Pop Corn

Chaque semaine, Nova fait le tri pour vous dans les sorties en salles.  S’il n’y a qu’un seul film à voir, c’est celui-là.

par Alex Masson

Épisodes

L'origine du monde : Laurent Lafitte lève des lièvres avec une histoire de chatte

À quoi tient une bonne comédie ? Peut-être bien à ce que l'on trouve de moins en moins souvent dans celles françaises : un postulat non seulement original mais surtout qui s'en sert pour s'affranchir de certaines limites.


Pour son premier film de réalisateur, Laurent Lafitte a fait le bon choix en allant piocher chez l'un des auteurs actuels de théâtre de boulevard les plus audacieux, Sébastien Thiéry. Comme souvent chez lui, l'argument de L'origine du monde, secoue des bases classiques, celle du vaudeville pour les malaxer avec des éléments d'absurde délirant, voire de surréalisme pour un commentaire social bien senti. En l'occurrence, avec un quadra petit bourgeois qui se retrouve un matin avec son cœur qui ne bat plus mais reste pourtant vivant. La seule solution pour retrouver un état normal est de fournir à une psy, marabout new-age sur les bords, une photo du sexe de sa mère. Lafitte a conservé cette combinaison d’Œdipe sur le fond et de Bunuel dans la forme mais ajoute son propre sens du décalage.


De quoi se réapproprier la mécanique parfaite de Thiéry pour mieux la détraquer. Là où le dramaturge se demandait si un homme sans cœur est toujours un homme, Lafitte enfonce le clou avec une joviale provocation pour s'attaquer en bonus aux notions de couple, d'amitié ou de famille, le tout sur un ton frontal pas éloigné de ce qu'aurait pu faire un Bertrand Blier avec cette matière. D'ailleurs, Lafitte reprend à son compte le fameux esprit « décontracté du gland» en mettant littéralement à poil le trio déchainé qu'il forme avec Vincent Macaigne et Karin Viard. Ce qui n'empêche pas une paradoxale pudeur, quand derrière les mordants dialogues cash ou les réjouissantes situations trash, L'origine du monde cache une autre mise à nu : entre une incartade au bois de Boulogne, d'insistants dialogues à double-sens entre les personnages joués par Laffite et Macaigne ou des génériques d'ouverture et clôture utilisant des chansons de Marie Laforêt et Shirley Bassey, références culturelles gays, une lecture possible du film comme celui du coming-out de son auteur s'installe rapidement. Il n'est donc pas impossible qu'avec ce solide premier essai derrière la caméra, Laffite coupe bien bien plus qu'un cordon ombilical. Qu'il le fasse à pleine dents, n'en est que honorable.
En salle depuis le 15 septembre
 

16 septembre 2021

3:31

L'origine du monde : Laurent Lafitte lève des lièvres avec une histoire de chatte

À quoi tient une bonne comédie ? Peut-être bien à ce que l'on trouve de moins en moins souvent dans celles françaises : un postulat non seulement original mais surtout qui s'en sert pour s'affranchir de certaines limites.


Pour son premier film de réalisateur, Laurent Lafitte a fait le bon choix en allant piocher chez l'un des auteurs actuels de théâtre de boulevard les plus audacieux, Sébastien Thiéry. Comme souvent chez lui, l'argument de L'origine du monde, secoue des bases classiques, celle du vaudeville pour les malaxer avec des éléments d'absurde délirant, voire de surréalisme pour un commentaire social bien senti. En l'occurrence, avec un quadra petit bourgeois qui se retrouve un matin avec son cœur qui ne bat plus mais reste pourtant vivant. La seule solution pour retrouver un état normal est de fournir à une psy, marabout new-age sur les bords, une photo du sexe de sa mère. Lafitte a conservé cette combinaison d’Œdipe sur le fond et de Bunuel dans la forme mais ajoute son propre sens du décalage.


