Le festival « Effractions » sera à la Gaîté Lyrique du 18 au 22 février, pour célébrer la littérature contemporaine dans toute sa diversité. Au programme, des rencontres, des lectures, de la musique et des performances, avec en présence, une fine sélection d’auteur.ices.
À l’occasion de cette 7ème édition, le festival de littérature contemporaine « Effractions » investit la Gaîté Lyrique pour la première fois de sa jeune histoire. Habituellement installé à la Bibliothèque publique d’Information (Bpi), il se délocalise cette fois, en raison de la refonte complète à peine entamée du Centre Pompidou. Du 18 au 22 février 2026, le festival met en lumière l’actualité littéraire et sociétale par le prisme de la fiction.
La littérature, a depuis toujours, trempé sa plume dans l’encre épaisse et complexe du monde réel et de l’existence. Un désir constant, pour l’auteur, de rendre compte le plus fidèlement possible, de ce qu’il vit et perçoit jusque dans les recoins les plus intangibles et microscopiques. Il nous donne, par la même occasion, accès à des pans entiers de sa conscience, mettant des mots sur ce qui serait autrement inaccessible : des mots qui donnent une chair au temps. De Sappho à Montaigne, Zola ou Ernaux, le fil qui lie la fiction au réel reste solidement harnaché, et c’est sur ce lien indéfectible que se penche cette 7ème édition.
« Effractions » invite une quarantaine de littérateurs pour interroger les liens entre réel et fiction au fil d’une programmation variée. La chanteuse, autrice et compositrice Rebeka Warrior viendra échanger autour de son roman “Toutes les vies”, dans lequel elle ausculte la maladie et le deuil. Thomas Flahaut, sera présent pour une lecture de son ouvrage “Dylan et le fantôme”, qui aborde le sujet des blessures de l’enfance, et des silences laissés dans la chair par le harcèlement. Marie-Hélène Lafon viendra échanger à propos de son roman “Hors champ”, qui évoque la vie rurale et “la vaillance ordinaire des invisibles.” Aussi, un atelier d’écoute et d’écriture sera librement accessible, et mené par le master de création littéraire de l’Université Paris 8. “Que peut la littérature sur le réel ?” Une façon d’interroger les répercussions des récits et des imaginaires sur le réel, jusqu’à le tordre complètement.

