La Potion

Dans Nova Lova, une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.

par Jeanne Lacaille

Épisodes

Le romarin, plante sacrée et initiatique depuis l'Antiquité

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd'hui dans La Potion, la naturopathe Anaïs Deneuville et une plante à l'honneur : le romarin !Avec le retour des beaux jours, le monde végétal et le royaume animal se réveillent petit à petit : des fleurs ici, des bourgeons là et dans le ciel, le retour progressif des oiseaux migrateurs. Dans La Potion vous le savez, il est toujours affaire de magie, de musiques rituelles et de rythmes thérapeutiques mais aussi de pharmacopées alternatives et naturelles, car oui, les plantes peuvent nous guérir elles aussi. La preuve en est avec le romarin, plante sacrée et initiatique dans de nombreuses cultures depuis l'Antiquité, recommandée pour ses vertus anti-oxydantes, drainantes et toniques par la médecine chinoise autant que par la reine hongroise Izabella. Bonus : Anaïs Deneuville nous dévoile quelques-unes de ses recettes préférées !Crédit © Getty Image/ DEA-S.Montanari  

04 mars 2021

9:39

Yelli Yelli : "mon grand-père m'est apparu en rêve pour me donner la clé de l'univers"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, la chanteuse de folk kabyle Yelli Yelli !Après une enfance tranquille en banlieue parisienne, puis un premier projet - le déjà folk Milkymee - Emilie Hanak s’est trouvée un nouvel alias : Yelli Yelli, "la fillette" en kabyle, un surnom tendre que lui donnait son grand-père. Pour La Violence est Mécanique, un deuxième et nouvel album à paraître le 23 avril prochain, Yelli Yelli a fait appel à deux alchimistes du son : Piers Faccini et la productrice Chloé dont les volutes électroniques fonctionnent à merveille sur la folk habitée de Yelli Yelli. "Chargée de vie, je chante mes morts et j'implore les espaces où les consciences s'évanouissent" écrit Yelli Yelli au sujet de "Tassusmi", l’un des très beaux extraits de ce nouvel album - il ne m’en fallait pas plus pour avoir envie de l’inviter. Pour la Potion, Yelli Yelli raconte notamment comment la musique et les rêves lui permettent de communiquer avec l'invisible, surtout avec Chérif, son grand-père kabyle.   

03 mars 2021

14:10

Sam Mangwana, le sorcier nature de la rumba congolaise

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, un des géants de la rumba congolaise : Sam Mangwana ! Résumer la vie et l’œuvre de Sam Mangwana n’est pas une mince affaire mais sachez que nous sommes en compagnie d’une véritable star dans La Potion aujourd’hui. Compagnon de route de figures de la rumba congolaise comme Franco et l’orchestre OK Jazz, coqueluche d’Abidjan avec l’African All Stars, à 75 ans, Sam Mangwana vient de sortir un nouvel album intitulé Lubamba. Lubamba, un disque qui témoigne que Sam Mangwana n’a rien perdu de son goût de faire vivre et transmettre l’esprit de la rumba d’antan, cure de jouvence à laquelle vous pourrez goûter en live ce dimanche dans le salon de musique de Néo Géo, au micro de Bintou Simporé. Pour La Potion, Sam Mangwana revient sur sa profonde connexion avec la nature, lien mystique bien plus sacré à son avis que le dogme des religions occidentales, emmenées par la colonisation.   

02 mars 2021

11:30

Sarah Maison : "j'ai appris à arrêter le feu à l'âge de 10 ans"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, une artiste hautement magnétique : la chanteuse Sarah Maison ! Apparue en 2016 au détour d’un "Western Arabisant", un premier morceau envoûtant, puis d’un premier EP sorti courant 2018, Sarah Maison sera de retour le 19 mars prochain avec Soleils, un nouvel EP pop et flamboyant où se côtoient chanson française un peu psyché et sensualité des gammes orientales. D’un astre à l’autre, Sarah Maison se dévoile en magie dans La Potion aujourd’hui : un épisode dans lequel la chanteuse nous révèle ses dons de magnétiseuse hérités de son papa et l'impact de l'astrologie sur la création de Soleils, son dernier EP. Crédit © Diane Sagnier  

01 mars 2021

13:10

Les formules magiques du collectif Mawimbi

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, le collectif parisien Mawimbi !Voilà huit ans déjà que les DJ et producteurs du collectif Mawimbi secouent les dancefloors de Paris et d’ailleurs, en brassant large et en créant des ponts entre l’immense héritage musical issu de l’Atlantique Noire et des sonorités électroniques très contemporaines. Toutes les antennes dehors, Mawimbi s’est également affirmé, au fil des années, comme un label défricheur dont les artistes - qu’il s’agisse de Loya, d’Onipa ou d’Afriqoi - n’auront aucun mal à se reconnaître dans le mantra de David Byrne : "i hate world music", comprenez "je déteste la musique du monde". Aujourd’hui, Mawimbi s’apprête à sortir son premier album et lance un kisskissbankbank pour vous proposer de contribuer au financement de la version vinyle de l’album - ils aiment les belles choses que voulez-vous. Pour La Potion, Adrien et Bertrand du collectif Mawimbi nous dévoilent quelques-unes de leurs formules magiques pour mettre le dancefloor en transe.   