De quoi se réapproprier la mécanique parfaite de Thiéry pour mieux la détraquer. Là où le dramaturge se demandait si un homme sans cœur est toujours un homme, Lafitte enfonce le clou avec une joviale provocation pour s'attaquer en bonus aux notions de couple, d'amitié ou de famille, le tout sur un ton frontal pas éloigné de ce qu'aurait pu faire un Bertrand Blier avec cette matière. D'ailleurs, Lafitte reprend à son compte le fameux esprit « décontracté du gland» en mettant littéralement à poil le trio déchainé qu'il forme avec Vincent Macaigne et Karin Viard. Ce qui n'empêche pas une paradoxale pudeur, quand derrière les mordants dialogues cash ou les réjouissantes situations trash, L'origine du monde cache une autre mise à nu : entre une incartade au bois de Boulogne, d'insistants dialogues à double-sens entre les personnages joués par Laffite et Macaigne ou des génériques d'ouverture et clôture utilisant des chansons de Marie Laforêt et Shirley Bassey, références culturelles gays, une lecture possible du film comme celui du coming-out de son auteur s'installe rapidement. Il n'est donc pas impossible qu'avec ce solide premier essai derrière la caméra, Laffite coupe bien bien plus qu'un cordon ombilical. Qu'il le fasse à pleine dents, n'en est que honorable.
En salle depuis le 15 septembre
 

16 septembre 2021

3:31

Afrofuturistik : la science-friction africaine

Où en est-on, en France, avec le cinéma africain ?


En fait, un peu nulle part. Alors que la plupart des sélectionneurs de festivals s'accordent à dire qu'il y a quelque chose qui frémit sur ce territoire, qu'une nouvelle génération est en train de se mettre en place ; vu d'ici, la découverte de ce cinéma-là est majoritairement rétrospective, patrimoniale. Depuis 2013, Quartier Lointain s'efforce d'y remédier en proposant régulièrement des programmes de courts métrages récents issus de tout le continent africain, regroupés autour d'un thème. La 6e édition agrège cinq films autour de l'idée d'Afrofuturisme. Une bonne idée quand elle s'intéresse à ce qui s'est passé autour du phénomène qu'à été Black Panther, le triomphant blockbuster Marvel et sa reconnaissance d'une culture africaine. Qu'importe si elle est passée par une réappropriation hollywoodienne, Afrofuturistik propose justement un effet miroir, avec des films, kényan, rwandais, nigérian, marocains ou congolais, très différents sur la forme ou le ton mais se rejoignant dans le principe d'une vision de l'Afrique actuelle par une Afrique reprenant à son compte les codes de la mondialisation. Y compris ceux d'un cinéma de genre, en l'occurrence la science-fiction. Refiltrée par les imaginaires de cinq réalisateurs pour une sorte de colonisation retournée à l'envoyeur, elle vire à la science-friction en confrontant mondes d'hier, aujourd'hui et demain.


Qu'il soit question d'un Maroc quasi post-apocalyptique dans Qu'importe si les bêtes meurent, des rivalités de sorcières nigérianes dans Hello Rain ou du premier spationaute rwandais resté trop longtemps en orbite dans Ethereality, la question de pouvoir associer traditions narratives ou culturelles et projection dans le futur est commune à ces courts métrages. Jusqu'à former une passionnante agora proposant des réponses méditatives ou cinglantes quand We Need Prayers : this one went to market, analyse de manière fulgurante en quelques minutes du marché de dupe que sont les rapports entre l'Afrique et le monde occidental, tandis que Zombies se fait particulièrement lucide pour danser sur la transe de la communication à tout crin et des réseaux sociaux. Le tout avec autant une énergie et une pertinence dans le propos social ou politique, dont ferait bien de s'inspirer le cinéma européen ou américain.


