Nova Classics

Isadora Dartial ressort les classiques de la discothèque de Radio Nova : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop.

par Isadora Dartial

Épisodes

Nova Classics : « La Drogue » de Richard de Bordeaux & Daniel Beretta

Lorsque Richard de Bordeaux et Daniel Beretta chantaient « La Drogue ».
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui, « La Drogue » de Richard de Bordeaux & Daniel Beretta.L’histoire d’une bande-originale abandonnée, qui finira par sortir ! Nous sommes en 1968, Richard de Bordeaux et Daniel Beretta (aujourd’hui doublure française de la voix d’Arnold Schwarzenegger) deux jeunes musiciens, se rencontrent au petit conservatoire de Mireille, ces cours de musiques données en direct à la radio puis à la télévision. Ils composent et interprètent « La Drogue », un titre psychédélique qui doit figurer à l’origine dans un film de Marcel Camus, Le Temps Fou. Le duo fait partie du casting du film du réalisateur d’Orfeo Negro, qui les gardera à l’image, mais changera sa bande-originale.Au titre « La drogue » (et aux compositions du saxophoniste américain Marion Brown, également prévu pour la B.O.) se substituent en effet les compositions de Nino Ferrer. Le film, lui aussi, finit par changer de nom, et Le temps fou deviendra L’été sauvage. Le morceau « La drogue » sera arrangé par Christian Gaubert, grand complice du compositeur de musique de films Francis Lai, et sortira chez Barclay en maxi. Un nova classique qui fête les 50 ans de Mai 68 et offre une parfaite bande-son à l’air « hippie » du temps.Visuel : (c) capture d’écran Youtube.  

16 avril 2021

4:37

Nova Classic : « Nothing Compares 2 U » de Jimmy Scott.

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Nothing Compares 2 U » de Jimmy Scott.
Et c’est une voix d’ange que l’on convoque avec cette reprise de ce morceau de Prince par ce jazzman à la voix si singulière. Ami de Ray Charles, Billie Holiday ou encore Charlie Parker avec lesquels il a débuté dans le jazz, Jimmy Scott n’a pas connu la même reconnaissance.Le musicien a fait ses débuts – tout comme Quincy Jones – au sein de l’orchestre de Lionel Hampton qui le surnomme « Little Jimmy » du fait de sa petite taille et de sa voix d’enfant. Un timbre qu’il hérite d’une maladie génétique, le syndrome de Kallmann , qui a eu pour effet d’arrêter sa mue. Le musicien sort deux disques (dont un produit par Ray Charles) sur le label Savoy Records, label qui ne le soutient pas vraiment et lui mettra même des bâtons dans les roues quand il sortira plus tard son album The Source sur Atlantic Records. Des déconvenues qui rendront la voix de Jimmy Scott de plus en plus rare malgré le soutien de ses pairs…Little Jimmy disparaît de la circulation pendant près de deux décennies. On le croisera dans la loge noire de Twin Peaks, chantant « Sycamore Trees »…Au début des années 90, des disques ressortent et en 1998 sort Holding Back The Years, un disque dans lequel il reprend « Jealous Guy » de Donny Hathaway, et ce titre de Prince, « Nothing compares 2 U » ; composé par le natif de Minneapolis en 1984 mais que le love symbol a donné à son groupe The Family.Un titre d’abord repris par Sinead O’Connor mais qui retrouve ici le berceau jazz. Ce titre sera longtemps joué sur Radio Nova, on le retrouve dans le CUBE Jaune année 1998. Jimmy Scott est décédée en 2014. Un documentaire lui a été consacré : I Go Back Home. C’est un ange qui chante pour nous, Jimmy Scott sur Nova : « Nothing compares 2 U » .Visuel © Getty Images / Eric Robert / Contributeur  

