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Chez Soul Jazz, sortie de deux albums classiques du Free jazz des 70’s

Chez Soul Jazz, sortie de deux albums classiques du Free jazz des 70’s

La chronique de Jean Rouzaud.

Par Jean Rouzaud

Le label Soul Jazz Records ressort deux albums classiques du Free Jazz des années 70.

Steve Reid

Nova : Steve Reid and the legendary master brotherhood

D’abord, celui de Steve Reid et son Jazz tonique, syncopé, tout en break, reprise, thème, assénés au pas de course, un album enregistré à New York en 1976, et titré Nova : Steve Reid and the legendary master brotherhood, avec Ahmed Abdullah à la trompette et quelques virtuoses du saxophone, de la basse… et du groove !

Steve Reid, qui a joué avec Miles Davis, Ornette Coleman, James Brown, Sun Ra ou Fela Kuti, sans oublier la Motown… Que dire de plus ?

Son album Nova nous entraîne dans une course filante dans le New York connection, du Jazz Urbain, cinématographique, tonique et puissant.

Eddie Russ

« Fresh Out » d’Eddie Russ

Le deuxième disque est celui du claviériste Eddie Russ, intitulé Fresh Out, avec des titres comme « The Lope Song » ou « Watergate Blues ». Hypra cool : on pense au Ramsay Lewis Trio ou aux Jazz Messengers.

Un autre Jazz Master, tout en doigté, piano électrique, entouré de flute (Larry Nozero ), basse, guitare, batterie pour des tirades funky, jazzy, qui ne cessent de planter des accords rythmés en continu.

Un style Club, cool, dansant et classe. Un Jazz dépoussiéré, moderne, branché et chic. Eddie Russ est un vrai maitre du clavier, parfois rangé dans la case « Fusion », qui a accompagné Sarah Vaughan, Stan Getz, Dizzy Gillespie, Odetta…  

Venant de Pittsburg, il fut également considéré comme un activiste de Detroit ! On ne quitte pas les grands classiques, flirtant avec le Free Funk, et d’autres subtiles influences…

Soul Jazz Records ressort ces perles des années 70, comme étant devenues des incontournables, des étapes dans un Jazz virtuose et libre, suite aux révolutions de la conscience noire et l’accès au sommet d’un Art musical au passé devenu historique.

Cela me rappelle le Londres des années 90, en plein revival Jazz, avec des pointes dans l’Acid Jazz, mais aussi le Chill out, les improvisations autour des maitres : Miles Davis, Ornette Coleman… 

Il y avait des lieux Jazz partout et une excitation pour ce type de clubs plus intimes, aux sortir de la folie des Rave Parties… Londres et ses modes, comme les étapes d’une ville vivante.

Même les couvertures et les photos de ces deux albums sont typiques du style Jazz graphique, politique ou  ironique, de la planète Jazz, stylée et insoumise, revendiquant un Art Moderne.

Nova : Steve Reid and the legendary master brotherhood, Fresh Out d'Eddie Russ. Les deux albums en CD chez Soul Jazz Records.

Visuels (c) Wikipedia / Creative Commons / Chtfn