En salles depuis le 1er septembre


 

08 septembre 2021

3:53

Une histoire d'amour et de désir : la fleur du mâle

Un jour, il faudra bien se demander pourquoi les histoires d'éducation sentimentales et d'émancipation au cinéma se focalisent très majoritairement sur des personnages féminins. Leyla Bouzid était passée par là avec un premier film, À peine j'ouvre les yeux, où une jeune tunisienne faisait sa propre révolution en devenant chanteuse engagée. Engagé, le second long métrage de Bouzid l'est à sa manière. Autour du coup de foudre d'un étudiant d'origine algérienne pour une tunisienne débarquée à Paris, Une histoire d'amour et de désir s'attaque a ce qui tient quasiment d'un tabou, à savoir le déterminisme des jeunes hommes maghrébins à l'heure de leur première fois.


Une histoire d'amour et de désir voit cependant beaucoup plus loin que son titre faussement programmatique. La relation entre Ahmed, banlieusard renfermé qui ne connait de son pays de naissance que les injonctions sociales et moralisatrices et Farah, fille de la bourgeoisie de Tunis que rien ou presque n'effarouche ouvre une brèche quasi-inédite en s'attaquant aux images d'Épinal encore très ancrées autour des cultures du Maghreb vues d'ici de la place des jeunes hommes face à la pression sociale à la représentation des corps masculins arabes à l'écran. Ou plus simplement d'amalgames ayant fait de l'Afrique du Nord une entité globale, alors qu'elle est des plus diversifiées. Le geste est d'autant plus audacieux dans une période de retour au conservatisme, où les raccourcis sont entérinés comme des vérités, que Bouzid ose la douceur pour accompagner une démarche intellectuelle autour du déni de soi ou l'autocensure par une forme de dépucelage.


En ne renonçant jamais aux langueurs d'une romance, comme en faisant appel aux classiques oubliés de la littérature érotique arabe du Xème siècle, Une histoire d'amour et de désir prend langue sans qu'elle soit de bois, car n'occultant pas la complexité d'une identité maghrébine, bien plus dense que ses façades de virilisme ou d'atavisme religieux. Bouzid les travaillant au corps, par une sidérante combinaison de retenue et de sensualité. La vraie part de séduction de son film venant pour autant de sa proposition, qui peut paraître folle aujourd'hui où tout doit aller vite, de prendre du recul pour contrecarrer les préjugés, faire s'embrasser enseignements anciens et enjeux contemporains. La vibrante chamade qui s'installe ici doit bien sur beaucoup à Sami Outalbali et Zbeida Belhajamor, aussi remarquable que fièvreux duo d'acteurs, mais Une histoire d'amour et de désir terrasse surtout en rappelant qu'un propos intelligent autour d'une génération qui doit réapprendre à s'aimer afin de pouvoir s'autoriser à désirer l'autre, peut être incroyablement sexy.


En salles depuis le 1er septembre
 

01 septembre 2021

3:15

"Passion Simple" de Danielle Arbid

Comment adapter la langue d’Annie Ernaux à l’écran ? En donnant littéralement chair et âme à son ressenti d’un féminin libre.


"À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi. Tout de lui m'a été précieux, ses yeux, sa bouche, son sexe, ses souvenirs d’enfant, sa voix… "
 

06 août 2021

13:15

"The Sparks Brothers" d’Edgar Wright

Les Sparks sont le moins connu des groupes les plus influents. Un docu aussi pop et énergique que leur musique revient sur cette énigme.


The Sparks Brothers est une odyssée musicale qui raconte cinq décennies à la fois étranges et merveilleuses avec les frères/membres du groupe Ron et Russell Mael, qui célèbrent l’héritage inspirant des Sparks : le groupe préféré de votre groupe préféré.
 

30 juillet 2021

3:39

"Les Sorcières de l’Orient" de Julien Faraut

Pendant que les J.O battent leur plein à Tokyo, un documentaire revient sur l’exploit exceptionnel de l’équipe féminine japonaise de Volley qui fit sensation à ceux de 1964.


