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Les carnets intimes d'un Globe-Trotter




« CARNETS DE VOYAGE », les photos de Patrick Swirc à la Galerie Polka

Par Marie Arquié

La jolie galerie Polka, aux côtés de la Place des Vosges, présente du 2 mars au 4 mai 
«Carnets de voyage», une exposition de Patrick Swirc mêlant tirages photographiques et carnets intimes.

"En 1993, Patrick Swirc entreprend d’utiliser la photographie pour figer l’image obsédante d’une femme dont il est follement épris. «Je voulais tellement la garder que je la photographiais tous les jours. Quand elle est partie, je me suis retrouvé seul. Mais au moins il me restait cet objet.» Cet objet est un premier carnet intime.

Depuis, le photographe parcourt le monde, du Maroc au Vietnam, et compose des carnets de voyage qui associent photographies, calligraphies, dessins et collages d’objets. Chaque assemblage conserve la trace d’une rencontre, d’un lieu, qui a permis la photographie. Dans ses carnets, Patrick Swirc inscrit la mémoire de ses instantanés."

 Vernissage dans l'élégante verrière Polka le 28 février entre 18h et 21h.

En attendant que le 2 mars se pointe, et il se pointera, c'est déjà ça de pris, ou encore, si vous n'habitez pas à Paris, offrez vous un tour sur le site de Patrick Swirc, une promenade dans un travail foisonnant et surprenant.

Les portraits ouvrent la marchent. Outre la qualité indéniable des photos, ils disent quelque chose des gens souvent célèbres qu'il présentent. D'ailleurs Ils ne disent pas, ils murmurent au creux de l'oreille une impression fugitive, fragile et volatile, sans trop s'imposer ni par la mise en scène, ni par la technique. 

 Quant à ses photos de voyage, elles travaillent la référence de l’archive, sur-jouent sa respectabilité, s'amuse de la mémoire et des représentations collectives, pour mieux explorer l’intime, le détail qui fait sens, l’erreur volontaire qui dévoile la justesse.

Il y a dans tout grand tableau de maitre régi par des règles de représentation stricte,  l’imperfection qui donne la splendeur, qui assure l’éternité : Ce sont les fils en coulures de peinture abstraits d’une si classique dentellière de Vermeer

Le même type de décalage régit ce naturel photographique travaillé, propre du voyage en solo.