09 avril 2021

6:38

Nova Classic : « Don’t Leave Me » de Delroy Wilson

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Don’t Leave Me » de Delroy Wilson.
Une reprise reggae de « Where Did Our Love Go », le premier hit de The Supremes, célèbre trio féminin de la Motown au sein duquel on retrouve Diana Ross.La version de Delroy Wilson sort au début des années 70, alors que le chanteur a déjà une belle carrière. Il a alors déjà accompagné les différentes évolutions de la musique jamaïcaine – enfant star, il commence à l’âge de treize ans – et a posé sa voix sur des morceaux de ska, puis de rocksteady, et enfin de reggae. Le soulman jamaïcain a fait ses gammes dans le studio de Coxsone Dodd, Studio One, à l’époque où Lee « Scratch » Perry produit pour Sir Coxsone. Delroy Wilson sortira d’ailleurs à ses débuts à Studio One de nombreux morceaux clashant Prince Buster, autre producteur de l’île. En 1966 sort « Dancing mood », son morceau qui sera l’un des titres majeurs du rocksteady. Son style, sa vibe enjouée, font de lui l’un des chanteurs les plus appréciés de l’époque et notamment par ses pairs, Ken Boothe en tête.Quand sort cette reprise des Supremes, Delroy Wilson a quitté le studio One et collabore avec son principal concurrent, Bunny Lee qui, à la fin des années 60, et avec l’aide d’un certain King Tubby, enchaîne hit sur hit. C’est donc chez celui que l’on surnomme le « striker » que Delroy Wilson sort ce reggae soul qu’il renomme « Don’t Leave Me ». Une reprise donc, exercice largement maitrisé par les Jamaïcains, qui ouvre le troisième volet des compilations Rare grooves reggae. Les ruptures ont toujours donné naissance à de merveilleux morceaux, démonstration avec notre Nova Classic du jour : « Don’t Leave Me » par Delroy Wilson sur Nova.Visuel © Go Away Dream de Delroy Wilson  

02 avril 2021

4:49

Nova Classic : « Let’s Go There Together » de Max Brennan

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Let’s Go There Together » de Max Brennan.
On danse ce matin sur ce titre de l’anglais Max Brennan qui sort « Let’s Go There Together », sur le label japonais Sublime Records.En 1998, Max Brennan, musicien producteur originaire de l’île de Wight en Angleterre (île célèbre pour son festival de la fin des années 70, équivalent de Woodstock en Europe), a déjà sorti plusieurs singles et albums sous différents alias, Fretless AZM ou encore Maxwell House. Le bassiste est décrit par le magazine NME comme un artisan du disco spirituel. Son imagination fertile convoque des Aliens dans l’album qui suivra la parution de ce maxi. Le Nova Classic sur lequel on danse ce matin annonce l’arrivée des extraterrestres. Du moins, dans le traitement des voix qui posent sur ce morceau. « Let’s Go There Together » combine la passion de Max pour les vieux synthétiseurs, les sampler, et les instruments acoustiques, notamment sa basse.Le groove est là. Dansons ensemble sur ce « Let’s Go There Together ».Visuel © Let’s Go There Together de Max Brennan  

19 mars 2021

4:58

Nova Classic : « Forever Monna » de Chez Damier & Stacey Pullen

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Forever Mona » de Chez Damier & Stacey Pullen.
C’est ce qu’on appelle un anthem, un hymne de dancefloor. On le doit à deux producteurs qui ont accompagné l’histoire de la house et de la techno. D’un côté, Chez Damier, producteur et DJ originaire de Chicago qui, à seize ans, se choisit ce pseudo en hommage aux maisons de couture française.Chez Damier donc commence sa carrière très jeune. De Chicago, il part à Detroit. Là, il monte l’un des clubs mythiques de la ville – le Music Institute – et écrit pour d’autres producteurs, notamment Kevin Saunderson, pour lequel il compose plusieurs titres de Big Fun. Il travaille également pour le label de Kevin, KMS, l’un des plus importants de Motor City, fondé avant les années 90. Et puis, il rencontre Ron Trent. Coup de foudre : les deux musiciens montent Prescription Records, label qui, entre 1993 et 1995, sortent des titres considérés aujourd’hui parmi les meilleures productions house de la période. Parmi ces perles, « Forever Monna », sorti en 1995 et sur lequel on retrouve l’autre producteur, Stacey Pullen, qui lui, est originaire de Detroit. Comme Jeff Mills ou Robert Hood, il fait partie de la seconde vague de producteurs de techno. Pullen s’est notamment fait connaître en mixant aux côtés de Derrick May. Chez Damier et Stacey Pullen se retrouvent et produisent un hymne, compilé sur les compilations Future Funk 4 de Nova : « Forever Monna » ! Visuel © Forever Monna de Chez Damier & Stacey Pullen  