Japon années 1960. Alors que Tokyo, en pleine reconstruction, signe son grand retour sur la scène internationale avec l’organisation des JO, un groupe de jeunes ouvrières connait un destin hors du commun. Après le travail, elles s’entraînent dans les conditions les plus rudes pour se hisser au sommet du volley mondial. Bientôt surnommées les « Sorcières de l’Orient », elles deviennent le symbole du miracle japonais. Leur histoire nourrira la pop culture durant des générations…


Visuel © Affiche Les Sorcières de l'Orient
 

27 juillet 2021

14:08

74e FESTIVAL DE CANNES, le bilan

Doria Tillier avait raison : ça aurait été pas mal de commencer par la fin. Une cérémonie de cloture joyeusement chaotique et le palmarès ont éclairé une édition jusque-là nébuleuse. Voire bouclé en remaniant à la question posée au tout départ par Carax (et le Sparks) : So may we start (something new) ?


Visuel © Affiche Festival de Cannes
 

20 juillet 2021

4:16

74e FESTIVAL DE CANNES, Jour 11

À 24 heures du palmarès pas de pronostics, si ce n’est celui d’un prix de l’édition la plus mineure.


Visuel © Affiche Festival de Cannes
 

16 juillet 2021

2:37

74e FESTIVAL DE CANNES, Jour 10

Pas simple la tâche du jury Caméra d’or cette année : il va falloir départager 31 premiers films. Mais surtout trouver celui qui surpasse des oeuvres de vétérans plus fraîches que les nouvelles pousses.


Visuel © Affiche Festival de Cannes
 

15 juillet 2021

3:05

BUENA VISTA SOCIAL CLUB

Alors que Cuba retourne dans la rue, le fameux documentaire sur la musique qui en est issue fait son retour en salles.


Ry Cooder a compose la musique de Paris Texas et de The End of Violence. Au cours du travail sur ce dernier film, il parlait souvent avec enthousiasme a Wim Wenders de son voyage a Cuba et du disque qu'il y avait enregistre avec de vieux musiciens cubains. Le disque, sorti sous le nom de "Buena Vista Social Club", fut un succès international. Au printemps 1998, Ry Cooder retourne a Cuba pour y enregistrer un disque avec Ibrahim Ferrer et tous les musiciens qui avaient participe au premier album. Cette fois, Wim Wenders était du voyage avec une petite équipe de tournage.


Visuel © Affiche Buena Vista Social Club
 

14 juillet 2021

2:21

74e FESTIVAL DE CANNES, Jour 9

Cannes, c’est parfois une cour d’école pour adultes. Mais rarement un terrain de jeu pour enfants...
 

14 juillet 2021

2:27

74e FESTIVAL DE CANNES, Jour 8

Le tour de France ne passe pas en Paca cette année. En attente de films incontournables ou de révélations majeures, le festival lui pédale un peu à vide…


Visuel © Affiche Festival de Cannes
 

13 juillet 2021

2:32

74e FESTIIVAL DE CANNES, Jour 7

Dans l’attente d’une parole présidentielle qui pourrait impacter le festival, deux films français se rappellent férocement à son souvenir sur l’air de « Macron, si tu savais….".


Visuel © Affiche Festival de Cannes
 

12 juillet 2021

2:23

74e FESTIVAL DE CANNES, Jour 4

La place des femmes à Cannes 2021 ? Pas encore 50/50 mais ça avance…


Visuel © Affiche Festival de Cannes
 

09 juillet 2021

2:59

74e FESTIVAL DE CANNES, Jour 3

Une journée sous le signe de l’absence : d’un site de réservations de places qui finisse enfin par fonctionner, à celles, plus belles, de deux acteurs d’exception.


Visuel © Affiche Festival de Cannes
 

08 juillet 2021

2:54

74e FESTIVAL DE CANNES, Jour 2

Pendant que la salle Lumière tombe le masque, le rideau se lève sur les sections parallèles. Côté compétition, Tout s’est (effectivement) bien passé.


