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Rêves du bout du monde

Rêves du bout du monde

Le Festival de l’Imaginaire démarre. Apportez passeport et oreiller pour assister aux Patrimoines immatériels de l'humanité

Par Max Faget

Cela fait 17 ans que le Festival de l’Imaginaire fait venir les rêves du monde entier sur
des scènes françaises. Au programme, ce sont douze spectacles dans lesquels
s’expriment des arts et traditions, qui ont en commun d’être classés au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.


Ici, pas de simple folklore, de cliché. On n’y vient pas en touriste. Ce que jouent
ces artistes, c’est ce qui remplit leurs vies et leurs rêves au quotidien, ce qui leur
fut transmis, et ce dans quoi ils furent élevés. Dans leurs régions, ces rites ont un
rôle de célébration, d’expression, de rassemblement.

 
On y retrouve des artistes internationalement reconnus (Le Muquam des Dolan, ces
grands chanteurs Ouïgours, Hamed Al Saadi l’un des derniers représentants du Maqâm de Bagdad), et d’autres qui ont vécu toute leur vie dans leur village de naissance.


Le premier tour de force de ce festival, c’est tout d’abord d’avoir su rencontrer ces
personnes, et les amener à se produire jusqu'ici.

Mais, selon Arwad Esber (Directrice artistique du festival) c'est surtout d’avoir réussi à "ouvrir une fenêtre sur le monde; D'avoir permis d'aller voir ailleurs, de découvrir des artistes qui ont des expressions  différentes des nôtres. Cela pour défendre l'idée de la diversité culturelle, et surtout d'apprendre à connaître l'autre dans sa différence et sa diversité. Car nous croyons fermement que la culture, l'expression musicale, ou spectaculaire, théatrale, est un des meilleurs moyens pour dialoguer avec cet autre que nous. Sans parler du plaisir que l'on a à voir cet imaginaire de l'autre, qui nourrit aussi notre esthétique et notre approche du monde". (*)

 

Le Festival de l’Imaginaire commence ce vendredi, au Théâtre du Soleil - Cartoucherie à Paris.Vous pourrez y admirer le Wayang Kulit, le fameux théâtre d’ombres de l'île de Java, jusqu’à dimanche matin (la séance du samedi durera toute la nuit, suivant la coutume de cette région de l'Indonésie).

Orchestré par Purbo Asmoro (l’un des plus grands maîtres de son époque), cet art
millénaire vous permettra de découvrir les mythes indonésiens grâce à ses fameuses
marionnettes de cuir, et aux talents de son orateur.


Le festival continuera jusqu’au 29 juin dans diverses salles à Paris et en Province. De
quoi rêver un bout de temps encore !
Pour le programme complet, c’est ici

 

(*): L'interview avec Mme Arwad Esber est à réécouter sur le Podcast de l'émission Néo Géo du 17 mars.