12 mars 2021

7:27

Nova Classic : « Beggin » de Timebox

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Beggin » de Timebox.
Non, la version jouée par Radio Nova n’est pas l’originale de Frankie Valli and the Four Seasons, remise au goût du jour par un edit de Pilooski en 2007. Sur Nova, on vous jouait une cover anglaise parue en 1968, soit un an seulement après que Franki Valli ne sorte « Beggin ».Timebox, groupe basé non loin de Liverpool, est reconnu pour ses prestations sur scène. C’est d’ailleurs lors d’un show au Windsor Festival en 1967, que le groupe mené par le duo de songwriter Mike Patto / Ollie Halsall se fait remarquer par un producteur de Decca, label sur lequel on retrouve The Rolling Stones ou encore The Who. Il les signe sur Deram Records, une filiale du label. Après une première reprise de Tim Hardin, les voilà qui offre leur version de « Beggin ». Plus uptempo que l’originale, elle est aussi l’occasion de remettre en lumière un groupe dont les influences jazz ont nourri leur jeu, un groupe soul psychédélique dont la qualité de jeu a soufflé plus d’un spectateur à l’époque.Le groupe sortira plusieurs maxi dans les années 60, puis en album dans les années 70 avant de se transformer. Deux compilations regroupent la plupart de leur single, l’une sorti en 1998 – The Deram Anthology – puis une autre parue en 2008, intitulée Timebox, The Sound of London Mods Scene, une compilation quo les inclue donc dans la scène Mod anglaise. Sur Nova, c’est donc la version de « Beggin » de Timebox, qui sort aussi sur la Nova Classic 3, parue en 2002. Pilooski donc, journaliste, DJ, membre du collectif de label D.I.R.T.Y., producteur (Tristesse Contemporaine, Hypnolove, Perez, Discodeine…) en proposera sa propre version en 2007, avant que d’autres, comme Madcon, n’en fasse de même.Visuel © Beggin de Timebox  

05 mars 2021

4:36

Nova Classic : « Car Video » de Sporto Kantès.

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Car Video » de Sporto Kantès.
« Car Video ». C’est avec ce titre que l’on a découvert le duo formé par Benjamin Sportès et Nicolas Kantorowicz en 2001, année de sortie de leur premier album sous l’alias Sporto Kantès. Les deux musiciens, fans des Cramps, ont fait leurs armes avec la scène alternative des années 80, l’un étant batteur pour le groupe de rockabilly The Wanderers et l’autre en tant que bassiste pour Les Wampas.Act 1, leur premier album, sera qualifié de « Modern retro actif », et sort après deux maxis (Nickson, puis Party), en 2001. Sur Radio Nova, on suit leurs expérimentations électro nourries de leur amour du dub, du jazz et du rock, et le premier titre qui arrive sur nos ondes semble sorti d’un western des temps modernes. Son nom : « Car Video ». Un titre dans lequel on retrouve les samples du « Mr Big Stuff » de Jean Knight, de « Work Me Lord » de Janis Joplin et « Moanin’ for you » de The Mills Brothers et qui annonce déjà le goût du duo pour les gimmicks marquants (cf le sifflement de « Whistle »). « Car Video » se retrouvera sur la compilation Nova Tunes N°4.Visuel © Act 1 de Sporto Kantès  