26 février 2021

14:26

Dom La Nena : "au Brésil, on prie les divinités yorubas pendant les matchs de foot"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans la Potion, la violoncelliste brésilienne Dom La Nena !Dom La Nena grandit entre le Brésil et la France, mais c’est en Argentine finalement qu’elle a appris le violoncelle, sa baguette magique si on veut. Depuis 2010, on suit de près Dom La Nena : en solo, en duo avec Rosemary Standley dans Birds on Wire (foncez écouter leur dernier album Ramages si ce n’est pas déjà fait, il est magnifique)... Mais on a pu la croiser aussi aux côtés de Jane Birkin, Jeanne Moreau, Etienne Daho, Sophie Hunger, Camille ou encore Piers Faccini, qui ont tous réclamé son savoir-faire et son élégance au violoncelle. Le 26 février, Dom La Nena sortira son 3e album solo, Tempo, une petite douceur entre classique, folk et langueur bossa. Le violoncelle est évidemment l’instrument à l’honneur de Tempo, celui de la musique, celui de la vie aussi : pour Dom La Nena, cet album est une invitation à ralentir, à vivre au présent et à saisir tous les petits moments de grâce. Pour La Potion, Dom La Nena revient sur les sorcières qui l'ont inspirées, de Marguerite Duras à Jeanne Moreau, avant de nous faire découvrir quelques rituels yorubas très populaires au Brésil. Crédit © Six Degrees Recors  

25 février 2021

16:05

Frànçois and The Atlas Mountain : "Etienne Daho, un magicien à la ville comme à la scène"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, un ancien grunge extra-sensible : Frànçois and The Atlas Mountain !Cela fera bientôt 20 ans que Frànçois Marry nous enchante, avec ou sans The Atlas Mountain, un groupe à géométrie variable dont on vous a beaucoup joué la pop onirique. Trois ans après Solide mirage, Frànçois Marry s’apprête à sortir son septième album, Banane Bleue, un disque nomade et profondément européen puisqu’il est né entre Berlin, Athènes et Paris, composé dans des ateliers loués pour quelques jours ou même sur des instruments empruntés ici et là parfois. Un espèce de voyage interrail amoureux et rêveur - mais jamais tout à fait léger - qui s'intéresse à l'air et à son électricité. Pour La Potion, Frànçois Marry nous initie aux musiques sorcières qui ont compté pour lui et, d'une forêt des Landes à la transe des gnaouas d'Essaouira, le musicien se dévoile en magie.    

24 février 2021

11:03

Les rituels musicaux de Vincent Ségal

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, un des musiciens les plus inclassables de sa génération : le violoncelliste Vincent Ségal ! Avec l’improvisation chevillée au corps, comme un baladin curieux de tout, Vincent Ségal peut passer l’air de rien d’une suite de Bach à une rumba bien cadencée, des musiques de nuit mandingues au jazz contemporain le plus expérimental… En fait la musique, c’est un peu sa maison, c’est peut-être pour ça qu’il en habite aussi bien toutes les pièces. Aventurier pas banal, violoncelliste à l’écoute des bruits du monde, c’est dans le dialogue et l’attention au présent que Vincent Ségal transcende son art. Voilà comment, au fil des années et des rencontres, le musicien a joué avec Cesaria Evora, Alain Bashung, Oxmo Puccino, Ballaké Sissoko encore Papa Wemba, et bien sûr au sein de son propre trio, le bien nommé Bumcello… A croire qu’ils sont un peu jumeaux, c’est bien avec son violoncelle sous le bras que Vincent Ségal est passé me voir aujourd’hui en studio, pour une Potion dans laquelle le musicien revient sur les rituels magiques et musicaux dont il a hérité, autant que ceux qu'il a rencontré au fil de ses voyages, de la Roumanie au Brésil en passant par le Mali.   

23 février 2021

15:43

Mathieu Boogaerts : "mystique, c'est presque un gros mot pour moi"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, un cartésien indécrottable : Mathieu Boogaerts ! Depuis 1995, Mathieu Boogaerts trimballe sa poésie lunaire et ses chansons d’amour dans la pop française avec flegme et décontraction. À 50 ans, le musicien s’apprête à sortir son huitième album studio, En Anglais : aujourd’hui Mathieu Boogaerts vit à Londres et il s’est dit tant qu’à faire que ce serait cool que ses voisins puissent comprendre ses chansons. A l'occasion de son superbe live dans Chambre Noire sur Radio Nova mercredi dernier, Mathieu Boogaerts s'est prêté au jeu de La Potion... ou plutôt de l'anti-Potion, car le chanteur se révèle être le mec le moins ésotérique du monde. La magie ? Non. L'invisible ? Non. La spiritualité ? Non. Vous avez dit mystique ? C'est encore non mais le résultat, c'est une Potion vraiment très drôle.   

