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Bingo, c’est Jimmy Whoo

Bingo, c’est Jimmy Whoo

Le producteur a fait un tour en Amérique du Sud. Un EP témoigne de cette escapade.

Par Bastien Stisi

Depuis Montreuil, et après quelques nuits de ride sur les longues et amples routes américaines, Jimmy Whoo a lancé Grande Ville Studio, un studio par lequel sont passés quelques-uns des noms tendances de la scène montreuilloise actuelle (Myth Syzer et Ichon, notamment) et grâce auquel il a pu sortir les deux étapes de son Motel Music, fusion de jazz, de pop, de cold-wave, de R&B et de tout ce qui trainait dans la tête de ce garçon qui rêve en chanson et qui l’a beaucoup fait chez Nova, lui qui a passé une tête (et des disques) au Nova[Mix]Club, et s'est retrouvé souvent à l'antenne, bien sûr, grâce à son petit tube pour noctambules bien intentionnés « Cruisin’ ».

Aujourd’hui, Jimmy Whoo revient. Enfin, il n’était jamais vraiment parti, mais disons qu’il revient. Un EP intitulé comme le film avec Sharon Stone (Basic Instinct) arrive (quand ça ? Bientôt) pour le français, et son premier morceau, « Bingo Bingo », vient de sortir. On y retrouve le son nocturne, nostalgique, sensuel et sweet de Jimmy Whoo, à ceci près que quelques voyages à droite, et à gauche (l’un de ses vols aurait atterri du côté du continent sud-américain) ont amené dans le son du parisien quelque chose de latin, et des paroles (celles de la chanteuse Asly) chantées en langue espagnole. Être mélancolique et soigner ce spleen viscéral sur la piste de danse ? Vous ne doutiez pas vraiment que cela était possible, et vous avez raison. Suffit d’écouter Jimmy, et sa pop clair-obscur qui sent bon les névroses qui n’esquintent pas vraiment l’âme mais plutôt, l’allège.

Visuel © Skyler Dahan