19 février 2021

5:16

Nova Classic : « Hot Hot Hot » d’Arrow

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Hot Hot Hot » d’Arrow.
https://www.youtube.com/watch?v=OkGgdIBX1to&feature=emb_logo Un morceau qui, comme son nom l’indique, fait monter la température d’un cran puisqu’il s’agit d’un soca que l’on pouvait entendre sur les ondes de Radio Nova dès le début des années 80. Le soca, pour rappel, c’est le genre petit frère du calypso, ce rythme de Trinidad et Tobago. Ce « Hot Hot Hot » ne vient pas de l’île mère du soca mais d’un endroit que l’on appelle « l’Émeraude des Caraïbes », l’île Montserrat. Il est chanté par la super star du soca Alphonsus Celestine Edmund Cassel, connu sous l’alias d’Arrow. L’homme a commencé sa carrière dans les années 60, il gagne alors tous les concours de Calypso.Après deux albums sorti dans les années 70, il commence à fusionner le calypso à d’autres genres : le zouk et la salsa. Il sort un hit en 1982 : « Hot Hot Hot », distribué en France par Celluloïd et Melody. Le secret du succès : à la production, on retrouve Leston Paul. Le producteur de Trinidad et Tobago est, à cette période, un homme aux mains en or, et tout ce qu’il produit est un succès. Aussi, quand Leston s’associe à Arrow sur cet album Hot Hot Hot, les Caraïbes dansent sur ce titre qui arrivera en Europe via l’Angleterre. Le morceau devient même un hymne de foot, puisqu’il sera choisi comme thème de Coupe FIFA 1986. Sur Nova, la fièvre de Trinidad se partage à tous les étages, sur les ondes et en teuf. On danse ?Visuel © Hot Hot Hot d’Arrow  

12 février 2021

5:30

Nova Classic : « Motor Launch For Hire » de Back To Earth

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Motor Launch For Hire » de Back To Earth.
En hommage à au dj et producteur londonien Phil Asher, disparu ce vendredi à l’âge de 50 ans, ce Nova classic qu’il sortait avec son duo Back To Earth.Derrière ce nom, deux producteurs et musiciens londoniens, Phil Asher et Luke McCarthy, qui ont monté ensemble le label Restless Soul, label qui a fait le pont entre broken beat et house music. Back To Earth est un projet éphémère qui prend forme à la fin des années 90, le duo sort deux EP sur Laws of Motion, avant de monter d’autres projets et produire pour d’autres artistes. Ce Nova Classic est issu de Fin de Camin, côté musique, on pourrait dire, qu’il s’agit de soul électronique qui flirte avec la world. Notamment sur ce titre que l’on écoute aujourd’hui.« Motor Launch For Hire » s’écoute comme un trajet, un voyage percussif doux, où les machines imitent le son de ce qui semble être – selon moi – un marimba et suit la voie tracée par le piano, c’est un titre qui a mis pendant un temps du soleil sur nos ondes, au début des années 2000, et c’est ce soleil que l’on convoque en le désignant Nova Classic !Visuel © Vinyl de Fin De Camin de Back 2 Earth ‎  

22 janvier 2021

6:49

Nova Classic : « Freedom » de Jurassic 5

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Freedom » de Jurassic 5.
Un vent de liberté qui nous arrive de Californie et souffle en 2005. Jurassic 5, c’est Chali 2na, Zaakir, Akil et Marc 7 au micro et Cut Chemist et DJ Nu-Mark aux platines et machines. Le groupe, fusion des formations Unity Committee et Rebels of Rhythm, a sorti un premier EP à la fin des années 90, puis Quality Control, un premier album qui a marqué les esprits. Le disque tranchait alors avec le gangsta rap ambiant. Un rap conscient s’affirmait côte ouest, porté par des flows aussi bon à l’unisson que dans leurs parties solo.Après deux sans fautes, ils reviennent avec Power In Numbers, un disque pour lequel il invite entre autres Big Daddy Kane et Percy P. « Freedom » sample un disque de funk des années 70 de Julius Brockington and the Magic Force, « this feeling ». À noter, qu’il s’agit là du dernier album du groupe au complet puisque Cut Chemist quittera l’équipe un an plus tard.Visuel © Getty Images / J. Shearer  

