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Lucie Antunes : percuter pour vivre

Lucie Antunes : percuter pour vivre

Nouvo Nova : « Blue Child » de Lucie Antunes.

Par La programmation musicale

Chaque jour, Nova met un coup de projecteur sur une nouveauté : le Nouvo Nova vous présente les coups de cœurs de la programmation, afin que vous ne ratiez rien des dernières trouvailles qui nous ont titillé l’oreille. Aujourd'hui : « Blue Child » de Lucie Antunes.

Parmi les albums notables parus en cette fin d’année, celui de Lucie Antunes valait bien qu’on lui consacre quelques lignes. Déjà pour les ponts de traverse qu’il jette entre électro-acoustique, rock et arts visuels. Pas si étonnant lorsqu'on considère le parcours de cette percussionniste française, formée par les voies classiques, mais habituée du circuit des « musiques actuelles ». On a ainsi pu la trouver aux côtés de Moodoïd, d’Aquaserge ou encore de Yuksek, tout en mettant en scène ses propres œuvres instrumentales, envisagées comme des bandes-son imaginaires, des envolées chorégraphiques inspirées par les grands noms du minimalisme contemporain (au micro d’Aurélie Sfez, avec qui elle est partie À la Dérive dans le nord de Paris, elle cite John Cage et Steve Reich comme ses maîtres à penser). Sur scène, Antunes joue du marimba, du vibraphone, des ondes Martenot, de carillons et de la batterie — soient autant de manières d’envisager le rythme et la mélodie comme fusionnels.

Le premier album de Lucie Antunes s’appelle Sergeï et il se veut comme une « expression de pure liberté ». Que dire de plus, en effet, quand on écoute « Blue Child », pur joyau mélancolique, pure joie ludique, qui se noue et se dénoue sur diverses signatures rythmiques, en ascensions saccadées, en respirations émues. La liberté, oui ; l’expression surtout, dans son sens étymologique : soit l’extraction d’une pression immense, comme un long souffle vital.

Visuel © Facebook de Lucie Antunes