22 février 2021

11:07

Danitsa : "la musique d'Erykah Badu, c'est de la médecine chinoise pour moi"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, celle que certain.e.s appellent l’héritière de Lauryn Hill : la rappeuse suisse Danitsa !  Danitsa est franco-suisse et cultive dans sa potion musicale un bon mélange d’influences qui canalisent tout l’héritage de la great black music. Si elle est née à Paris, c’est à Genève que Danitsa a fait ses débuts, dans un collectif reggae d’abord puis dans un collectif hip-hop, aux côtés de rappeurs comme Slim-K ou encore Dimeh. Finalement, comme si un petit diamant s’était révélé, planqué au milieu du trésor, Danitsa sort EGO, un premier album récompensé dès sa sortie en 2017. Aujourd’hui la musicienne s’apprête à révéler son 2e album, dont un premier extrait s’est déjà échappé, "Let Go", un appel au lâcher-prise et à la paix intérieure. Pour La Potion, Danitsa revient sur son initiation reggae par son père, le producteur Skankytone, et révèle les secrets de la visualisation positive, pouvoir magique transmis par la famille de sa maman.  

19 février 2021

11:45

Roforofo Jazz : "Tony Allen ? Un sorcier du rythme par excellence"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, un collectif qui a le sens du groove : ROFOROFO JAZZ ! Certains d’entre vous auront peut-être fait la connexion, mais figurez-vous que le collectif Roforofo Jazz doit son nom à un album de Fela Kuti, Roforofo Fight. Un hommage qui amenait le collectif à se rendre à Lagos au Nigéria en 2019, pour une série de concerts au célèbre Shrine, temple afrobeat de la famille Kuti. Un honneur rare pour un groupe non pas nigérian, mais parisien ! Au cœur du projet, on retrouve Martin Smith, véritable défenseur de l’afrobeat hexagonal. Le premier EP de Roforofo Jazz vient de sortir, il s’intitule Fire Eater et il ne s’embarrasse pas des frontières entre les genres, mélangeant afrobeat, hip-hop et funk aux influences persanes dans leur potion groove. Pour La Potion aujourd'hui, Martin Smith revient sur leur aventure au Shrine et au Kalakuta Museum ainsi que sur la grande sagesse d'un maître du rythme, Tony Allen, qui a vraiment compté dans l'initiation afrobeat de Roforofo Jazz.   

18 février 2021

10:56

Hamid Drake : "la musique d'Alice Coltrane aligne tous vos centres d'énergie"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Hamid Drake est né en Louisiane en 1955 mais c’est à Chicago que le rythmicien tombe dans la marmite du free jazz, un jazz libre et spirituel dans lequel il intègre de nombreux rythmes traditionnels issus du continent africain - un peu à la manière de Famoudou Don Moye, invité de La Potion il y a quelques semaines. Au fil des rencontres et des années, Hamid Drake a joué avec des piliers de la scène jazz américaine, des monuments tels que Don Cherry, Pharoah Sanders, William Parker ou encore David Murray. En 2018, j’ai redécouvert Hamid Drake aux côtés de la flûtiste franco-syrienne Naïssam Jalal sur le disque Quest of The Invisible, une quête musicale et spirituelle plutôt bouleversante pour être honnête. A l’occasion de la 30e édition du festival Sons d’Hiver, Hamid Drake était de passage à Paris et, magie magie, il est donc avec nous dans La Potion aujourd'hui ! Un épisode dans lequel le percussionniste revient notamment sur la puissance mystique des rythmes gnaouas, celle aussi d'Alice Coltrane, avec laquelle il a longtemps échangé par courrier. Par ailleurs, Hamid Drake nous révèle aussi les dons magiques que lui ont transmis ses parents : l'un descendant d'un guérisseur améridien, l'autre étant capable de voir les esprits des êtres disparus... Une Potion très spirituelle !   

17 février 2021

14:18

Plongée en eaux mystiques avec Awori

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, la chanteuse et rappeuse ougandaise Awori ! En 2019, le label Galant Records joue les conneXionneurs en réunissant Awori et le producteur lyonnais Twani. Magie magie des rencontres, les deux complices livrent alors "Cortex Luxta", un premier morceau qui allait sceller leur union. Depuis, les deux ne se sont plus vraiment quittés, et en même temps, il n’y a que les Alpes qui les séparent. Basée en Suisse, Awori a continué d’écrire et de sonder ses émotions les plus secrètes. Aujourd’hui, cette plongée en eaux profondes donne lieu à un disque (à paraître fin février chez Galant Records). Un album qui, tout en lui rendant hommage, va puiser de la force dans l’histoire de Ranavalona III, dernière reine de Madagascar et militante emblématique des luttes anticoloniales. Mêlant future bass & rn’b introspectif à la Sudan Archive, hip hop expérimental et neo-soul un peu cosmique à la Erykah Badu pour soutenir ses chants de sirène, Awori se dévoile en magie dans La Potion aujourd’hui… ATTENTION SPOILER : entre autres révélations mystiques, Awori me fait chanter les chœurs sur un chant magique de son enfance.   