Visuel © Affiche Festival de Cannes
 

07 juillet 2021

3:18

74e FESTIVAL DE CANNES, Jour 1

Après la parenthèse covidienne de 2019, le festival de Cannes est de retour en fanfare avec Annette le nouveau film de Léos Carax, mais aussi déjà quelques couacs.


Visuel © Affiche Festival de Cannes
 

06 juillet 2021

2:54

"Sous le ciel d’Alice" de Chloé Mazlo

Au moment où la catastrophe Libanaise passe sous les radars, une attachante romance orientale ravive ses douleurs.


Dans les années 50, la jeune Alice quitte la Suisse pour le Liban, contrée ensoleillée et exubérante. Là-bas, elle a un coup de foudre pour Joseph, un astrophysicien malicieux qui rêve d'envoyer le premier libanais dans l'espace. Alice trouve vite sa place dans la famille de ce dernier. Mais après quelques années de dolce vita, la guerre civile s'immisce dans leur paradis…


Visuel © Ad Vitam
 

30 juin 2021

3:24

"De l'or pour les chiens" d’Anna Cazeneuve Cambet

À quoi ressemblent les jeunes femmes en fleur d’aujourd’hui ? À un film (et une révélation fulgurante d’actrices) qui ne craignent ni les épines ni les demandes d’amour.


Fin de l’été, Esther 17 ans, termine sa saison dans les Landes. Transie d’amour pour un garçon déjà reparti, elle décide de prendre la route pour le retrouver à Paris. Des plages du sud aux murs d’une cellule religieuse, le cheminement intérieur d’une jeune fille d’aujourd’hui.


Visuel © Rezo Films
 

29 juin 2021

12:23

"Gagarine" de Fanny Liatard & Jérémy Trouilh

La rénovation des « Films de banlieue » utiliser le même principe que les plans gouvernementaux : repenser l’espace. Mais avec beaucoup plus de succès dans le cas de Gagarine.


Youri, 16 ans, a grandi à Gagarine, immense cité de briques rouges d’Ivry-sur-Seine, où il rêve de devenir cosmonaute. Quand il apprend qu’elle est menacée de démolition, Youri décide de rentrer en résistance. Avec la complicité de Diana, Houssam et des habitants, il se donne pour mission de sauver la cité, devenue son "vaisseau spatial".


Visuel © Affiche Gagarine
 

23 juin 2021

3:25

"La nuée" de Just Philippot

Pendant que les insectes font Bzz, La nuée fait lui le buzz du nouveau cinéma de genre français.


Difficile pour Virginie de concilier sa vie d’agricultrice avec celle de mère célibataire. Pour sauver sa ferme de la faillite, elle se lance à corps perdu dans le business des sauterelles comestibles. Mais peu à peu, ses enfants ne la reconnaissent plus : Virginie semble développer un étrange lien obsessionnel avec ses sauterelles…


Visuel © Affiche La nuée
 

16 juin 2021

2:59

"Il n'y aura plus de nuit" d’Eléonore Weber

Sur le terrain comme dans les mentalités, la guerre moderne est aussi désormais celles des images.


Des images provenant d’hélicoptères sur le théâtre des opérations. L’œil insatiable des pilotes scrute le paysage. Les hommes qui sont visés ignorent qu’ils le sont, ils n’ont pas repéré d’où venait la menace. L’intervention a lieu sous nos yeux. Celui qui filme est également celui qui tue.


Visuel © Affiche Il n'y aura plus de nuit
 

15 juin 2021

13:16

"Tom Foot" de Bo Widerberg

Si on ne sait pas ce que donnera l’équipe de Suède à l’Euro, un des classiques du cinéma local revient en force sur le terrain.


