Alpha Beta Nova

Dès 9h, retrouvez Sophie Marchand entourée de disques classiques, d’informations excitantes et d’invité.e.s qui se sont levés du bon pied. Et installez-vous dans la Maison Nova, on n’attend plus que vous.

par Sophie Marchand

Épisodes

Vitamine So : « La cour d’école » de Voyou

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Ce matin, écouter les cancres du gouvernement nous donner des leçons et récolter un 2,5/10 sur leur projet de loi climat m’a rappelé un type d’élèves qu’on croisait dans la cour d’école. Ceux qui faisaient semblant de tout suivre, d’être assidus, mais qui en fait n’en foutaient pas une. Et ça m’a rendue presque nostalgique de cette époque là où on découvrait les caractères des gens comme ça, dans une salle de cour et ou une cour de récré. Et à vrai dire ça tombe bien car qu’il y a une super chanson de Voyou qui parle de ça avec beaucoup de poésie. Voyou c’est ce chanteur compositeur, qui a grandi avec une trompette entre les mains, qui a commencé par faire du rock avant de se recentrer vers ce qui le touche le plus : la plume et les mélodies. C’est un peu un poète. En tout cas, il arrive à faire de ses chansons des tableaux, ou même des miroirs puisque souvent on s’y reconnaît. Et il a justement écrit un morceau qui s’appelle "La cour d’école "qui dessine les crâneurs, les fraudeurs, les bosseurs, les timides ou les rebelles à merveille. Je vous laisse réfléchir à la catégorie dans laquelle vous voulez classer le gouvernement et en attendant on l’écoute.Crédit © Pochette de Les bruits de la ville, de Voyou.  

05 mars 2021

5:02

Vitamine So : « Saùde » de Pupkulies & Rebecca feat Tibau

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Cette débauche d’optimisme Sophie te donne envie de parler de morceaux qui rendent heureux ? Et bien oui, je ne vais pas être un esprit chagrin et vous plomber dès le matin, non, gardons les bonnes vibes. Et si nous en sommes à accepter un bonheur un peu artificiel, je voulais vous parler d’un classement qui est un peu de ce goût là. C’est un marronnier de la presse qui ressort régulièrement depuis plusieurs années, une étude soit disant scientifique comme internet sait en pondre, et qui classe les 10 morceaux qui rendent le plus heureux, selon la science évidemment. À la base de tout ça, il y a un groupe anglais qui a fait un sondage auprès de leurs auditeurs anglais et irlandai- en leur demandant de sélectionner des chansons qui les mettaient en joie. À partir de ça, un scientifique néerlandais en a déduit une série de critères qui sont communs à ces chansons : elles sont censées être sur un mode majeur, avoir des paroles positives et pas très concrètes, et un tempo de minimum 150 battements par minute.Et il en a tiré une liste des morceaux les plus célèbres qui répondaient à tout ça : à savoir "Don’t Stop Me Now" de Queen, Abba, les Beach Boys, Cyndi Lauper... Et en soi, je suis d’accord que ces chansons rendent heureux. Mais je trouve problématique que ce soit que des chansons anglo-saxonnes, que l'on connaît déjà. Je trouve que c’est une approche un peu capitaliste du bonheur voyez-vous. Alors j’ai plutôt choisi un morceau qui colle à peu près à cette formule scientifique mais qui n’est pas dans la liste : il est produit par des danois-allemands qui s’appellent Pupkulies & Rebecca, et il est chanté en portugais par un chanteur cap-verdien qui s’appelle Tibau. Il va plus ou moins vite, à 123 bpm, et il est en mode majeur. Comme quoi tout ça, la musique, les goûts, ça n’est pas de la science exacte. Mais je pense que ce titre fait son petit effet.Crédit © Pochette de Tibau, par Pupkulies & Rebecca.  

04 mars 2021

6:27

Vitamine So : « Tu Mens Devant Moi » de Voilaaa

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Sophie a quoi te fait penser tout cette affaire si sarkozienne ? Franchement Armel, ce freestyle de tout et de n’importe quoi en matière de droit ça m’a donné envie, sinon de vous le jouer en entier, de vous rappeler l’existence d’un morceau qui est un monument du rap français et qui s’appelle tout simplement "Le Jugement". Je dis que c’est un monument parce qu’il réunit des piliers du rap des années 90/2000 : Kery James, Diams, Tandem, Faf Larage autour d’une série de plaidoiries que le rap français n’oublie pas. En fait, le concept de ce morceau c'est que que Mac Tyer est accusé de tentative d’assassinat sur Mac Kregor. Diams elle, joue la juge, Lino est témoin, Kery James avocat, Faf Larage procureur. Et ce morceau là, il est plus calé en justice que tout ce qu’on a entendu du côté du RPR ou encore de l'UMP...Franchement, ce titre qui dure quand même 7 minutes, est peut-être qu'une parodie de la justice mais il est tellement bien fait que je vous conseille, si vous ne le connaissez pas, d’aller voir aussi son clip : c’est littéralement une pièce de théâtre où chaque rappeuse, chaque rappeur joue son rôle avec tout son coeur et ça ça n’a pas de prix. Surtout qu’ils abordent de vraies questions de justices sociales, de stigmatisation, de droit à la seconde chance, etc. Mais bon à 08h45 du matin, se prendre Faf Larage, Tandem et Diam’s je sais que ça peut brusquer un peu donc un titre un choisi un titre poil moins révolté. Mais quand même adapté à la situation puisqu’il s’appelle ‘"Tu Mens Devant Moi", comprenne qui voudra. C’est un titre signé de Voilaaa le producteur lyonnais, et de la chanteuse Rama Traoré qui rappelle que le meilleur moyen de gagner sa vie, c’est encore de travailler. Plutôt que de voler. Voici Voilaaa sur Nova.Crédit © Pochette de Voiciii, de Voilaaa.  