16 février 2021

13:26

Anna Majidson, sorcière aux cordes sensibles

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, la musicienne franco-américaine Anna Majidson !Anna Majidson, c’est un halo de cheveux blond vénitiens, une fossette et des traits fins, mais surtout, la musicienne franco-américaine est l’artisane d’une folk à la texture rn’b très spirituelle. Longtemps moitié de HAUTE, un duo formé au Canada avec le beatmaker Blasé, et après quelques duos aux côtés de certaines de ses idoles, Seu Jorge et Marcia Gray en l'occurrence, Anna Majidson est de retour en solo avec “Mixtape Telecom”, un EP absolument envoûtant qui sortira le 26 février. Ce disque, Anna Majidson l’a enregistré à Beaulieu, un petit village lové dans le parc national New Forest, dans le Hampshire en Angleterre. Un écrin féerique, un lieu habité et hautement spirituel, peuplé de rivières et de chevaux sauvages, qui marque profondément sa musique. Pour “Mixtape Telecom”, Anna Majidson n’a pas fait appel à sa guitare, son instrument de prédilection, mais bien la mandoline, instrument très populaire dans les traditions musicales méditerranéennes qui, chez la musicienne, fait office de trait d’union avec les cordes du bluegrass. Un son cristallin et ancien qui sublime sa voix et ses influences rn’b qui ne sont jamais loin. (Pensée soudaine en écoutant "Mixtape Telecom" pour la 40e fois : c’est comme si James Blake s’était mis à la mandoline, mais en mieux). Pour La Potion, Anna Majidson se révèle en magie, des pouvoirs de sa mandoline à la rivière sacrée qui coule à l’intérieur d’elle-même, en passant par la plante reine de sa pharmacopée : la sauge.© Marine Henrion  

12 février 2021

12:32

Kora et musiques sorcières dans La Potion de David Walters

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, un explorateur de la créolité : David Walters !« Agis dans ton lieu, pense avec le monde » disait le poète et philosophe martiniquais Edouard Glissant : et bien chez David Walters, la musique est un passeport et le monde un terrain de jeu ! L’année dernière, David Walters nous a fait voir du pays avec Soley Kreyol, un 3e album qui célèbre ses racines antillaises, sa famille et quelques jolies langues du rythme d’Haïti à Trinidad... C’est sûr, il nous aura bien secoué le bas de reins ! Aujourd’hui, David est de retour avec Nocturne, un disque vraiment magnifique, conçu comme le yang du précédent en fait. Onze titres en clair-obscur, une méditation introspective, mélancolique et toujours créole bien sûr, puisque David Walters a invité trois maîtres à l’accompagner : Vincent Ségal au violoncelle, Ballaké Sissoko à la kora, et le guadeloupéen Roger Raspail aux percussions. Une Potion qui nous emmènera dans une cérémonie vaudou à Brooklyn, un pow-wow amérindien au Nouveau-Mexique, à l'écoute de la kora en transe de Ballaké Sissoko et dans la discothèque de David Walters, à la recherche de ses musiques sorcières… Spoiler : on y trouve Lhasa de Sela.   

11 février 2021

15:18

Théo Ceccaldi : "mon violon a des vies antérieures"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, un violoniste aventurier : Théo Ceccaldi ! Théo Ceccaldi bouillonne dans tout ce qu’il entreprend... Révélation de l’année aux Victoires du Jazz en 2017, le violoniste s’impose aujourd’hui comme l’un des artisans les plus brillants du jazz contemporain. En solo, duo ou trio, en collectif ou au sein de l’Orchestre National de Jazz, punk ou électrique, Théo Ceccaldi a joué avec des légendes telles que Michel Portal ou Mulatu Astatke, pionnier de l’éthio-jazz. D’ailleurs en ce moment, le violoniste prépare une nouvelle création, KUTU, qui invite deux chanteuses éthiopiennes. A suivre… Mais en bref, Théo Ceccaldi est inarrêtable et vous ne serez donc pas surpris d’apprendre qu’à à peine 35 ans, il a déjà participé à l’enregistrement de plus d’une trentaine de disques. Il vient d’en sortir un là, sublime en tout point : Constantine, un retour aux sources hybride, fantasmé et poétique sur les traces de son père, violoniste pied noir d’Algérie. Pour La Potion, Théo Ceccaldi revient sur les rituels musicaux qui se transmettent dans sa famille de musiciens, nous emmène dans les nuits de transe de La Gare à Paris aux azmari-bets d'Addis Abeba, et nous présente les magicien.ne.s qui ont marqué son parcours musical.   

