Le 29 août 2026, on était de retour en terre helvète pour profiter de l’un des points culminant de ce festival qui s’étale de mai à septembre dans le Valais.
Après 4 heures de randonnée en direction des Becs de Bosson, une poignée de festivaliers-marcheu.se.r.s ont pu profiter du live exceptionnel de Thylacine à 3000 mètres d’altitude.
Flashback
En mai dernier, Nova avait déjà enfilé ses meilleures chaussures de rando pour l’ouverture du Palp, cet incroyable festival valaisan (en Suisse) qui mêle musique en altitude, art, gastronomie, patrimoine et randonnée, avec des artistes suisses et internationaux. On vous en parlait ici.
Fin août, on a remis le couvert. Pour les Français que nous sommes, il faut d’abord rejoindre Genève ou Lausanne, puis profiter du réseau ferré Suisse jusqu’à Sierre, pour enfin prendre un bus en direction du val d’Anniviers.
On s’arrête au terminus, mille mètres plus haut. C’est déjà un premier voyage.
Notre camp de base, le village de Grimentz, est une véritable carte postale. Avec ses chalets en bois brunis par le soleil, ses ruelles fleuries et son atmosphère de village montagnard relativement bien préservé.
Le jour j, tout commence par un traditionnel Birchermüesli au petit déj pour prendre des forces.
Le rendez-vous est fixé aux Remontées Mécaniques de Grimentz.
Après 500 mètres sous assistance, on rentre dans le dur. Plusieurs itinéraires sont possibles pour rejoindre la Cabane de Bosson où Thylacine doit se produire dans quatre heures environ. Quel que soit le sentier privilégié, on est face à environ 1000 mètres de dénivelé pour mériter notre concert et le casse-croûte. Pour le/la randonneu.r.seexpérimenté.e, rien d’impossible mais pour certain.e.s participant.e.s, on est plus sur la prouesse de l’année.
Et c’est cela qui est magnifique dans cette ascension. Un public pluriel et international qui se serre les coude, s’attend, s’encourage. Des groupes se forment et évoluent en fonction du niveau et des chemins de traverse empruntés.
Çà et là, on lance des débats ou des petits jeux pour s’occuper durant l’ascension tandis que d’autre déjà sont au bout du rouleau.
Trois petites heures après notre départ, on devine le refuge au loin entre les nuages.
En tendant l’oreille, on distingue la fin des balances de Thylacine.
Encore un dernier coup de reins et nous voilà au pied de cette imposante cabane où nous attendent un pique-nique et des vins Suisses de qualité.
C’est sur les rotules, mais le sourire aux lèvres que les festivalier.e.s s’installent dans un petit amphithéâtre naturel face au groupe qui commence son live par ses compo les plus planantes et atmosphériques.
Sur son petit promontoire des machines électroniques, claviers, samplers et saxophone. Mais aussi des instruments traditionnels, notamment le bağlama, un luth turc.
Il tourne le dos à un paysage grandiose qui alterne entre traversées dans les nuages et vues somptueuses sur les sommets et vallées environnants.
On sent les artistes particulièrement émus par ce décor et l’ambiance qui s’en dégage.
Le dialogue entre l’univers de Thylacine et la haute montagne fonctionne parfaitement.
L’attrait des grands espaces et du voyage. Une électro progressive, mélodique et immersive.
Ce concert intime en format assis/couché (côté public) va petit à petit s’encanailler et monter en BPM sur la deuxième partie.
Puis, miracle météorologique, les nuages se dissipent complètement tandis que les participant.e.s puisent dans leurs réserves pour se lever et taper du pied sur les dernières notes du live.
De l’énergie, il faudra en garder encore un soupçon pour la redescente vers Grimentz.
On rentre finalement le pas plutôt léger, recharger par ce concert en altitude.
La dernière date du Palp 2026 c’est ce samedi 19 septembre pour une balade gourmande et musicale dans les vignobles à côté de Sion. Pensez à réserver, les jauges sont limitées.