03 mars 2021

5:24

Vitamine So : « Suspicious » de Larry Lovestein & The Revival

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Sophie, je crois que le pseudonyme Paul Bismuth t’a donné des idées ? Ah bien oui parce que Nicolas Sarkozy n’est pas le premier joueur de pipeau à avoir eu l’idée de se cacher derrière des pseudo, il y a plein de vrais musiciens qui avant lui ont déjà eu cette idée là et ont parfois trouvé des noms improbables. Prenez Aphex Twin par exemple : son vrai nom c’est Richard D. James avec lequel il a sorti quelques projets. Mais rapidement, le mystérieux producteur britannique va se trouver d’autres noms pour le plaisir et pour le goût des énigmes. On l’a connu en tant que Bradley Strider à ses débuts, après il s’est aussi fait appeler Polygon Window, Gak, efficace, user18081971 ou The Tuss. Typiquement il a varié les plaisirs pour les occasions. Parmi les autres surnoms que j’aime bien, il y a aussi George Harrison qui a changé de langue en 1969 pour un titre avec Eric Clapton et qui se fait appeler l’Angelo Misterioso (l’Ange Mystérieux), là aussi ça claque. Un peu comme Alexander Nevermind, un nom caché que Prince a utilisé à la fin des années 80 quand il voulait faire des petits concerts discrets dans le Minnesota. Mais aujourd'hui, j’ai choisi Easy Mac. Aka Larry Lovestein. Aka Larry Fisherman. Aka Mac Miller, le musicien américain qui a toujours su choisir les bons pseudos pour les bons projets. À vrai dire ses différents alias, Mac Miller s’en servait avec intelligence pour essayer d’autres choses. Sous ses autres noms, il s’essayait à la pop, au jazz, à la soul. Et c’était vraiment cool. Ça rappelle ce que Romain Gary pouvait faire sous le nom Emil Ajar, varier les plaisirs, et rappeler que parfois un seul nom d’artiste ne suffit pas à résumer tout ce que l’on est. Donc voici Mac Miller masqué, sous le nom Larry Lovestein & The Velvet Revival. C’était en 2012, le morceau "Suspicions".  

02 mars 2021

5:50

Vitamine So : « Feels Like We Only Go Backwards » de Tame Impala

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Cet annonce de confinement potentiel le weekend Sophie, ça te donne comme un sentiment de déjà-vu Oui, et tout ça me donne envie de commencer à faire chauffer les bougies pour fêter les anniversaires. Anniversaire des premières interdictions de rassemblements de plus de 5000 personnes, annulation des festivals, des concerts, fermeture des clubs, des théâtres, des cinémas. Mine de rien, ça va faire un an, jour pour jour que l’on tient et avant d’aller plus loin dans cette chronique, je voulais nous dire bravo. C’est insensé ce qu’on vit, et assez fou que l’on tienne. Ensuite pour ce qui est du sentiment de déjà-vu, et bien oui forcément avec les annonces qui flottent dans l’air, j’ai l’impression de revivre ce qui nous est arrivé il y a un an. Les mêmes hésitations, les mêmes rumeurs, les mêmes indécisions. La seule différence, c’est que cette fois-ci on sait à quoi ça ressemble. Et on a presque l’impression de faire marche arrière. Et c’est justement ce que raconte le morceau de Tame Impala : "Feels Like We Only Go Backwards", ce qui signifie "comme l’impression de ne faire que reculer". Bon Kevin Parker dans ce titre parle d’amour et d’une relation qui n’avance plus mais quand même, ça a quelques similitudes avec ce que l'on vit en ce moment. Il y parle d’espoirs qui renaissent, d’indécisions et de fatalité. En plus c’est une très belle chanson. Alors on a qu’à dire que c’est le cadeau qu’on s’offre pour les un an de toute cette affaire qui commence sacrément à tourner en rond, ok ? Voici Tame Impala, pris comme nous dans une boucle temporelle, "Feels Like We Only Go Backwards" sur Nova. Crédit © Pochette de Feels Like We Only Go Backwards, de Tame Impala.  

01 mars 2021

5:10

Vitamine So : « La Nuit d’Octobre » de Serge Gainsbourg

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Sarah Lou et Marie coucou, écoutez ce matin pour la journée spéciale Serge Gainsbourg, j’ai eu envie de vous jouer un Serge poétique, inspiré de la grande littérature, encore jeune, et fougueux. C’est connu mais Gainsbourg a toujours beaucoup lu la poésie et la littérature du 19ème siècle : il a chéri Huysmans, Baudelaire, Flaubert, il a repris et adapté à son verbe Verlaine ou Rimbaud. Et il s’est fait une place parmi les poètes comme ça, en tissant son romantisme et ses excès parmi ceux de ses idoles. Pour moi ce Gainsbourg là, le littéraire timide et méticuleux, c’est aussi celui que je préfère, parce que je le trouve plus aimable que le Serge provocateur, dont on découvre les facéties, les roublardises et les dérapages avec les années et à propos de qui on n’a pas encore trouvé les mots justes. Bref, le morceau de Gainsbourg que je veux vous jouer date de 1959. Le musicien a alors 31 ans, il est encore un jeune homme tendre et lyrique, mais résolument moderne. Il aime le jazz, les percussions, les réinterprétations. Et donc - pour conjuguer ses passions - il décide de reprendre "La nuit d’octobre" - un poème d’Alfred de Musset. À l’origine, "La nuit d’octobre" est un long échange entre un poète et sa muse, inspiré de la vie réelle de l’auteur. Musset qui vient d’apprendre les infidélités de sa femme George Sand, y crache son fiel et sa rancoeur. Mais il écrit aussi à la place de la muse, elle qui tente de le raisonner et de lui faire admettre que la douleur est parfois nécessaire - mais qu’il faut savoir l’accueillir sans colère. Ce qui est rigolo c’est que Gainsbourg ne va choisir qu’un seul passage de ce long échange - et ne garder que la strophe sur la frustration, ce qui donne finalement une chanson magnifique mais bourrée de ressentiment. Et l’on sent que pour Gainsbourg l’amour a toujours été une ambivalence - une source d’inspiration, de joie mais aussi de désespoir et peut-être de hargne.En tout cas voici son magnifique morceau - "La nuit d’octobre".Crédit © Pochette de La nuit d'octobre, de Serge Gainsbourg.  