10 février 2021

17:12

La mystique des rythmes afro-vénézuéliens avec Raul Monsalve

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, le musicien vénézuélien Raul Monsalve !Raul Monsalve vit à Paris depuis une dizaine d’années, mais d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique, cet ancien punk diplômé d’ethnomusicologie n’a de cesse de creuser, de fouiller le folklore musical vénézuélien à la recherche de ses persistances africaines, apprenant à en maîtriser les instruments et les rythmes traditionnels qu'il fusionne avec les grooves chauds de l'afrobeat, du jazz latin, du funk ou de twists psychédéliques amenés par des touches électroniques. Initié par le maître highlife Orlando Julius, The Heliocentrics ou le groupe Afrika 70 de Fela Kuti, Raul Monsalve a ensuite mis son savoir-faire polyrythmique au service de son projet folk-cosmique Insólito UniVerso, ou plus récemment de sa formation, Raul Monsalve y los Forajidos, un all star de musiciens vénézuéliens avec lesquels il sortait un album intitulé Bichos ! Remontant la piste de ces ancêtres africain.e.s, pour La Potion Raul Monsalve lève le voile sur la mystique de certains rythmes traditionnels afro-vénézuéliens tels que le sangueo, et nous emmène à Cuba pour vivre la transe des tambours batá. Crédit © Olindo Records  

09 février 2021

11:57

Lala &ce : "quand j'ai découvert cet arbre sacré au village, j'étais submergée".

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
"Sur la prod' je fais que de la magie..." pose-t-elle sur "Sipa". Ancienne membre du collectif Lyonnais 667, Lala &Ce vient de sortir “Everything Tasteful”, un premier album solo qu’on adore chez Nova pour son indolence, sa sensualité, ses non-dits aussi. Un disque qui dit le désir, la drogue et la moiteur. Une musique extra sensorielle qui se deale au ralenti, qui se déguste et ne s’offre pas tout de suite, comme une série de runes un peu cryptiques. Lala porte le nom de grand-mère maternelle ivoirienne, et c'est la direction que prendra La Potion aujourd'hui : même si Lala a peur de la magie - elle nous explique pourquoi - nous irons notamment en Côte d’Ivoire à la découverte des traditions animistes de sa famille.  

05 février 2021

9:46

Au cœur de l'invisible avec Yael Naim

Aujourd’hui dans La Potion, une voix incontournable du paysage musical français, une artiste sensible à l’invisible : Yael Naim ! 
C’est en chantant son renouveau, sa nouvelle âme, qu’on découvrait Yael Naim en 2007 avec ce qui devait devenir un classique nova : "New Soul". Depuis, la chanteuse franco-israélienne n’a eu de cesse de se renouveler en cultivant la sagesse des vieilles âmes, au fur et à mesure qu’elle lâchait prise ou plus simplement qu’elle devenait perméable à la vie. Au printemps 2020, Yael Naim sortait Nightsongs, un cinquième album composé seule et de nuit, là où tout peut arriver. Un crépuscule après l’autre, Yael Naim a laissé affleurer ses émotions les plus enfouies, les nuances et les mystères qui peuplent son inconscient, sa forêt souterraine. Pour La Potion, Yaël Naim se dévoile en magie, de son rapport à l'invisible qu'elle cultive en musique à sa nouvelle passion pour les champignons, princes magiques du règne végétal. Crédit © Label Tôt Ou Tard  

04 février 2021

11:03

Medz Bazar : "les chants sacrés arméniens nous inspirent beaucoup"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Depuis sa formation à Paris en 2012, le collectif Medz Bazar a traversé l’Europe de long en large, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient, souvent invité à jouer par les diasporas turques et arméniennes. Car Medz Bazar régénère musiques traditionnelles et chants populaires d’Anatolie, du Caucase ou des Balkans, par la grâce d'arrangements originaux composés à 16 mains… Je vous laisse faire le calcul. En live, Medz Bazar dégage une énergie folle tout en brassant large et quoi qu’il arrive, le collectif envoûte par ses harmonies nomades et son humanité, qu’il chante l’amour, la justice ou la paix. Clarinette, saxophone, contrebasse, percussions, violon, accordéon ou encore bouzouki composent l’instrumentarium magique de leur trois premiers albums dont le dernier, O, sortait en 2019.  Pour La Potion, Shushan et Marius du collectif Medz Bazar reviennent sur leur initiation à ces traditions musicales, les chants rituels qui composent leur répertoire et la magie des chants liturgiques arméniens qui les inspirent beaucoup.   

03 février 2021

11:12

Medz Bazar : "les chants sacrés arméniens nous inspirent beaucoup"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Depuis sa formation à Paris en 2012, le collectif Medz Bazar a traversé l’Europe de long en large, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient, souvent invité à jouer par les diasporas turques et arméniennes. Car Medz Bazar régénère musiques traditionnelles et chants populaires d’Anatolie, du Caucase ou des Balkans, par la grâce d'arrangements originaux composés à 16 mains… Je vous laisse faire le calcul. En live, Medz Bazar dégage une énergie folle tout en brassant large et quoi qu’il arrive, le collectif envoûte par ses harmonies nomades et son humanité, qu’il chante l’amour, la justice ou la paix. Clarinette, saxophone, contrebasse, percussions, violon, accordéon ou encore bouzouki composent l’instrumentarium magique de leur trois premiers albums dont le dernier, O, sortait en 2019.  Pour La Potion, Shushan et Marius du collectif Medz Bazar reviennent sur leur initiation à ces traditions musicales, les chants rituels qui composent leur répertoire et la magie des chants liturgiques arméniens qui les inspirent beaucoup.    

