en France, mais enseignée dans le système scolaire français à seulement 14 000 élèves. C'est une langue qui charrie tant de clichés, de peurs, de toutes parts, que chaque fois qu'une personnalité politique propose de mieux l'enseigner dans le système éducatif français, au même titre que l’anglais ou l’espagnol, cela suscite des polémiques. 

Dans cet épisode de Fracas, Nabil Wakim parle de ce que cela signifie, pour les enfants de familles arabophones, de grandir avec une langue rendue suspecte. Il raconte son rapport à l'arabe, pourquoi il a évité cette langue pendant des années, et le manque qu'il éprouve aujourd'hui de ne pas connaître cette partie de son identité. 

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14 octobre 2020

17:34

Pouvoir dire non - avec Loulou Robert

Loulou Robert est écrivaine. Après quatre romans, elle publie Zone Grise, un livre sans fiction, dans lequel elle raconte son histoire. L'histoire de ce weekend dévastateur passé avec un photographe il y a dix ans. Ce weekend où elle n'a jamais dit non. Dans cet épisode de Fracas, elle revient sur cette histoire qui interroge l'importance que peuvent bien avoir les mots parfois, quand de toute façon les silences sont si clairs.
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07 octobre 2020

14:58

«Pourquoi il y a cette terreur là en politique de dire des choses qui aient du sens?» - avec Alice Coffin

Alice Coffin, journaliste média, activiste féministe, militante de l’association La Barbe, publie Le Génie Lesbien, chez Grasset. À l'occasion de la sortie de cet essai passionnant qui désosse les mécanismes du patriarcat (en évoquant aussi bien la place des lesbiennes dans la société, que les apories du journalisme en France qui confondent le plus souvent «neutralité» avec «point de vue dominant»), elle est l'invitée de Fracas.

Elle y parle de sa prise de parole lors du Conseil de Paris, le 24 juillet 2020, lors duquel Christophe Girard a été applaudi après sa démission (en raison de ses liens avec l'écrivain pédophile Gabriel Matzneff), et lors duquel, seule, elle ose seule prendre la parole et crier LA HONTE. Elle y parle aussi de l'éthique de la parole publique et du vide de la parole politique qu'elle fréquente. Et du décalage qu'il y a entre l'aisance qu'elle peut avoir à prendre la parole politique en public et la crainte permanente qu'elle a, dans le privé, de blesser quelqu'un.

Pour retrouver d'autres morceaux inédits de cette interview, rendez-vous dans le club Louie: louiemedia.com/club

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30 septembre 2020

26:13

L'inceste ou la mécanique du silence - avec Dorothée Dussy

Pendant deux ans, Charlotte Pudlowski a travaillé sur l’inceste et le silence qui l’entoure, pour produire un podcast en 6 épisodes, qui s’appelle «Ou peut-être une nuit». Parmi les personnes rencontrées pour cette série, il y a l’anthropologue Dorothée Dussy. Elle qui a travaillé pendant plus de 10 ans sur l’inceste avant de changer de sujet, elle a publié un livre passionnant, «Le Berceau des Dominations», pour lequel elle a interviewé des dizaines d’incesteurs. Dorothée Dussy explique dans Fracas la mécanique du silence de l'inceste.



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24 septembre 2020

13:48

Comment réussir à se parler entre élèves et prof?

En cette période de rentrée des classes, on avait envie de savoir comment la parole circule dans les salles de classe. Comment on arrive à se parler entre professeurs et élèves. Il y a ce texte du philosophe Paul Ricoeur, intitulé La Parole est mon royaume. Ça commence par : «Qu’est-ce que je fais quand j’enseigne? Je parle. Je n’ai pas d’autre gagne-pain et je n’ai pas d’autre dignité ; je n’ai pas d’autre manière de transformer le monde et je n’ai pas d’autre influence sur les hommes. La parole est mon travail ; la parole est mon royaume.»
Comment se passe ce règne-là ? Et puis surtout, comment, si la parole est le royaume de l’enseignant.e, elle se distribue, comment les élèves y ont ou non accès? Est-ce qu’ils arrivent à se parler vraiment entre profs et élèves? J’ai rencontré Charles. Il est professeur d’Histoire géographie depuis 8 ans. Aujourd’hui, il enseigne à Paris, à des élèves de la 6e à la terminale.

Cet épisode de Fracas a été réalisé et mixé par Malo Williams. La musique a été composée par Valentin Fayaud. Fracas est un podcast produit par Louie Média et Radio Nova. 
Vous pouvez nous écrire à hello@louiemedia.com

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17 septembre 2020

13:14

Le silence qui rend fou - avec Hugo Lindenberg

Hugo Lindenberg est écrivain et il publie en cette rentrée son premier roman, Un Jour ce sera vide. C'est l’histoire d’un petit garçon sur une plage un été, qui rencontre un autre petit garçon, un qu’il rêverait d’être, plus léger, insouciant, un qui connaît le bonheur. C'est l'histoire d'un petit garçon qui est terriblement seul, et qui a peur de sa tante folle, elle qui fume des cigarillos seule dans sa chambre en écoutant Mike Brant. C'est l'histoire du fil invisible qui relie ce petit garçon très seul à cette tante folle. C'est un livre sur le silence, qui peut parfois être si grand qu'il mène à la folie. Hugo Lindenberg raconte les silences dans lesquels il a lui-même grandi et comment "tant que le silence perdure la maladie mentale se propage dans les familles".

Un jour ce sera vide est publié aux Éditions Bourgois.

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10 septembre 2020

15:44

Apprendre à dire je - avec Lauren Bastide

Lauren Bastide est journaliste, elle a créé La Poudre en 2016: un espace réservé aux femmes et à leur parole. Aux activistes, aux intellectuelles, aux artistes, elle demande de raconter leur parcours. Aujourd’hui, elle publie un essai, Présentes, dans lequel elle dresse le constat accablant de l’invisibilisation des femmes dans notre société, de leur silenciation. Et le livre est parcouru par cette question de la parole des femmes. Comment leur permettre d’être des sujets et non des objets? Elle écrit dans Présentes «Afin de permettre aux femmes de prendre la place qui leur est due dans l’espace public, il faut d’abord leur donner l’occasion de dire je”. Et ce paradoxe: Lauren, elle, pendant toutes ces années où elle donnait la parole aux autres, et leur faisait raconter leur intimité, elle n’a pas parlé de la sienne. Elle a très peu dit je.» «- J'ai beaucoup de mal à parler de moi, même encore aujourd'hui, c'est très difficile. Je me demande d'ailleurs si on en créant La Poudre, je ne cherchais pas aussi l'exemple», explique-t-elle. C'est un apprentissage lent et complexe qu'elle raconte à Charlotte Pudlowski dans cet épisode de Fracas.
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03 septembre 2020

16:51

Peut-on jamais tout dire ? - avec Fatima Daas

Dans ce tout premier épisode de Fracas, c'est la romancière Fatima Daas que l'on entend. Elle est l'autrice de "La Petite Dernière", un premier roman qui dresse par fragments le portrait d’une femme tiraillée entre son homosexualité et sa religion, entre ses propres désirs. Comment, dans ces conditions, arriver à se dire entièrement? Et comment, et à qui? «On ne parle jamais clairement. On ne parle jamais directement» explique-t-elle.

Fracas est une production Louie Media & Radio Nova. Réalisation : Anna Buy. Mix : Tristan Mazire.

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01 septembre 2020

14:24

Teaser

Chaque jeudi, Fracas explorera comment on prend la parole, ce que cela peut changer et qui peut la prendre.
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26 août 2020

2:55

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