15 janvier 2021

4:58

Nova Classic : « Paid In Full » d’Eric B et Rakim remixé par Coldcut

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. 
Aujourd'hui Paid In Full d’Eric B & Rakim remixé par Coldcut.C’est un classique qui nous replonge dans les années 80, un classique dont nous parlait Loïk Dury, ancien programmateur de la station. Radio Nova est alors le seul haut-parleur pour le rap. Dee Nasty y animera dès 1988 son émission Deenastyle tous les vendredis. On y entendra notamment cet énorme classique issu du premier album d’Eric B and Rakim, légendaire duo du Queens, sorti un an avant « Paid In Full ». Sur Nova, on joue le remix par les Anglais de Coldcut, un remix qui annonce la couleur : « 7 minutes of madness » devenu aussi classique que l’original. Un remix qui ajoute encore quelques samples à l’instru d’Eric B déjà bien fournie, puisqu’on y trouve à la ligne de basse un hit des années 80 « Don't Look Any Further » de Dennis Edwards et Siedah Garrett qui servira d’instru à de nombreux emcees mais aussi le « Change the beat » de Besides ou encore un titre de The Soul Searchers.On est déjà sur une bonne base, en Angleterre, un autre duo, de musique électronique, Coldcut s’est fait remarquer pour son art du sampling. On les charge du remix de ce « Paid In Full ». Là, ils introduisent des dialogues de film et surtout la voix d’une star israélienne, Ofra Haza, qui marie dans les années 80 les chants traditionnels yéménites à la pop, notamment dans cette reprise d’un poème du 17ème siècle « Im nin' alu » devenue un hit.Coldcut l’intègre au morceau d’Eric B and Rakim, un remix qui, à lui seul, raconte l’histoire et les intérêts musicaux de la Radio Nova, l'enthousiasme pour le rap, l’amour de la sono mondiale et du jazz. Tout y est. C’est un Nova Classic des années 80, Eric B and Rakim remixé par Coldcut.  Visuel © cover du single Paid In Full d’Eric B & Rakim remixé par Coldcut.  

08 janvier 2021

7:53

Nova Classic : « Would you Believe in Me » de Jon Lucien

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Would you Believe in Me » de Jon Lucien.
« Would you Believe in Me » : une balade romantique comme on les aime sur la Nova, sortie en 1973 par Jon Lucien, ce musicien à mi-chemin entre le jazz, la soul et les rythmes caribéens. Et pour cause, Jon Lucien est originaire des îles vierges britanniques situées au coeur des Caraïbes. Après avoir accompagné son père musicien à la basse, Jon Lucien arrive à New York à la vingtaine. On est au milieu des années 60. Après avoir joué dans différentes formations , il se fait repérer dans un mariage par l’un des membres du label RCA qui le signe.Jon Lucien sort alors en 1970 son premier album presque entièrement constitué de reprises, le label voulant faire de lui une sorte de Frank Sinatra noir… Trois ans plus tard sort Rashida, un album dans lequel sa sublime voix de baryton sert ses propres compositions. Un style nourri de ses racines musicales créoles et de son amour pour les rythmes brésiliens.Le bruit des vagues accompagnant les percussions qui ouvre l’album… et introduit cette sublime déclaration, « Would you Believe in Me ». Jon Lucien n’a pas connu un immense succès commercial, et des drames personnels et une addiction à la drogue l’ont même poussé à se retirer dans les années 80. Il a ressorti des albums dans les années 90, largement soutenu alors par la scène acid jazz anglaise. Sur Nova, on se laisse porter par sa voix depuis quelques décennies maintenant. C’est donc notre première déclaration musicale de l’année, notre nova Nova Classic 2019, à la fois doux et rythmée voici Jon Lucien : « Would you Believe in Me ».Visuel © pochette de Rashida de Jon Lucien  

18 décembre 2020

4:34

Nova Classics : « Taboo » de Gater

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Taboo » de Gater.
En 2002, Gater, l’alias du producteur new-yorkais Brian Suarez, sort son premier EP sur le tout nouveau label de Zombie Nation, DeKathlon Records. L’EP s’appelle Taboo, et c’est aussi le nom du morceau qu’on a beaucoup joué au début des années 2000. Un titre d’électro clash dans lequel Gater invite son amie Chesty Morgenstein à chanter d’un ton impassible : « We do it every wee-kend / I like to do it with my Sometimes we videotape it / than we watch it, and do it again ! » Un titre qui joue sur l'ambiguïté des paroles, ainsi les amateurs de parties fines se l’approprient au même titre que les graffeurs qui peuvent reconnaître leur sessions de graff vandale qu’ils préfèrent aux soirées en club.Dans une interview, Gater lève le voile et déclare qu’il s’agit en fait du jeu de société Taboo dont lui et Chesty sont grands fans…Le croit, qui veut…En attendant, on repense au week-end en se plongeant dans la bande-son de l’année 2003 sur Nova.Visuel © pochette de Taboo de Gater  

