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Broken Bells en live dans le poste de télévision.

Le duo délivre une performance minutieuse.

Par Jean Morel

S'il est un groupe qui (en tout cas personellement) fournit des émotions en live et des sets d'une très rare précision c'est sans nul doute Broken Bells. Le projet parralèle de James Mercer, leader de The Shins et de Danger Mouse, producteur et musicien touche-à-tout, mais avec cette touche de Midas, qui transforme absolument tout projet en or. Dark Night Of The Soul, Gnarls Barkley, son projet pour MF Doom, il est l'homme qui produit le Demon Days de Gorillaz, ou encore les trois derniers albums de Black Keys, il fut aussi l'homme responsable de la renaissance de Beck avec Modern Guilt ou encore l'excellent disque de The Good The Bad and The Queen. Bref un immense talent, ainsi qu'un multi instrumentiste. Dans cette session live enregistrée pour Letterman, de la même manière que lors de leur dernier concert à la Cigale, ce qui frappe est que dans sa quête de perfectionnisme absolue, Danger Mouse se charge à chaque fois de jouer la section majeur du morceau, qu'il s'agisse de la basse, du clavier, de la batterie ou de la guitare. Résolument caméléon sce concert révèle la minutie des arrangements des compositions de Broken Bells, le tout sous la forme d'une heure de plaisir simple et irrémédiablement pop.