26 février 2021

5:15

Vitamine So : « Nightmares » de Easy Life

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Ce toast de Gystère à base de cauchemar, Sophie ça te donne envie de jouer un morceau tout bêtement nommé Nightmares.Et bien, oui pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Bon, histoire de vous surprendre quand même un tout petit peu, je suis allée chercher un groupe dont vous n’avez sans doute jamais entendu parler. Ils s'appellent Easy Life. Ils ont grandi à Leicester, dans le cœur de l’Angleterre, n’ont sorti qu’une mixtape avant d’être repérés par le label Island Records - et dès 2018, on a dit qu'ils allaient percer. Et puis finalement ça a pris un peu plus de temps que prévu, mais ce n’est pas grave ils le prennent à la cool, collaborent avec Arlo Parks, et continuent de distiller leurs bonnes ondes.  Moi je pensais que le succès serait venu avec le titre "Nightmares" justement, que je veux vous jouer, un titre qui date de 2018, et qui parle de cauchemars donc, dont on peine à savoir s’ils sont vrais ou non, mais dont il ne faut pas s’inquiéter. C’est ce qui est chouette avec ce morceau et ce groupe, c’est leur légèreté. On a l’impression avec eux que rien n’est grave, d’ailleurs Easy Life (La Vie Facile) est le nom de leur groupe. Bref, après avoir entendu ce morceau, on relativise et on se dit qu’après tout un cauchemar ce n’est qu’un cauchemar, alors autant le chantonner sans trop sans préoccuper. Voici Easy Life - avec Nightmares sur Nova.Crédit © Pochette de Nightmares, d'Easy Life  

25 février 2021

5:11

Vitamine So : « I’m Going to Stop Pretending That I Didn’t Break Your Heart » de Eels

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Frédérique Vidal qui ne parvient pas à revenir totalement sur ses propos, Sophie, ça te donne envie de parler d’excuses. Oui d’excuses sincères, signée par le groupe Eels avec leur morceau I’m Going to Stop Pretending That I didn’t Break Your Heart - littéralement je vais arrêter de faire semblant de ne pas t’avoir brisé le cœur. Ce que le chanteur emblématique de ce groupe californien dit : c’est qu’on peut se chercher à soi-même toutes les excuses du monde, on peut dire que l’on a été lâche, égoïste, inconscient parce que ceci parce que cela - dans le fond le résultat est le même. Parfois, même quand on n’avait pas l’intention de blesser, les cœurs sont brisés.  Et c’est ça tout le propos de formuler de vraies excuses - c’est de regarder l’autre, de regarder le mal qu’on lui a fait, et de lui demander pardon. Sans penser à soi. Et en espérant que ça l’aide à se relever. En l'occurrence cette idée du mea culpa - qui en latin veut bien dire que l’on reconnaît l’entièreté de la faute - fonctionne avec les blessures infligées à toute une communauté stigmatisée, à une société que l’on déchire, à des individus que l’on fait bouc-émissaires par pure ambition électorale. Ou quand on tente de forger des concepts dans le dos des sociologues, des chercheurs, des politologues - au mépris de leur science et de leur connaissance. Bref, je pense qu’on peut rêver avant d’avoir des sincères excuses de Frédérique Vidal ou Jean Michel Blanquer. Mais bon, quitte à leur montrer comment on fait, voici le titre des Eels sortis en 2005, toujours aussi joli et simple.Crédit © Pochette de Blinking Lights and Other Revelations, de Eels.  

24 février 2021

5:23

Vitamine So : « Human After All » des Daft Punk

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Alors ce matin Sophie tu as voulu analyser les mots qui servaient à parler dans les médias de la séparation des Daft Punk ?Oui parce que je crois n’avoir jamais vécu ça, n’avoir jamais vu une telle onde de choc pas uniquement dans la presse musicale mais aussi dans la presse généraliste ou sur les réseaux sociaux. Tout le monde y va de sa tribune, de ses hommages et de ses souvenirs. Il y a ceux qui étaient là aux premières soirées Respect de David Blot quand en 1996, les Daft partageaient l’affiche avec Cassius au Queen, et que la soirée était gratuite, en open bar. Il y a ceux qui rêvaient du prochain concert XXL pour y emmener leur enfant et leur transmettre quelque chose. Il y a ceux qui s’en doutaient, parce que tout était écrit dans le film Electroma, duquel est tirée la scène de leur film de divorce. Il y a ceux qui tombent des nues, qui croient dur comme fer au coup de communication et qui cherchent ce qu’il y a après l’épilogue.Après tout les Daft nous ont habitués à ce genre de surprises. Il y a les collectionneurs, qui ont tous les vinyles, les T Shirt, les tickets de concert, ou ceux qui ont cessé d’être convaincus avec Random Access Memory. Bref il y a de tout. Et ce qui est fou surtout c’est de voir que l’émotion traverse les générations, les pays et les genres musicaux. Comme si la force des Daft avait été, progressivement, en 28 ans de carrière, de conquérir des planètes petit à petit. Passant des petits clubs piliers de la french touch aux immenses scènes de festival, des premiers clips déjà pensés comme des œuvres d’art aux films arty longs formats. Du sample réalisé patiemment dans une chambre d’ado, aux collaborations avec les auteurs mêmes de ces samples. Et pour la première fois, la temporalité des Daft Punk qu’on a toujours crus robotiquement éternels, dont on ne savait jamais où ils étaient ni ce qu’ils faisaient, rejoint celle des êtres humains. On sait désormais que eux aussi ont une fin, comme notre jeunesse, comme nos premières histoires d’amour, comme les humains après tout. Et en attendant de savoir s’il y a de la vie après la mort, écoutons leur titre "Human After All".   