11 décembre 2020

6:11

Nova Classic : « Let Me Love You » de Bunny Mack

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Let Me Love You » de Bunny Mack.
« Let Me Love You » : un morceau qui a jailli en dix minutes et sera le hit du musicien sierra-léonais Bunny Mack, disparu en 2015. Un afro-disco écrit par le musicien en 1979. À cette époque, Bunny Mack est installé à Londres, il a déjà une grande expérience de la scène puisqu'il a commencé à se produire dès l'âge de 8 ans aux côtés de ses oncles à Freetown.À tout juste 25 ans, il rencontre le producteur africain Akie Deen, qui fait le lien entre le Sierra Leone et l’Angleterre. Après un premier maxi ensemble, ils sortent en 1981 « Let Me Love You ». Bunny Mack n'hésite pas à aller remettre son vinyle à DJ Greg Edwards au siège de Capitol Radio. L’animateur présente chaque vendredi soir l’émission Best Disco In Town depuis le Lyceum Ballroom de Londres. Bonne pioche, le morceau sera joué dans tous les clubs et apparaîtra dans le Top of the Pops sur la BBC. Le titre a été repris sur de nombreuses compilations, notamment la série Disco Spectrum du label BBE Records. « Let Me Love You » sera remixé, notamment, par DJ Gregory et sera aussi repris par le rappeur Wale.Visuel © pochette de Bunny Mack de Bunny Mack  

04 décembre 2020

5:44

1994, le « Roughneck Jamalski » s'installe sur Nova

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « African Border » de Jamalski.
« African Border » : un morceau qui nous replonge dans les 90’s avec le emcee américain Jamalski. Jamal Mitchell (à la ville), est, comme le rappeur Nas, fils d’un jazzman. Son père Léo Mitchell a en effet été pendant des années le batteur de Chet Baker. Jamalski, ex membre du crew Boogie Down Productions, où il officiait en back-up de KRS One, sort en 1993 sa première tape Roughneck Reality, sur laquelle on retrouve le titre « African Border ». Cette même année, le emcee américain sera invité en France et se produit aux côtés de DJ Kheops et de Cut Killer. Ce dernier anime à cette époque le Cut Killer Show sur les ondes de Radio Nova.C’est par ce biais que les Français connaîtront assez tôt les performances de ce emcee hors pair. En 1994, Jamalski monte la première soirée jungle au Village à NYC, il part ensuite s’installer sur la West Coast. Le plus punk des toasters qui se fait appeler le « Roughneck Jamalski » est un véritable activiste de la scène jungle ragga drum’n’bass depuis plus de vingt ans. Il vivra un temps en France dans les années 2000 et repassera souvent par les studios de Nova. Des Nova[Mix]Club aux Nuits Zébrées - ceux qui étaient présents à Montpellier en 2005 s’en souviennent. Le emcee américain est notre Nova Classic ce lundi.Visuel : (c) capture d'écran YouTube  

27 novembre 2020

5:23

Nova Classic : "Worries In The Dance" de Frankie Paul

Frankie Paul, le Stevie Wonder jamaïcain
 

13 novembre 2020

5:22

27 octobre 2020

6:01

Nova Classic: "The More I get, the More I Want" de Teddy Pendergrass.

Un morceau qui clôture le premier album du chanteur 
 

16 octobre 2020

6:17

1992, Ideal J dans les studios de Nova

Et un bonus en 95...   
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16 octobre 2020

