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Ko Shin Moon

Le duo français Ko Shin Moon rend hommage au funk libanais

Nouvo Nova : « Antelias » de Ko Shin Moon.

Par Michael Liot

Chaque jour, Nova met un coup de projecteur sur une nouveauté : le Nouvo Nova vous présente les coups de cœurs de la programmation, afin que vous ne ratiez rien des dernières trouvailles qui nous ont titillé l’oreille. Aujourd'hui : « Antelias » de Ko Shin Moon.

Depuis trois albums, le projet Ko Shin Moon explore et re-décore les sonorités de l’Est, du Maghreb jusqu’aux confins de l’Asie.

Au sein du projet, deux musiciens français nommés Niko Shin et Axel Moon, férus de voyages et de machines électroniques. Dans la foulée de leur album Leïla Nova paru en janvier dernier, ces infatigables curieux s’appliquent aujourd’hui à une série de quatre EP regroupés sous le nom Miniature. Le premier volet à paraître le 10 décembre est, nous dit-on, un « dialogue avec les traditions de l’Égypte, de l’Irak et du Levant », né de leur rencontre avec des musiciens au Caire et à Jaffa.

Premier extrait de ce disque, « Antelias » est un hommage à l’un des grands noms de la musique libanaise : Elias Rahbani. Architecte de la pop arabe moderne, Rahbani s’est d’abord illustré, avec ses frères Mansour et Assi, comme compositeur et arrangeur des plus grands, et notamment pour l’immense Fairouz. Au milieu des années 70, Elias s’est aussi intéressé aux intersections entre funk et musiques traditionnelles du Levant sur une série d’albums, dont le culte Mosaic Of The Orient. C’est cet esprit que l’on retrouve sur « Antelias », nommé d’après la ville de naissance du maître, qui voit communiquer buzuq (luth essentiel au répertoire des Rahbani) et claviers analogiques. 

Visuel © Ko Shin Moon