23 février 2021

6:11

Vitamine So : « Sober » de Childish Gambino

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Alors Carlito, Mc Fly et Emmanuel Macron sont dans un bateau et Sophie, quelle en est la b-o ? Et bien ce matin j’ai eu envie de vous parler d’un humoriste musicien que l’on joue pour de vrai sur Nova, parce que Carlito et Mc Fly ne sont pas encore en playlist chez nous. Alors que Childish Gambino oui. D’ailleurs, son nom d’acteur est Donald Glover, et c’est comme ça qu’il sefait un nom avant de chanter. Sans doute que pas mal d’entre vous l'ont découvert à l’époque de la série Community, c’était lui un des meilleurs perso : Troy, le grand copain de Abed, l’autre meilleur personnage. On est dans les années 2000, Donald devient un acteur, comédien comique à succès et est aussi, parce qu’il est brillant, scénariste de séries. Mais l’histoire cachée, c’est que Donald rêve aussi de chanter. À peu près à cette même époque il s'entraîne dans sa chambre, produit des instrus, écrit du rap, sort des mixtapes pour ses proches, compose des remixes de Sufjan Stevens, et à vrai dire il fait tout ça très bien. Petit à petit, alors que Hollywood commence à reconnaître ses talents d’humoriste, il commence à glisser au monde entier qu’il rappe et qu’il chante aussi. Dans la série Community, souvent on le voit pousser la chansonnette. Et à partir de 2013, il se fait connaître pour de bon. Depuis il est devenu officiellement Childish Gambino, son nom de scène, et a sorti des albums géniaux. Il a surtout signé de A à Z la série Atlanta, qui est un aboutissement de toutes ses passions puisqu’il y joue un jeune homme d’Atlanta, qui veut devenir le manager de son cousin le rappeur et se met à traîner dans le milieu du rap. Je sais pas s’il aurait fait une vidéo avec le président de la République, d’ailleurs je peux imaginer que oui, mais on l’écoute sur Nova.Voici "Sober".Crédit © Pochette de Sober, de Childish Gambino.  

22 février 2021

6:23

L'anniversaire du jour : « Qu'est ce qui fait marcher les sages ? » des Sages Poètes de la rue

Tous les jours dans Alpha Beta Nova (lundi au vendredi, 9h-13h), Sophie Marchand célèbre un anniversaire, d’une personne, d’un disque ou d’un événement.
Aujourd'hui dans Alpha Beta Nova, on célèbr un anniversaire un peu spécial... Le mythique "Qu'est ce qui fait marcher les sages ?" des Sages Poètes de la rue, fête ses 26 ans et pour l'occasion, Zoxea, Dany Dan et Melopheelo des Sages Po' en personne, nous offrent des témoignages et anecdotes exclusives sur l'histoire et la création de ce bijou.Crédit © Pochette de Qu'est ce qui fait marcher les sages ?, des Sages Poètes de la rue.  

19 février 2021

9:20

Vitamine So : « Déjà Vu » de Wax Tailor et Adeline

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Armel Sarah Lou, cette période que l'on vit en France, où l'on forge des mots pour mettre aux bans de la société, où l'on conduit des enquêtes dans les grandes universités, et bien ça m'inquiète.Ça m'inquiète parce que l'histoire est mal faite, qu'elle se répète, et que tout ce que l'on vit en ce moment on l'a déjà vécu. Dans les années 30, puis dans les années 40, puis dans les années 50. En France, aux Etats-Unis, bref dans tous les pays qui ont vécu des heures sombres et qui ont duré des années. Alors on ne sait pas encore jusqu'où ça ira, et à vrai dire c'est la seule chose qui me rassure, c'est l'idée que ce sentiment de déjà vu rappellera à Frédérique Vidal que ce n'est pas le rôle de son ministère. Qu'en revanche, elle est payée pour s'occuper des millions d'étudiantes et d'étudiants qui ont besoin d'elle et de décisions fortes. Et puis si l'idée du gouvernement est de chercher des votes pour l'an prochain, je crois que c'est toujours utile de se rappeler que les étudiants, eux aussi, votent. Tout ça m'a tristement donné envie de jouer un morceau qui s'appelle "Déjà Vu", pas la version de Beyonce, mais celle de Wax Tailor et Adeline, sur le dernier album du producteur français. On l'écoute.Crédit © Pochette de The Shadow of Their Suns, de Wax Tailor.  

19 février 2021

5:30

Vitamine So : « Soleil au Réveil » de Djeuhdjoah et Lieutenant Nicholson

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Alors Sophie, comment sortir en musique de ce petit medley d’info ? Cette histoire de panne de réveil et ces infos pas maxi rassurantes me donnent envie de jouer le morceau "Soleil au Réveil" d’un duo qu’on adore sur Nova : Djeuhdjoah et Lieutenant Nicholson, deux amis solaires. Solaire, déjà parce que c’est un peu leur crédo, d’être sincèrement joyeux et de communiquer ces bonnes vibes à leur public. Ensuite parce ce sont aussi des poètes qui s’amusent à faire rebondir les mots, et créer des images dans nos têtes, à l'image de leur dernier album, Aimez Ces Airs, comme un appel à l’amour du grand large, et au poète aussi.Ils ont grandi en écoutant Fela Kuti, Francis Bebey, Ravel, Outkast, de la bonne variété française, le Lieutenant Nicholson est d’ailleurs le fils de Laurent Voulzy... Ils se sont croisés sans se voir sur un terrain de basket quand ils étaient enfants, sous les rails du métro à Glacière. Et ils ont commencé à composer ensemble, dans la joie et la bonne humeur avec comme idée de trouver leur groove en français, et d’explorer la langue, les rimes, les images. Ils chantent aussi en créole, parce que la créolité, le métissage des cultures c’est aussi ce qui les définit. Bref, une des meilleures preuves de toutes ces bonnes ondes, c’est leur morceau "Soleil au Réveil", qui est assez blindé en termes de Vitamine D, et qui remplacera aisément le réveil cassé d'Alexis Corbière. En plus il prouve effectivement qu’aucune langue n’est un obstacle au groove.   

18 février 2021

4:46

Vitamine So : « Play With Fire » des Rolling Stones

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Pas évident de trouver un morceau pour illustrer tout ça Sophie...Ce débat qui me donne envie de changer de sujet immédiatement, à défaut de pouvoir trouver les mots justes, m’inspire quand même une chanson. "Play With Fire" des Rolling Stones, sorti en 1965. Parce que ça veut dire jouer avec le feu en anglais et puis que c’est quand même un super morceau. Un titre signé par un certain Nanker Phelge, qui est en fait un pseudonyme que les Stones vont utiliser au début de leur carrière, pendant 2 ans à peine, pour créditer les chansons qu’ils ont tous coécrits. C’est plus pratique que de citer tout le monde et c’est cryptorigolo.Et donc au milieu des années 60 sort ce morceau "Play With Fire", qui ne parle pas du tout de la politique extrême-droitisante française, mais bien d’amour. D’une histoire d’amour à haut risque entre Mick Jagger et une jeune fille de la haute anglaise. Un titre que j’ai personnellement découvert grâce à la super B-O du film Darjeeling Limited de Wes Anderson, et qui dit : qui joue avec le feu finit pas se brûler. Et ce qui est fou c’est que cet adage est tellement populaire que l'on est incapable de retracer son origine. Et ce proverbe qui est traduit dans toutes les langues du monde, même non humaine, et bien notre gouvernement refuse d’y croire. Alors voilà invoquons les Rolling Stones comme un sortilège. Qui sait ce qui peut encore marcher de nos jours ! Crédit © Pochette de Play With Fire des Rolling Stones, © Getty Image / Hulton Deutsch  

