Du 16 octobre au 13 décembre l’exposition « Pour un humanisme radical » sur la personne d’Amílcar Cabral se loge à la Maison des Mondes Africains (MansA) pour continuer de faire résonner ses théories des décennies plus tard.
Cinquante ans après son assassinat, MansA rend hommage à la pensée d’Amílcar Cabral (1924-1973), considéré comme une figure majeure des luttes d’indépendance africaines et comme le théoricien de la décolonisation.
Révolutionnaire, ingénieur agronome, humaniste et panafricaniste, fondateur du PAIGC (Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert), Amílcar Cabral fut l’un des principaux artisans des indépendances de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert.
Au cœur de l’exposition Pour un humanisme radical se trouve l’une de ses plus puissantes idées : la culture n’est pas un simple héritage à préserver, elle constitue une force capable de transformer la société et de rendre possible l’émancipation collective.
L’exposition ne se cantonne pas à concevoir Cabral comme une figure historique figée et dépassée mais davantage comme un interlocuteur essentiel pour penser le présent et imaginer d’autres futurs.
De fait, Pour un humanisme radical, fait dialoguer les pensées avant-gardistes de Cabral avec neuf autres artistes de la lusophonie africaine. L’exposition donne à voir des résonnances contemporaines de l’héritage laissé par Cabral.
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