CHICO BUARQUE – AS CARAVANAS
CHICO BUARQUE
Album : Caravanas
Date de sortie : 2017-08-25
Lyrics
É um dia de real grandeza, tudo azul
Um mar turqueza à la Istambul enchendo os olhos
Um sol de torrar os miolos
Quando pinta em Copacabana
A caravana do Arará do Caxangá, da Chatuba
A caravana do Irajá, o combio da Penha
Não há barreira que retenha esses estranhos
Suburbanos tipo muçulmanos do Jacarezinho
A caminho do Jardim de Alá é o bicho, é o buchicho é a charanga
Diz que malocam seus facões e adagas
Em sungas estufadas e calções disformes
Diz que eles têm picas enormes
E seus sacos são granadas
Lá das quebradas da Maré
Com negros torsos nus deixam em polvorosa
A gente ordeira e virtuosa que apela
Pra polícia despachar de volta
O populacho pra favela
Ou pra Benguela, ou pra Guiné
Sol, a culpa deve ser do sol
Que bate na moleira, o sol
Que estoura as veias, o suor
Que embaça os olhos e a razão
E essa zoeira dentro da prisão
Crioulos empilhados no porão
De caravelas no alto mar
Tem que bater, tem que matar, engrossa a gritaria
Filha do medo, a raiva é mãe da covardia
Ou doido sou eu que escuto vozes
Não há gente tão insana
Nem caravana do Arará
Paroles (Traduction)
C'est un jour de grande réalité, tout est bleu
Une mer turquoise à la manière d'Istanbul remplissant les yeux
Un soleil à vous brûler les méninges
Quand arrive à Copacabana
La caravane de l'Arará - du Caxangá, de la Chatuba
La caravane de l'Irajá, le convoi de la Penha
Il n'y a pas de barrière qui retienne ces étranges
Banlieusards type musulmans de Jacarezinho
En route vers le Jardin d'Allah - c'est l'animal, c'est le chahut, c'est la fanfare
On dit qu'ils cachent leurs couteaux et poignards
Dans des shorts gonflés et des shorts déformés
On dit qu'ils ont de grosses bites
Et que leurs sacs sont des grenades
De là-bas, des quartiers de la Maré
Avec leurs torsos noirs nus, ils mettent en émoi
Les gens ordonnés et vertueux qui en appellent
À la police pour renvoyer
La populace dans la favela
Ou à Benguela, ou en Guinée
Le soleil, la faute doit être du soleil
Qui tape sur la tête, le soleil
Qui fait éclater les veines, la sueur
Qui embue les yeux et la raison
Et ce bruit à l'intérieur de la prison
Des créoles entassés dans la cale
De caravelles en haute mer
Il faut frapper, il faut tuer, la cacophonie s'intensifie
Fille de la peur, la colère est mère de la lâcheté
Ou peut-être suis-je fou d'entendre des voix
Il n'y a pas de gens si insensés
Pas même la caravane de l'Arará
Thématique Discriminations
Style Bossa nova
Keywords Brésil, Samba
Entités normées Chico Buarque