17 février 2021

3:49

Vitamine So : « Rider c’est pas facile » d’Aelpéacha

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Cette ambiance 4L Sophie te donne envie de parler de la ride ? Oui et du roi de la ride, j’ai nommé Aelpéacha. Et même si je suis certaine que parmi vous il y a des rideuses et des rideurs convaincus, je vais rappeler en deux mots ce que c’est que la ride. La Ride est un concept très précis, et en même temps très simple : c’est le fait de se sentir libre dans le déplacement, dans le mouvement. Ça peut être une ride en vélo, en RER, ou à pieds même : ce qui importe c’est que le paysage défile et que de ce mouvement naisse un apaisement. À vrai dire, la ride est surtout très associée à la voiture. D’ailleurs le mot ride en anglais veut dire conduire, (on se souvient de Pimp My Ride). Et donc Aélpacha est le roi de toute cette affaire en France, lui qui a grandi dans le 94. C’est important et revendiqué : il vient de Joinville-le-Pont, une ville qu’il a arpentée et quittée grâce à ses voitures. Parce que pour lui, la ride ultime se fait en voiture, avec des copains, et surtout du gros son. Peu importe le modèle, une 4L ou un bon gros lowrider, puisque la ride, dit-il, n'est pas avoir, mais être. Un de ses albums, qui est sorti en 2009 et qui s’appelle Val II Marne Rider, est pensé comme la bande-son parfaite d’une ride idéale, au départ de Spliffton, le surnom qu’il donne à Joinville. C’est de la g-funk à la française, ça plaira à ceux qui ont l’habitude d’écouter Snoop ou Dr Dre sur la route. Et rien que d’imaginer Gérard Larcher en 4L en train d’écouter Aélpéacha, je me dis Kamoulox, je vais passer une bonne journée. On écoute donc le titre "Rider c’est pas facile", la version avec le géant, et bien nommé pour l’occasion, Driver et Taro O.G. Si vous êtes dans votre voiture, montez le son bien fort, et bonne ride à vous.  

16 février 2021

6:19

Vitamine So : « Traffic In The Sky » de Jack Johnson

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Ce matin Sophie tu as trouvé une chanson douce qui parle d’avion ? Oui et d’ailleurs je voulais commencer cette semaine avec un petit avertissement. J’ai réalisé que depuis quelques semaines la pandémie avait eu un drôle d’effet sur moi, je constate que je n’ai quasiment que envie d’écouter des chansons paisibles, agréables et réconfortantes. Et je suis pas la seule, on en discutait avec Guillaume Girault un des programmateurs de Nova qui est du même avis. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais c’est vrai que j’ai une petite tendance à la douceur ces jours-ci. Le morceau d'aujourd'hui est un morceau sorti il y a 18 ans de cela, en 2003, et il s’appelle "Traffic In the Sky", un titre où Jack Johnson évoque déjà des bouchons dans le ciel et des embouteillages d’avions. Corollaires d’un monde où tout va trop vite, où l’on s’est habitué à vivre à toute vitesse et à passer finalement à côté de l’essentiel. Alors si vous ne connaissez pas Jack Johnson, il faut que vous imaginiez que cet homme est un surfeur né à Honolulu, qui a été un champion de surf jusqu’à se cogner la tête contre un récif de corail et décider de changer de vie, pour apprendre notamment à jouer de la guitare. Il va rapidement être validé par Ben Harper, et dans les années 2000 il va sortir, les uns après les autres, des albums qui vont être des grands succès. Parce que Jack Johnson a un grand sens de la mélodie toute simple, qu’il a une voix chaleureuse, qu’il est je crois un type sincèrement bien et que sa musique est à son image. Donc voilà, vous voyez quand Barbara Pompili parle d’un futur proche où il faudrait songer à une régulation du trafic aérien, on a envie de dire que ce n’est pas trop tôt. Vous auriez peut-être dû, madame la ministre, écouter Jack Johnson, sur une plage, autour d’un feu, en rêvant d’un futur meilleur. Et en attendant donc ce fameux changement, on a le temps de réécouter tous les albums de Jack Johnson qui font quand même pas mal de bien.C’est "Traffic In the Sky", sur Nova. Pochette de On And On, de Jack Johnson  

15 février 2021

5:23

Vitamine So : « Prickly Pear » de Portico Quartet

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Parmi toutes les options qui nous font face, aucune n’est très joyeuse : que ce soit un confinement express ou entre-deux insatisfaisant. Alors je me suis dit que j’allais vous jouer un morceau qui est, je crois, déstréssant.Ce morceau est signé par le Portico Quartet, un groupe de jazz anglais dont le secret repose dans un hang. Le hang c’est un instrument acoustique qui ressemble à une grosse soucoupe en métal, qui fait penser au steeldrum caribéen, mais qui pour le coup, est un instrument suisse. Un instrument dont on a beaucoup parlé dans les années 2000 au moment de sa création, beaucoup de musiciens s’y sont mis, et ont essayé d’en tirer le meilleur. Ils se démarquent dès leur premier album en 2008, bien avant que la scène jazz londonienne ne fasse reparler d’elle. Et ce sans doute grâce à leur douceur. Franchement, Portico Quartet c’est assez impeccablement doux et le hang un instrument merveilleusement détendant. Alors voilà, comme un remède à l’angoisse ambiante, je me suis dit que j’allais vous jouer un de leur morceau.Voici le titre "Prickly Pear" du Portico Quartet.Crédit © Pochette de Knee-Deep in The North See, de Portico Quartet  