03 février 2021

11:12

Du jazz spirituel dans La Potion de la légende Archie Shepp

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, une légende du jazz : le saxophoniste américain Archie Shepp ! À 83 ans, Archie Shepp est un véritable monument. Créateur du free-jazz avec Cecil Taylor, activiste du Black Power, musicien militant et voyageur, Archie Shepp use depuis longtemps de son saxophone comme une arme pour dénoncer les inégalités raciales, cette maladie qui gangrène toujours les Etats-Unis. Vous l’aurez compris, chez Archie Shepp, le sax est politique alors quand éclate, en 1971, un soulèvement de prisonniers dans la prison d’Attica suite à l’assassinat d’un militant Black Panthers, Archie Shepp enregistre l’année suivante Attica Blues : son disque le plus connu, une œuvre enragée à la croisée du free jazz, du blues, du gospel et de la soul. La révolte ça conserve, et comme une cure de jouvence, on a pu voir Archie ces dernières années aux côtés de rappeurs tels que Chuck D de Public Enemy ou du français Rocé… et même de Nekfeu ! Aujourd'hui, Archie vit à Ivry, à côté de Paris. A l’occasion de la sortie de Let My People Go, un disque qui revisite l’immense œuvre collective que forment les negro spirituals, La Potion s’est invitée chez Archie Shepp.Un épisode dans lequel le grand maître dévoile son rapport à la magie, à la transe, aux negro spirituals qu'il considère très puissants ; et revient sur quelques rencontres spirituelles qui ont marqué sa vie, de John Coltrane à la weed. Crédit © Getty Image / Frans Schellekens  

02 février 2021

14:30

La transe occitane et païenne de San Salvador

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Le décor d’abord : un bourg de 250 habitants, à vingt minutes de Tulle, la préfecture de la Corrèze. À Saint-Salvadour, résonnent tambours et chants populaires du Massif Central grâce à trois hommes et trois femmes, un club des six polyphonique qui a décidé de régénérer les traditions musicales de sa région. Et devinez quoi ? ça marche ! Depuis deux ans, San Salvador envoûte les publics des festivals, des Transmusicales de Rennes au GlobalFest à New York, avec un live en occitan vraiment époustouflant, flirtant avec la transe en permanence. San Salvador, c’est aussi la réalisation d'une utopie collective qui permet à nos traditions musicales locales de vivre, de se renouveler et d’être transmises, dans la lignée de Manu Théron avec Lo Cor de la Plana ou de Sam Karpienia à Marseille. San Salvador vient de sortir son premier album, La Grande Folie, huit titres ébouriffants d’une grande modernité, des chants jetés comme des sorts entre ritournelles paysannes ou amoureuses, rites païens et appels à la révolte. Pour La Potion, Gabriel Durif revient sur leur initiation, la magie et les tambours de transe qui composent le répertoire de San Salvador.Crédit © Kristof Guez  

01 février 2021

12:46

Christine Salem : "avant de retrouver mes ancêtres, j'étais complètement perdue"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, une des rares voix féminines du maloya : la musicienne réunionnaise Christine Salem ! Après des débuts dans les années 2000 avec son groupe Salem Tradition, Christine Salem a pris le temps de vivre plusieurs aventures musicales, entraînant son maloya vers des routes plus éclectiques avec Moriarty, la chorégraphe Valérie Berger, ou la deep house d’Alex Barck. Cinq ans après Larg Pa Lo Kor, son premier album solo, Christine Salem est de retour aujourd’hui même avec Mersi, un disque qui rend hommage à ses ancêtres disparus.Dans La Potion de Christine Salem, il y a du maloya bien sûr, du blues et beaucoup d’horizon... Libre et affranchie, la musicienne s’éloigne dans Mersi encore un peu plus du combo percussions-voix traditionnel du maloya pour sublimer la guitare et au violon de ses complices. De sa voix profonde, Christine Salem remercie les anciens et croque le monde d’aujourd’hui, tout en livrant, entre rock séga et maloya, un disque hautement spirituel… Pour La Potion, Christine Salem revient sur sa toute première transe, clé de voûte de connexion avec ses ancêtres, et le processus qui l'a conduit sur leurs traces sur le continent africain.   

