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Quand le business de gels hydroalcooliques tourne au cauchemar

Quand le business de gels hydroalcooliques tourne au cauchemar

Aux États-Unis, un homme s'est fait menacer après avoir acheté 17 000 bouteilles pour les revendre plus chères.

Par Thomas Zribi

Acheter  17 000 bouteilles de gel hydroalcooliques pour les revendre plus chères ? Ça se passe aux États-Unis et c'est Thomas Zribi qui nous le raconte dans La Grasse Matinale d'Armel Hemme.

C’est l’histoire de Matt Colvin, un Américain du Tennessee. Un homme d’âge moyen qui fait du business sur Amazon et Ebay depuis une dizaine d’années. Le principe est simple : il achète des choses, il les revend, et il fait du bénéfice.

Le 1er mars, juste après le premier mort du coronavirus aux États-Unis, il a une idée qu’il définit comme brillante : rafler toutes les bouteilles de gel hydroalcoolique de sa région pour les revendre bien plus chères sur Internet. Il loue un gros camion, fait le tour de toutes les boutiques et en tout, il achète 17 000 bouteilles. Il commence alors  à les revendre, en faisant, d’après lui, un super bénéfice.

Sauf que, son attitude énerve beaucoup d’Américains, d’autant qu’il n’est pas le seul à revendre des bouteilles de gel hydroalcoolique dans le pays et qu’il est aussi devenu très compliqué d'en trouver dans les magasins.

Seul le crime paie ? Pas toujours.

C'est là que débute sa descente aux enfers : il se fait insulter et menacer de mort sur Internet. Puis sa femme et ses enfants ont eux aussi été la cible d’attaques. Amazon et Ebay ont suspendu ses comptes, et il s’est retrouvé sans aucun moyen de vendre son gel, totalement effrayé et avec 17 000 bouteilles dans son garage. Le coup fatal a été porté par le procureur de l’État qui a menacé de le poursuivre en justice. N’y tenant plus, Matt Colvin a décidé, il y a deux jours de donner tout son gel à des œuvres caritatives. Le crime ne paie pas. Pas toujours.

Visuel © Getty Images / Thomas Trutschel