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Nova Classic : « I Faram Gami I Faram » de Mulatu Astatke

Mulatu Astatke : depuis Boston, les prémices de l’éthio-jazz

Nova Classic : « I Faram Gami I Faram » de Mulatu Astatke.

Par Isadora Dartial

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « I Faram Gami I Faram » de Mulatu Astatke.

Afro Latin Soul est le premier disque de celui que l’on considère aujourd’hui comme le père de l'éthio-jazz, Mulatu Astatke. Nous sommes en 1996 et l’auteur de « Yegelle Tezeta », cette chanson remise sur le devant de la scène par la série Éthiopiques puis par le film Broken Flowers de Jim Jarmusch, étudie la musique au très prisé Berklee College de Boston. Avec quelques complices étudiants, il monte The Ethiopian Quintet, une formation qui permet à ces musiciens en herbe d’explorer plusieurs styles musicaux. Le jazz (ou plus précisément, le latin-jazz, ce style qui incorpore les rythmes afro-cubains créés par Dizzie Gillespie), mais aussi la musique éthiopienne. 

Au vibraphone, au piano et aux percussions, Mulatu esquisse la base de l’éthio-jazz. « I Faram Gami I Faram » s’inspire un chant guerrier éthiopien, mais sera chanté en espagnol sur un rythme afro-latin, un morceau qui s’ouvre sur des barrissements d'éléphants, évocation en forme de clin d’œil au continent africain. Le titre annonce, surtout, l’arrivée de l’un des plus grands représentants international de la musique éthiopienne.

Le Nova Classic, c'est aussi en podcast.

Visuel © Facebook de Mulatu Astatke