29 janvier 2021

13:26

Bachar Mar-Khalifé : "de nombreux esprits m'ont visité pendant la composition d'ON/OFF"

Aujourd’hui dans La Potion, un musicien ardent et sage en même temps : Bachar Mar-Khalifé !
Bachar Mar-Khalifé a six ans lorsqu’il quitte le Liban avec sa famille, un exil à Paris qui marque son œuvre autant que sa poétique depuis ses débuts en 2010. Issu d’une famille de musicien.ne.s réputé.e.s, Bachar Mar-Khalifé hérite de son père, Marcel Khalifé, légende du oud et de la chanson au Liban, autant que de sa mère Yolla Khalifé, chanteuse et poétesse elle aussi. S’il tourne d’abord avec la formation de son papa, Bachar Mar-Khalifé prend aussi le temps de se trouver et de toucher à tout, de l’Orchestre National de France au jazz, tout en se passionnant pour l’électronique qu’il découvre aux côtés de Carl Craig notamment. Au fil des années, le Franco-Libanais a réussi à canaliser son feu intérieur, et à s’affranchir de sa formation académique pour définir petit à petit son propre vocabulaire musical, complexe et envoûtant, préférant largement l’émotion pure aux étiquettes. Cinq ans après l’incontournable Ya Balad (Balcoon Records), Bachar Mar-Khalifé faisait son retour à l’automne dernier avec un 5e album intitulé ON/OFF (Balcoon Records). Balades vibrantes, piano hypnotique, lyrisme oriental et montées en puissance électroniques, le multi-instrumentiste reste fidèle à ce qui fait sa signature. Alors, à l’occasion de son passage dans Chambre Noire, l’émission de live de Radio Nova présentée tous les mercredis soirs par Reza Pounewatchy, Bachar Mar-Khalifé a fait un petit crochet par La Potion… Pour La Potion, Bachar Mar-Khalifé revient sur les rituels hérités de sa famille, sur son rapport à la magie très intense depuis sa plus tendre enfance, nous présente les esprits qui l'ont accompagné pendant la composition d'ON/OFF et nous balade parmi ses rythmes thérapeutiques favoris, de l'Irak à la Mauritanie.   

28 janvier 2021

13:37

Dans le jardin de Famoudou Don Moye, rythmicien universel

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Famoudou Don Moye est batteur et percussionniste. S’il est né à Rochester, dans l’État de New-York, c’est à Detroit et à Chicago qu’il s’épanouira en tant que musicien. Et puis, lors d’une tournée en Europe, Famoudou Don Moye croise la route du Art Ensemble of Chicago et intègre ce collectif légendaire peu de temps après sa fondation en 1969. L’Art Ensemble of Chicago, c’est un groupe d’alchimistes pointus et libertaires, porte-voix de la conscience et des luttes afro-américaines. "Great Black Music : Ancient To The Future” : le slogan adopté par l’Art Ensemble of Chicago dit tout de la démarche musicale du collectif.Vers l’infini et au-delà, Famoudou Don Moye a joué avec des tonnes de musiciens talentueux, d’Archie Shepp à Sun Ra, de Don Cherry à Abbey Lincoln pour ne citer qu’eux. Fin connaisseur des rythmes du monde entier, chercheur inlassable, Famoudou Don Moye a beaucoup voyagé et à 74 ans, il reste engagé dans la poursuite tenace d’une musique libre, collective et toujours inspirée… En témoigne son impressionnante discographie ! Invité par le Festival Sons d’Hiver pour un concert au musée du Quai Branly à Paris dimanche dernier, Famoudou Don Moye s’est d’abord confié à La Potion… et évidemment, de magie il est question !Pour la Potion, Famoudou Don Moye revient sur l'omniprésence du tambour dans les rites spirituels de nombreuses sociétés mais il nous emmène aussi côté jardin, car Famoudou Don Moye cultive une relation mystique et musicale avec ses fleurs.   

27 janvier 2021

9:04

Pierre Kwenders & Clément Bazin : "Les soirs de pleine lune, tout peut arriver sur le dancefloor"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, les loups-garous les plus tendres du global dancefloor : Pierre Kwenders et Clément Bazin ! L’un comme l’autre ont en commun un profond amour de l’anti-world music, c’est-à-dire faire le pont entre les continents musicaux par le prisme de la musique électronique mais sans, pour autant, en pasticher les folklores. Avec eux, il est plutôt question de sublimation ! Pierre Kwenders s’adonne à sa passion depuis la sortie de son premier album, Le Dernier Empereur Bantou, en 2014, mais aussi avec le collectif Moonshine qui souffle de l’air chaud sur les dancefloors canadiens. Moonshine, des soirées inclusives qui ont réussi à créer un véritable espace pour la diaspora africaine de Montréal, des fêtes qui transforment les corps en sueur les soirs de pleine lune. "L’amour ne meurt jamais sur le dancefloor" : c’est le mantra de Pierre Kwenders, philosophie que partage son ami Clément Bazin, un musicien producteur dont les oreilles sont notamment tendues vers les Caraïbes. En octobre dernier, Clément Bazin et Pierre Kwenders sortaient Classe Tendresse, un EP fait de grooves cotonneux et sensuels qui n’oublie pas d’adresser un clin d’œil à Koffi Olomide. Pour La Potion, Clément Bazin et Pierre Kwenders nous entraînent dans un voyage psychédélique au clair de lune, du Congo à Trinidad en passant par les dancefloors de Montréal. Crédit © Nowadays Records   

25 janvier 2021

14:12

La Voie des Plantes, une série docu sur les plantes médicinales d'Amérique Latine