12 février 2021

5:03

Vitamine So : "Les Métamorphoses du Vide" de Chapelier Fou

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Sophie ce matin tu as trouvé un morceau dont le titre pourrait résumer beaucoup de choses qui sont dites sur les plateaux TV ? Oui, et je n'en suis pas peu fière. En plus c’est un morceau que j’ai toujours aimé sans réaliser à quel point son titre était parlant, puisqu’il s’appelle "Les Métamorphoses du Vide". Dans le fond c’est un peu le sentiment que j’ai quand je vois des ministres, des secrétaires d’Etat se succéder à la télévision pour ne rien dire du tout. J’ai l’impression souvent en tout cas qu’ils tentent une nouvelle pirouette pour transformer le rien en autre chose. Roselyne Bachelot qui promet dans le vague, sans jamais s’engager précisément, c’est un peu ça.  "Les Métamorphoses du Vide", c’est un titre signé par Chapelier Fou, un producteur musicien qui vient de Metz et qu’on a toujours aimé sur Nova. Il est un expérimentateur de la musique, un bidouilleur de sample, de son et d’instruments. D’ailleurs sa création est si proche de la performance qu’il a souvent joué dans des musées, les mêmes qui sont aujourd’hui et depuis 100 jours fermés. Chapelier fou pour faire simple, c’est un magicien des textures, un type qui en quelques notes sait transformer le réel. Et notamment sur son album 613 sorti il y a déjà plus de 10 ans, un disque suspendu, qui nous avait déjà à l’époque sur Nova, bien hypnotisé. Alors voilà, quitte à parler pour ne rien dire autant écouter "Les Métamorphoses du Vide" de Chapelier Fou. Crédit © Pochette de 613, de Chapelier Fou  

11 février 2021

4:38

Vitamine So : « These Few Presidents » de WHY?

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Sophie je crois que ce matin la flatterie à la Nicolas Hulot c’est pas trop ton truc ? Non. Pour être tout à fait honnête je préfère un morceau sincère, et du coup nuancé, qui dit les choses telles qu’elles sont. Et ce morceau il est signé par un groupe qui s’appelle Why? Why?. À l’origine ça n'est pas vraiment un groupe, c’est le surnom qui est donné à Yoni, Jonathan Yoni Wolf un musicien de rock indie américain, pilier d’une scène alternative assez culte.À la base il choisit ce nom en 1997 parce qu’il n’aime pas faire les choses comme les autres, alors autant prendre un pseudo bien bizarre. Surtout que son approche de la musique, dès son plus jeune âge, est atypique : il a découvert la musique à la synagogue où son père officiait, dans un placard où Papa Yoni avait caché des instruments et des chansons qu’il avait écrites. Yoni s’y est mis comme ça.Et en 1999, il commence à sortir des albums sous le nom WHY?, jusqu'en 2005, où il décidera que ça suffisait d’être seul, et décide d'inviter des copains à monter un groupe, et sort en 2008 l’album Alopecia, sur lequel on entend le morceau "These Few Presidents".J’ai rarement entendu un titre aux paroles aussi franches. Et en même temps, tellement poétiques que l'on ne comprend pas tout. Moi ce qui j’y entends, c’est l’histoire d’un duo dont les liens se dégradent au point de devenir quasiment des inconnus, qui ne sont rattachés que par des choses matérielles. Sauf que le refrain finit par l’avouer "Even though i haven’t seen you in years, yours is a funeral i’d fly to from anywhere".C’est-à-dire : "même si je ne t’ai pas vu depuis des années, ton enterrement serait un de ceux pour lequel je traverserai le monde entier". C’est peu, mais c’est déjà, et c’est finalement beaucoup. En tout cas ce genre de déclaration me touche plus que de la flatterie alors allons-y, écoutons Why?, et cet inconfortable tube qu’est "These Few Presidents". Crédit © Pochette de Aloecta, par WHY?.  

10 février 2021

5:24

Vitamine So : « Nights » de Frank Ocean

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Ces histoire d’OPA, de rachat d’entreprise, de pur capitalisme Sophie ça te donne envie de parler de Frank Ocean ?Oui parce que mine de rien, Frank Ocean c’est un artiste qui a réussi à tirer son épingle du jeu et à faire un sacré tour de passe passe à une immense maison de disque qui n’a rien vu venir.Pour vous rappeler l’histoire, en 2009, Frank Ocean est tout jeune, il vient de rejoindre le collectif Odd Future, et il a mis un pied dans l’industrie du disque qui commence sérieusement à penser qu’il est doué. Et notamment un certain Tricky Stewart, qui bosse chez Def Jam, et qui propose de le signer. Sur le papier, c’est le rêve de tout artiste de voir un tel label te dire qu’il croit en toi. Et en même temps, ça peut être un piège parce que, contractuellement, ces entreprises sont réputées pour te ferrer et pas forcément pour t’aider. D’ailleurs à l’époque Def Jam n’est plus si sur du talent de Frank Ocean, ne l’aide pas à se développer, et le délaisse un petit peu. Ce qui va le rendre dingue : il le dit clairement dans un tweet à l’époque : "J’emmerde Def Jam et toutes les entreprises qui signent des gamins avec des rêves et du talent et aucune intention de les développer”. Mais là où l’histoire est chouette c’est qu’elle ne s’arrête pas. Des années plus tard, on sait que Frank Ocean doit sortir un nouvel album. Or comme contractuellement il lui reste encore un album à sortir chez Def Jam, tout le monde se dit que le disque va sortir dans les règles de l’art. Sauf que pas du tout. Début août il publie un album visuel Endless, de 46 minutes assez belles mais pas transcendantes, qui est disponible que sur Apple Music, mais qui ne peut s’acheter nulle part. C’est une drôle d'œuvre, mais ça n'est pas vraiment un album comme on l’attendait. Grâce à ce coup, Frank Ocean honore son contrat qui l’obligeait à un certain nombre d’album, et il est désormais libre de quitter Def Jam. Et quelques heures plus tard, il sort Blonde, le vrai album, avec tous les featurings et les tubes.Et ce disque là sort sur son propre label, Boys don’t Cry, ce qui lui permet d’avoir créé cet album en toute liberté, de toucher 70% des revenus et enfin de rendre fou Def Jam qui ne se fait donc pas un dollar sur cette double sortie. C’est ce qu’on appelle un pied de nez réussi à l’industrie du disque, preuve que même dans les plus hautes sphères du capitalisme il y a des coups à jouer. Alors pour s’en inspirer, écoutons "Nights" de Frank Ocean. Parce qu’en plus d’être un petit hold up, cet album est un des meilleurs disques qui soit sorti ces dernières années, à mon goût.© Pochette de Blonde, de Frank Ocean.   