42:45

Nova Classic : "Bring U Up" de Romanthony

que l’on retrouvera sur son dernier disque sorti en 2000
 

09 octobre 2020

5:48

Nova Classic : Prince Of Ballard remix : "Hustlin" de Rick Ross

Tous les vendredis, on ressort des essentiels pour investir la piste de danse, c’est l'heure du Nova Classic. 
Et notre nova Classic ce soir c’est le remix de Hustlin de Rick Ross par Prince Of Ballard. C'était en 2011, quelque s années après la sortie du premier album de Rick Ross, Port of Miami.Ce morceau a été beaucoup remixé, notamment par Jay-Z et Young Jeezy côté officiel. Mais le flow de Rick Ross inspire aussi Lil Wayne Busta Rhymes, et on trouve même une version avec le rappeur Booba. LE remix qui nous a fait danser sur Nova, nous arrive de la banlieue de Seattle.Prince Of Ballard rend hommage dans son alias à sa ville Ballard, celle des scandinaves venus vivre le rêve américain aux portes de Seattle. Prince Of Ballard s’appelle Kristjan Olsen à la ville, ancien pêcheur devenu à cette période Musicien, DJ remixeur et auteur du blog Armed Snoberry, (traduisez Snobisme armé).Pro de la récup, remixeur façon alchimiste, ses versions de titre de Guicci Man, Mia ou encore de Jay Z pimpe les flows. En reprenant Rick Ross, Prince Of Ballard déclarait s’attaquer au mythe. Un mythe auquel il offre le bon kick.D'ailleurs si vous voulez réviser les pas de danses que vous ferez dans votre salon ou votre chambre, en l'écoutant, vous pourrez vous entrainer en regardant le clip. On en est sûrs, vous allez avoir envie de le réécouter plusieurs fois ce week end : C’est un classique indissociable de Nova.  

25 septembre 2020

5:46

Nova Classic : « Come With Me » de Alexkid feat Lissette Alea

Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tous bords qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd'hui : « Come With Me » de Alexkid feat Lissette Alea
Le classic du jour est hexagonal, on le doit à Alexkid c’est “Come With Me”. Un morceau sorti en 2003 par Alexkid sur le premier label de techno house francais. F Communications de son nom a été fondé au mi-temps des années 90 par Laurent Garnier et Eric Morand et connaît un grand succès à l’international. F Com, comme l’appelle les initiés, sort les premiers maxis d’Alexkid à la fin des années 90 puis ses premiers disques.Le morceau que l’on écoute aujourd’hui est l’un des grands succès du Dj, producteur et multi-instrumentiste parisien. Il paraît sur son deuxième disque “Mint” album sur lequel on retrouve en guest-star, le trompettiste américain Jon Hassell, figure éminemment respectée par les musiciens de tous bords mais aussi ReadyMade Fc, ou encore Jean-Philippe Rykiel. Minimaliste et pop, “Come With me” est taillé pour les dancefloors. Porté, par la chanteuse cubaine Lissette Alea, future voix de Nouvelle Vague, ce come With Me, vous allez l’entendre , a bien résisté à l’épreuve du temps. C'était il y a 17 ans, c’est notre nova Classic ce vendredi, Come With Me. Visuel © Visuel « Come With Me » Alexkid ft Lissette Alea  

18 septembre 2020

5:20

Nova Classics : « Deep Inside » de Hardrive

Vendredi oblige, ce sont les classiques de dancefloors qui sont à l’honneur. Celui du jour s'appelle « Deep Inside ». Il est signé Hardrive, l’un des nombreux alias de Little Louie Vega, qui avec Kenny Dope Gonzalez, forme le duo Masters at Work.
Hardrive, c’est aussi le nom que le duo donne à un EP sorti en 1993. Le principe est simple : à chacun sa face et sur celle de Little Louie Vega, c’est le morceau « Deep Inside » qui apparaît. Les deux DJ et producteurs se sont rencontrés quelques années plus tôt par l'intermédiaire de Todd Terry. Très vite, ils se sont mis à composer de la house à leur sauce dans le Battery studio,C’est là qu’est né le premier disque du duo, The Album, mais aussi cet EP, Hardrive, qui sort sur le label Strictly Rhythm.Pour rappel, ce label a sorti des titres devenus des grands classiques de la house music. Lil Louis, Todd Terry ou Armand Van Helden : tous ont sorti des maxis chez eux. Sur Deep Inside, Louie Vega invite Barbara Tucker. Formée au chant à l'église, choriste pour George Clinton et plus tard Dee Lite, Barbara Tucker sera celle qui, à l’instar de « La India », accompagnera le duo sur de nombreux hits des Masters at Work.  Sur Radio Nova, au début des années 90, ce morceau tourne en boucle. Trente ans plus tard, on ne boude pas notre plaisir à danser sur ce classique essentiel.  

11 septembre 2020

5:53

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02 juillet 2020

4:23

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01 juillet 2020

4:58

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30 juin 2020

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26 juin 2020

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25 juin 2020

6:04

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24 juin 2020

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23 juin 2020

6:30

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