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Théo Gosselin, un photographe reconnecté

#Unplug : et si vous débranchiez un petit peu ?

Par Sophie Marchand

Théo Gosselin n’a que 26 ans et pourtant, il arpente déjà la planète avec son appareil, et son oeuvre est devenue le reflet des aspirations d’une génération qui recherche une autre réalité, plus authentique et plus humaine.

Sur son téléphone, il n’a plus internet depuis un an et a appris à se débrouiller autrement. De toute manière, ça ne lui aurait été d’aucune aide pour son voyage en Islande où il est allé réaliser la série “Disconnect”, pour Fotolia. Accompagné d’un ami et d’un guide islandais, ils se sont perdus dans l’immensité des paysages - sans contact, sans réseau, là où tout n’est que caillou ou nuage. Pendant une dizaine de jours, ils ont affronté le vent et le jour permanent, sans croiser personne.

Et les photos que l’on découvre sont à l’image de son travail qui depuis près de 10 ans donne la part belle aux situations extraordinaires ou toutes simples qui lui arrivent. Parfois, on découvre des portraits d’amis ou d’inconnus croisés sur sa route, parfois ce sont les grands espaces qui dominent. Mais Théo Gosselin tient à préciser qu’il ne met pas sa vie en scène, il se contente d’être attentif à ce qui l’entoure.

 

Lorsqu’on lui demande ce que lui inspire l’hyperconnexion, le photographe sait se montrer tempéré. Evidemment, pour lui Internet a été un vecteur de succès, et ses photos ont été vues grâce aux réseaux sociaux notamment. Plus encore, il se sert de facebook pour rencontrer des nouveaux amis lorsqu’il part à la découverte d’un pays.

Mais il a aussi conscience que souvent, notre usage des smartphones nous abrutit et nous oppresse. Et qu’aujourd’hui, puisque n’importe qui peut photographier son quotidien et le mettre en ligne, il est de plus en plus complexe de percer. Malgré tout, Internet est la vitrine qui lui a permis de devenir le jeune homme libre et curieux qu’il est aujourd’hui. Surtout, c’est grâce aux connexions avec les autres, qu’elles soient virtuelles ou réelles, qu’il réussit à partager et vivre sa passion.

Il a décidé d’être simplement connecté à la vie réelle, à son destin, à ses amis, à sa copine, aux inconnus qu’il rencontre plus qu’au succès qu’il obtient sur les réseaux sociaux. Et cela semble le rendre très heureux.

 

Retrouvez ici toutes nos chroniques Unplug, pour Ray-Ban.