09 février 2021

6:11

Vitamine So : « Flume » de Bon Iver

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Et ce matin, tu es venue accompagner cette vague de froid en musique ?Oui parce que qui dit vague de froid dit hibernation,et qui dit hibernation dit : mais que va-t-on faire pour ne pas s’ennuyer ? Et bien on peut, comme le bien nommé Bon Iver, composer un album. Bon Iver en 2008 passe par une période bien difficile. À l’époque il s’appelle encore Justin Vernon, il vient de se séparer de sa copine Emma, il vient de se faire quitter par son groupe de musique, et comme un malheur ne vient jamais seul, il a la mononucléose.Épuisé, seul et perdu, et histoire de pousser le vice encore plus loin, Justin Vernon décide de faire une expérience limite. Convaincu qu’il faut parfois aller au bout des choses pour recommencer un cycle et s’en sortir vivant, il part au fin du Wisconsin s’installer dans une cabane de rondins que son père possède, pour éprouver sa solitude, pour se forcer au repos, et pour réfléchir à ce qu’il traverse.Il part avec presque rien, si ce n’est un peu de papier et un enregistreur. Et pendant 3 mois il va rester seul, à couper du bois, à écrire ce qu’il ressent, et à repenser à ce qu’il a vécu. Il va composer, avec patience, en méditant, en ayant froid, et en s’obligeant à vivre en ayant une pleine conscience de lui-même, un album merveilleux qui est For Emma, Forever Ago. Comme une lettre d’adieu à son amoureuse. Cette hibernation va être son salut, émotionnel et professionnel. Puisqu’avec ce disque, magnifiquement sincère, qui va être à peine orchestré pour la version studio, Bon Iver va immédiatement devenir un des grands noms de la folk moderne. Alors osons comme Bon Iver plonger dans des bains d’eau glacée pour essayer de se sentir vivant. Osons écouter "Flume" et se laisser percer à vif, soyons créatifs en attendant que passe cette longue vague froide.Voici son titre "Flume" sur Nova.Crédit © Pochette de For Emma, Forever Ago, de Bon Iver.  

08 février 2021

6:03

Vitamine So : « Parties In The Usa » de Jonathan Richman

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Ce matin, j’ai hésité à vous jouer Dider Super, et son morceau "Manipulez-nous mieux" (tout est dans le titre), qui a le mérite de remettre un peu d’ordre à propos de la politique française. Si vous êtes d’humeur à être secoué je vous conseille d’aller écouter ce morceau. Mais bon je me suis dit que j’allais plutôt vous jour un truc marrant pour ce weekend qui approche. Alors j’ai choisi un morceau qui n’a rien à voir avec la politique, un titre signé de Jonathan Richman qui s’appelle "Parties In The Usa". Et qui est tout simplement une déclaration d’amour à la teuf.Bon ce morceau il a été composé en 1992, donc il n'a rien à voir avec la pandémie. Mais j’ai trouvé que l’énergie de ce musicien, Jonathan Richman qui est une idole punk, faussement légère, souvent marrante et en même temps assez torturée, vous ferait du bien. Surtout avec ce morceau où il regrette une époque bénie de la fête. Ce qui est rigolo, c’est qu’il parle déjà de gens casaniers, qui ne sortent plus de chez eux, de police qui met des amendes pour tapage nocturne, de voisins suspicieux, avant le covid donc. Et comme Jonathan Richman met de la joie dans ce morceau, on finit par avoir confiance, et se dire qu’après tout, la fête c’est comme toute chose. Ça reviendra, un jour. Tout n’est pas perdu. Et en attendant il nous reste plein de disques sur lesquels danser à la maison.Crédit © Pochette de I, Jonathan, de Jonathan Richman.  

05 février 2021

5:54

Vitamine So : «You Haven’t Done Nothin’» de Stevie Wonder

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Cette partie de poker politique Sophie ça te donne envie de jouer Stevie Wonder ? Oui parce qu’il y a une de ses chansons qui, sous ses airs extrêmement funky, est extrêmement politique. Elle s’appelle "You Haven’t Done Nothin" et il l’a composée en 1974, précisément pour parler du scandale du Watergate, quelques semaines avant la démission de Nixon. Et à l’entendre, on a l’impression que c’est un morceau que Stevie Wonder a écrit sous l’impulsion de la déception, et de la lassitude. Epuisé de voter pour des hommes politiques en qui il ne peut pas faire confiance, qui ne tiennent pas leurs promesses, qui maintiennent l’espoir mais n’accomplissent rien. Et comme souvent avec lui, ce titre est flamboyant, puisque pour les chœurs sont crédités les Jackson 5 qui étaient signés sur le même label que Stevie, à savoir la Tamla Motown. Et c’est sans doute cette combinaison : message politique et mise en musique parfaite qui a fait le succès de ce titre, qui devient numéro 1 très rapidement. D’ailleurs à son propos Stevie Wonder dira que pour lui, c’était important d’enrober tout message dans un bel apparat, et de composer le poids de certaines paroles pesantes par une mélodie lumineuse. Conseil donc à suivre pour celles et ceux qui voudraient composer sur l’actualité politique ou sur la perspective des prochaines élections présidentielles françaises qui sont pas surexcitantes pour l’instant.Inspirons-nous de Stevie et de son "You Haven’t Done Nothin" (aka Vous ne Servez à Rien)Crédit © Pochette de You Haven't Done Nothing, par Stevie Wonder.  