Johan Bergman, petit Suédois de 6 ans, a une sacrée frappe et un redoutable sens du dribble. Repéré par Mackan, buteur star, ce petit prodige du foot lui vole la vedette. Propulsé directement chez les pros, il vient même au secours de l’équipe nationale suédoise pour l’aider à se qualifier pour la Coupe du monde 1974. Mais il a de plus en plus de mal à concilier vie d’enfant et exigences du métier de footballeur professionnel…


Visuel © Tom Foot
 

09 juin 2021

3:15

"Häxan" de Benjamin Christensen

Cent ans plus tard, l’un des films muets les plus sidérants n’a rien perdu de sa puissance. Serait-ce de la sorcellerie ?


Présenté à la manière d’une conférence, Häxan est un film documentaire sur la sorcellerie, de l’antiquité à la période contemporaine du film (1922). La sorcellerie est représentée avec soin par des illustrations tirées d’ouvrages médiévaux et des reconstitutions filmiques. Du sabbat des sorcières aux interrogatoires de l’inquisition, les illustrations classiques prennent vie dans des visions spectrales inquiétantes utilisant tous les effets spéciaux disponibles à l’époque : surimpressions, maquettes, jump cuts, stop motion, maquillages et prothèses.


Coffret Blu-ray/DVD chez Potemkine
 

02 juin 2021

4:04

"Playlist" de Nine Antico

Cadrée dans ses BD comme dans son premier long métrage, la liberté au féminin reste le sujet de Nine Antico


Sophie a 28 ans. Elle aimerait être dessinatrice, mais ce serait tellement plus facile si elle avait fait une école d’art. Elle aimerait aussi trouver l'amour, mais ce serait tellement plus facile s'il vous sautait aux yeux. Elle multiplie les expériences amoureuses et professionnelles. Prendre des coups, beaucoup, en donner, un peu : c’est ça, l’apprentissage. Dans sa tête tourne en boucle Daniel Johnston, qui chante que « l'amour véritable finit bien par vous tomber dessus » ; mais Sophie se demande s'il dit vrai.
En salles le 2 juin


Visuel © Affiche Playlist
 

01 juin 2021

10:18

"The Father" de Florian Zeller

Perdons la mémoire de l’image publique de théâtreux qu’à Florian Zeller. Récit des errances mentales causées par la maladie d’Alzheimer, The Father l’impose comme un cinéaste d’importance.


La réalité d’Anthony, octogénaire atteint d’Alzheimer se fracture de plus en plus. Le faisant douter de tout, plongé dans le labyrinthe mental de la maladie...
Visuel © The Father
 

26 mai 2021

4:44

"On Gaku" de Kenji Iwasawa

Il y a BEAUCOUP (49 films !) de chose à voir pour cette semaine de réouverture des salles.Mais plus encore à entendre dans On Gaku.


Une bande de lycéens marginaux menée par Kenji décide de créer un groupe de musique, sans savoir jouer. Le groupe Kobujutsu est né !
 

19 mai 2021

5:05

"Magic" de Richard Attenborough

Bien avant d’incarner Hannibal Lecter, Anthony Hopkins tenait des rôles sacrément flippants. Comme dans Magic où il se fait bouffer la tête par une marionnette…


Marionnettiste de talent, Corky Withers est une grande vedette qui partage l'affiche avec Fats, sa marionnette partenaire. Ensemble, ils échangent des plaisanteries et font rire le public. Mais un jour, Corky refuse un gros contrat et s'enfuit dans sa ville natale sans donner d'explications à son impresario. Et pour cause : comment expliquer sans paraître fou que Fats la marionnette semble exercer une influence meurtrière sur celui qui la manipule ?


En dvd/Blu-ray chez Rimini éditions.
 

12 mai 2021

4:12

"Shadow In The Cloud" de Roseanne Liang

Le virilisme en prend pour son grade dans série B féministe qui prend son envol en envoyant une héroïne badass en l’air... 


Pendant la Seconde Guerre mondiale, une jeune mécanicienne voyageant avec des documents top secret à bord d’un bombardier B-17 est confrontée à une présence maléfique qui risque de compromettre sa périlleuse mission.


Visuel © Affiche "Shadow in the cloud"
 

05 mai 2021

3:28

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