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova.Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
En 2017, Louis Bidou et Aurélie Marquès sont partis à la rencontre des plantes emblématiques des peuples racines du continent sud-américain, une pharmacopée traditionnelle qui cristallise en fait pas mal d’enjeux du monde moderne. Le résultat, c’est La Voie des Plantes, une série documentaire auto-produite et passionnante : au Pérou, immersion dans un centre de désintoxication qui propose une thérapie par les plantes, au Brésil, la rencontre avec les Sateré Mawé, un peuple qui se bat pour son autodétermination grâce au guarana et enfin en Bolivie, sur les traces des Kallawaya, les guérisseurs traditionnels des Incas. Trois épisodes dont je vous propose de découvrir les coulisses et quelques extraits dans La Potion aujourd’hui en compagnie de ses auteur.trices !  

22 janvier 2021

18:05

Cory Seznec : "la magie du blues, c'est sa vérité."

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova. Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans La Potion, un mec aux cordes sensibles : Cory Seznec ! Cory Seznec cultive depuis longtemps un goût prononcé pour les chemins de traverse et les sorties de route. Guitare blues ou banjo new-orleans au sein du trio Groanbox Boys, le multi-instrumentiste franco-américain finit par tomber amoureux des polyrythmies des guitares africaines, qu'il ira étudier sur place pendant plus de trois ans, frottant notamment ses cordes bluegrass aux gammes pentatoniques de la musique éthiopienne. Et même s’il était déjà un master du fingerpicking, son approche de la musique s’en trouve profondément modifiée... Et ça s’entend ! Après Backroad Carnival, un premier album solo paru en 2017, l’an dernier Cory Seznec s’est allié à son ami sénégalais Amadou Diagne pour signer Right of Passage. Un disque qui mêle kora, banjo et guitare pour décliner leurs réflexions sur l’exil, l’intégration, la mémoire et les traditions, une fugue à quatre mains aux géographies musicales complémentaires, de l’espace mandingue aux rives du blues américain. Cory Seznec sera l’invité de Bintou Simporé ce dimanche pour un live dans le Salon de Musique de Néo Géo, mais en attendant, le voici dans La Potion aujourd'hui. Un épisode où l'on découvre un Cory Seznec passionné par les arbres, la forêt et la musique du vivant, où l'on ausculte ce qui fait la magie du blues qu'il aime tant et où il se peut bien que l'on prenne des champis dans une forêt canadienne !   

21 janvier 2021

11:07

Aziz Sahmaoui : "le phénomène de transe témoigne souvent d'un mal-être social"

Tous les jours dans Nova Lova, Jeanne Lacaille vous propose une chronique sur les musiques rituelles, les rythmes issus des musiques de guérison (traditionnelles ou repassées à la moulinette des musiques actuelles), des plantes ou bien des savoirs hérités racontés par des invité.e.s un peu sorcier.e.s de passage à Nova. Un podcast réalisé par Tristan Guérin.
Aujourd’hui dans la Potion, un expert de la transe gnaoua : Aziz Sahmaoui !De son enfance à Marrakech, Aziz Sahmaoui garde le souvenir de l’odeur de la terre de Targa, le quartier de la rivière, et celui de la place Jemaâ El Fna, offrant à ses jeux d’enfants une infinie variété de danses, chants et pulsations : et là où bendirs, loutars et guembris remplacent les petites voitures, Aziz Sahmaoui contracte vite le sens du groove et de la transe.  Et puis, à l’orée des années 2000, Aziz Sahmaoui embarque pour Paris où il découvre un océan de rythmes, qu’il sublime en co-fondant l’Orchestre National de Barbès, vaisseau amiral d’une révolution par la fusion du patrimoine gnaoua à de grands éclats jazz, reggae, funk, rock, raï, chaâbi ou reggae. Poussant ses explorations jusqu’aux confins de l’expérimental avec Sixun ou le Zawinul Syndicate, Aziz Sahmaoui revient en 2010 à ce qu’il appelle “ses instincts” en fondant le groupe University of Gnawa, université libre à laquelle s’inscrivent immédiatement les musiciens sénégalais Alune Wade (basse), Hervé Samb (guitare) ou encore Cheick Diallo (kora) en ingénieurs d’un son universaliste.Après Poetic Trance en 2019, Aziz Sahmaoui et son groupe fêtent aujourd’hui leur anniversaire avec un compilation best-of qui revient sur une décennie d’aventures musicales. Vous allez voir, le musicien est un adepte du mot juste, il s’exprime avec l’élégance du prince et le ton du conteur… Il était une fois, Aziz Sahmaoui dans la Potion avec nous aujourd’hui : le musicien décrypte le phénomène de transe et nous révèle les pouvoirs des ondes mystiques de son instrument fétiche, le guembri !  

20 janvier 2021

11:14

Tu veux en découvrir plus ?

Tous nos podcasts

À lire aussi

player
En direct
Radio Nova

player player
player

Bibliothèque

Bibliothèque mise à jour !