À l’aube des 10 ans de la mort de Prince, on parle de l’un de ses projets avec le plus de résonance. C’est d’abord l’histoire d’une B.O. qui éclipse le film qu’elle illustre. Il y a 40 ans sortait Parade, un disque resté dans l’histoire.
L’album s’appelle Parade, et c’est avant tout la B.O. d’un film, Under the Cherry Moon, avec au casting Prince, également scénariste, producteur, et réalisateur officieux. La bande-annonce est typique de l’époque, avec le kid dans la peau d’un pianiste gigolo qui cherche la fortune sur la Côte d’Azur pendant les années 30. Le film a donc été tourné en France, à Nice, et d’ailleurs on entend même du français dans l’album, notamment dans le titre Girls and Boys.
Le format album-film n’est pas nouveau pour Prince, puisqu’il sort du projet Purple Rain, qui a été un double succès, autant pour le disque que pour le film. Mais cette fois, ça ne fonctionne pas autant et le film Under the Cherry Moon fait un bide, pendant que Parade devient culte. L’album se classe troisième au Billboard états-unien, quatrième des charts britanniques ou encore premier des MegaCharts hollandais.
Le projet est varié, chaud et sensuel mais aussi plus intime pour Prince puisqu’il collabore avec son propre père, John L. Nelson, pianiste de jazz, sur le titre éponyme Under the Cherry Moon.
Parade initie également un tournant dans la carrière de Prince, puisqu’il prend un virage plus pop-funk, notamment avec Kiss, l’un de ses plus gros succès. Ainsi, cet album marque la trajectoire d’une superstar en perpétuelle réinvention de son art – et ce en gardant un succès commercial et critique – dont on marquera les dix ans de sa disparition, le 21 avril 2016.

