Eugénie Ravon et Kevin Keiss nous plongent dans nos souvenirs musicaux, intimes et collectifs, le 12 mars au Théâtre de Suresnes.
Qu’est ce qu’une vie sans la bande son qui l’accompagne ? Les morceaux qui se superposent aux grands rendez vous de notre existence et, qui s’y fossilisent pour toujours, devenant madeleines de Proust. De la berceuse fredonnée, au chant d’écolier ; le disque que l’on mettait dans la voiture enfant, le hit générationnel qui forme un point de convergence entre les mémoires musicales, la chanson personnelle que l’on cache précieusement dans notre jardin. La musique a le pouvoir du voyage dans le temps, rien qu’au son de quelques notes.
Eugénie Ravon et Kevin Keiss, pour leur seconde création en tandem, après “La Mécanique des émotions”, poursuivent leur recherche en se penchant sur les souvenirs musicaux qui nous relient, de l’intime au collectif.
Cinq femmes, entre trente et soixante-dix ans et d’origines différentes, se racontent à travers la bande son de leur vie. Elles disent ce qui rassemble, ce qui divise, mais aussi les failles, les amours, les combats politiques. Au rythme de leurs mélodies intimes, on rencontre quelques grandes figures de la chanson, telles que Dalida, Barbara, Maria Callas ou encore Oum Kalthoum. Un voyage qui mêle plusieurs langues, français, arabe ou breton.

