Du 10 novembre au 4 avril, l’artiste et écrivain franco-béninois Roméo Mivekannin investit le musée du quai Branly-Jacques Chirac avec son exposition « Violence silencieuse. Sous le regard de Roméo Mivekannin », pour revenir sur la représentation des “curiosités” à l’époque coloniale.
Roméo Mivekannin conçoit son exposition comme un miroir qui interroge l’histoire artistique coloniale et le danger de leurs résonances artistiques d’aujourd’hui. Le créateur se focalise notamment sur les exhibitions ethnographiques des 19e et 20e siècles, où les personnes non européennes étaient considérées comme des « curiosités » exposées dans des zoos humains.
L’artiste questionne ici avec « Violence silencieuse » les représentations européennes des modèles noirs dans la peinture et la photographie, qu’il envisage comme source de violences silencieuses.
Ce récit, il le transmet à travers quatre sculptures métalliques, des volières – qu’il a conçu spécialement pour l’exposition, réalisées en collaboration avec des forgerons ivoiriens à Abidjan – qui matérialisent un dispositif d’enfermement symbolique.
La suite de l’exposition propose des photographies et treize grandes toiles qui se répondent entre elles. Ces œuvres, suspendues reprennent les scènes et symboliques des exhibitions ayant eu lieu à Paris à l’époque coloniale. Un projet notamment visible à travers un dispositif en verre sans tain, invitant le visiteur à constater sa propre position de regardant.
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