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Playlist plaisir féminin

De Lizzo à Camille : une playlist spéciale plaisirs féminins

Ce mercredi 26 février, de 21h à 23h, Radio Nova, Cheek Magazine et Les Inrockuptibles célèbrent le Plaisir féminin en direct et en public depuis La Casbah, Paris XIe. Préparons-nous, en playlist.

Par La rédac

Les temps ont changé, le clitoris a quitté la pénombre de nos culottes pour investir la rue, les réseaux sociaux et même les manuels scolaires. On parle enfin du plaisir féminin, on le décortique, on le revendique et on l'assume. Mais il y a encore du chemin à faire pour sortir des schémas sexuels dans lesquels nous avons baigné depuis toujours et qui ne font pas toujours la part belle — et orgasmique — aux femmes. Ce mercredi 26 février, de 21h à 23h, Radio Nova, Cheek Magazine et Les Inrockuptibles célèbrent le Plaisir féminin en direct et en public depuis La Casbah, Paris XIe.

Écoute-nous jouir : en marge de cette émission spéciale, nos programmateurs ont conçu une plaisir qui en parlent, de ce plaisir féminin que l’on entend, que l’on évoque, et que l’on ressent comme une évidence qui ne l’est pas si souvent que ça. Mettez cette playlist très fort afin de gêner vos voisins.

Teyana Taylor, « Hurry » (avec des bruits de gémissements à la fin)

Teyana demande à son amant de se dépêcher de rentrer pour faire des folies toute la nuit. Il y a même des gémissements sexuels (vous êtes prévenus). On y trouve aussi la voix de Kanye West, qui produit le morceau et, d’ailleurs, tout l’album de Teyana Taylor, paru en 2018.

Guts, « L’origine du monde »

Le tableau de Courbet revisité en musique par des choeurs de femmes qui chantent « leur jouet de plaisir ».  

Lizzo, « Boys »

Lizzo objectifie les garçons sur cette funkerie sexy qui renverse les clichés habituels. La chanteuse texane (actuellement en playlist sur Nova avec un autre titre, « Juice ») est véhicule un discours féministe et « body positive », défendant l’amour de soi-même et de son corps.

Lala &ce, « Wet (Drippin) »

Entre Lyon et Londres, Lala &ce (prononcer « ace ») s’impose comme une révélation du rap français avec ce titre torride.

David Lafore, « 20 francs » 

Pour 20 francs, David Lafore proposait en 2007 ses services : « 20 francs le cunnilingus. Pas un franc de moins, pas un franc de plus ». Mesdames, à vos portefeuilles.

Salt N Pepa, « Let’s talk about sex »

Le premier groupe de rap exclusivement féminin à percer, Salt N Pepa s’engageait pour la libération de la parole sur le sexe, y compris sur la contraception, prenant position contre la censure des médias mainstream américains de l’époque sur le sujet.

Camille, « Pleasure »

Ode à la masturbation sur l’album Ilo Veyou. Extrait : « Il suffit de deux doigts à peine pour jouir à l'ancienne ».

Peaches, « Fuck the pain away »

2000. Classique de l’électroclash par la productrice électro canadienne Peaches, avec des paroles très libérées sur le sexe (ça commence notamment par : « tu me suces les seins comme si tu voulais de moi »).

Serge Gainsbourg, « Variations sur Marilou »

Les plaisirs solitaires de Marilou, personnage-fil-rouge de l’album L’homme à tête de chou (1976).

Missy Elliott, « Work It »

Quinze ans avant Lizzo, Missy Elliott sortait ce tube de hip-hop féministe aux paroles sexuellement explicites, faisant notamment référence au cunni.

Prince, « Darling Nikki »

L’histoire d’une fille qui aime se donner du plaisir devant les autres. Ça commence par : « J’ai rencontré une fille nommée Nikki, on peut dire que c’était une folle du sexe / Je l’ai rencontrée dans un couloir d’hôtel en train de se masturber avec un magazine ». 

Khia, « My neck my back »

Succès de l’année 2002, qui parle très explicitement de cunni et d’anilingus, détaillant même les différentes techniques recommandées.

 

FKA Twigs, « Kicks »

« When I'm alone I don't need you / I love my touch / Know just what to do / So I tell myself / It's cool to get my kicks like you / Just like you / I just touch myself ». Pour vous résumer le propos, FKA Twigs n’a besoin de personne pour parvenir, intensément, jusqu’au plaisir suprême. Si ce n'est d’elle-même.

Janet Jackson, « If » (D&D 12" MIX)

Une ode aux fantasmes sexuels auxquels s’adonne Janet en pensant à son amant. Le morceau de 1993 se voit remixer ici par le producteur canadien Kaytranada en 2012.

Visuel © Lizzo