04 février 2021

5:37

Vitamine So : « La Confession » de Lhasa De Sela

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Cette ambiance "vacances improvisées sur la route", ça te donne envie de parler d’une géniale musicienne nomade. Oui enfin qui a vécu une enfance nomade mais qui n’a jamais oublié le plaisir de la route. Elle s’appelle, elle s’appelait Lhasa de Sala, fille d’un auteur mexicain et d’une photographe russe polonaise et libanaise. Et quand elle naît, en 1972, ses parents décident de prendre la route avec ses 9 frères et sœurs : ils aménagent un bus scolaire et le transforment en maison qui roule. Et toute son enfance, elle va la passer en mouvement, à se balader en Amérique du Nord et du Sud. Dans une interview des années 90 à propos de la route, Lhasa dira : “C’est la route qui me guide. Enfant, je la vivais intensément. Avec un sentiment d'exil.Je n'aime pas ce mot, trop romancé ; juste la certitude que je ne pouvais pas revenir en arrière, repasser par le connu.”Même après s’être installée à Montréal, y avoir fait son nid dans les années 90, Lhasa n’a jamais oublié que son existence était liée aux voyages, petits ou grands, improvisés ou décidés d’avance. D’ailleurs son deuxième album s’appelle The Living Road, et il parle de chemins, de routes, de point de départ, et d’arrivée incertaine. Alors je me suis dit, à l’heure où les indécisions gouvernementales nous imposent de décider un peu au dernier moment, autant embrasser l’improvisé, s'habituer à se laisser porter et le faire en musique avec Lhasa.Voici son morceau "La Confession", qui trouve les mots justes pour parler de grandes incertitudes. Crédit © Pochette de The Living Road, de Lhasa De Sela et ©Getty Image/Lionel Flusin  

03 février 2021

5:51

Vitamine So : « Cherry Coloured Funk » des Cocteau Twins

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Alors Sophie, ce charabia politique t’a donné envie de parler d’un charabia musical ? Oui mais plus poétique, ou en tout cas inventif. Il est signé des Cocteau Twins. Les Cocteau Twins c’est un groupe écossais qui a chanté pendant 20 ans, entre la fin des années 70 et la fin des années 90. Et c’est surtout Elizabeth Frazer qui a chanté, et qui a hypnotisé tout le monde grâce à une technique un peu spéciale. Elizabeth Frazer est réputée pour chanter des phrases qui ne sont pas compréhensibles par le commun des mortels. Des suites de mots, d’images, de métaphores qui sonnent bien mais qui ne veulent rien dire de précis. Il y a un mot savant pour ça : la glossolalie, où l’art d’inventer un langage qui fait primer les émotions sur le sens, qui peut se passer de phrases logiques et qui pourtant peut donner l’impression de vouloir dire quelque chose. Lewis Carroll faisait ça, le scat aussi, et puis donc, les Cocteau Twins qui grâce à cet art, ont vite été les pionniers d’une nouvelle vague écossaise, les premiers à chanter de la dream-pop aussi. C’est pour ça que je vous en parle. C’est qu’en plus de jouer avec les mots et la rationalité, c’est super beau ce que chantent les Cocteau Twins.Ça pourrait même être une catégorie à part aux championnats du monde de karaoké. Dans l’épreuve des chansons les plus difficiles à chanter au monde. On écoute leur morceau "Cherry Coloured Funk", de la funk couleur cerise, ce qui semble à la fois très clair et tout à fait confus.Crédit © Pochette de Heaven Or Las Vegas, des Cocteau Twins  

02 février 2021

5:36

Vitamine So : « Who Knows » de Marion Black

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Aujourd'hui dans Vitamine So, le morceau « Who Knows » du chanteur américain Marion Black.Ces scénarios multiples, ces incertitudes Sophie ça te donne envie de jouer un certain Marion Black ?Oui, et même si je ne suis pas certaine que vous le connaissiez, vous avez sans doute déjà entendu sa voix, souvent samplée. À l’origine Marion Black c’est un musicien d’Ohio, qui très jeune a composé, écrit et interprété la chanson qui allait être un de ses plus grands succès.C’était en 1969, le jeune Marion Black approche un animateur de radio locale et producteur de musique qui s’appelle Bill Moss, et lui joue son morceau. Grâce à ça, Marion Black obtient un deal sur le label Capsoul et commence sa carrière musicale qui à vrai dire, ne va pas être un long fleuve tranquille. C’est donc ce morceau là que je voulais vous jouer ce matin. Il s’appelle "Who Knows" et parle de tous les doutes qui peuvent nous assaillir le soir. Et si le soleil ne se levait pas demain ? Et si au contraire je rencontrais l’amour ? Et si ? Et si ? Cette chanson, dont l’incertitude colle bien à la période actuelle où l’on ne sait pas de quoi demain sera fait, on l’a entendue il y a quelques années, samplée par RJD2 dans son morceau Smoke & Mirrors qu’on vous jouait souvent à l’époque, sur Nova. Ce matin, place à l’originale, place au doute, parce qu’après tout personne n’en sait plus que nous ou que vous.Voici Marion Black, "Who Knows".Crédit © Vignette de Who Knows, par Marion Black.  

01 février 2021

4:30

Vitamine So : « Fade Into You » de Mazzy Star

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Sophie ce matin tu as eu envie de nous parler d’une actualité que tu es allée chercher dans un journal anglais et qui t’a marquée. Oui, j’avais envie de faire une exception pour vous parler de cet article dont le nom était triste, et la lecture tout autant. Pourtant il vaut la peine d’être partagé : ce papier qui a été publié dans le Guardian et qui étudie, "comment une année sans contact physique, sans bise, sans câlin, affecte notre santé mentale". Ce que dit cet article c’est que dès la naissance, l’être humain fonde sa conscience de soi grâce au contact avec l’autre, avec la mère, ou la figure qui l’incarne. Dès le plus jeune âge nos sens s’éveillent grâce à l’autre qui nous fait prendre conscience des possibilités de notre corps.  Et en grandissant ou en vieillissant, nous oublions parfois l’importance du contact, même quand nous sommes en couple ou quand nous devenons parents. La vraie solitude vient de là : du sentiment d’être loin des autres, physiquement parlant. Évidemment, chacun a ses limites, le confort tactile n’est pas une condition humaine sine que non, mais en général, l’absence de contact crée du stress , parfois de la douleur émotionnelle ou physique. Surtout quand on la subit sans savoir jusqu’à quand, comme pendant cette pandémie. À la fin de l’article, il y a quelques idées rassurantes sur comment faire en attendant le grand soir où l’on se serrera toutes et tous dans les bras. Je voulais quand même vous jouer un morceau qui a presque ses vertus là : cajolantes. C’est un classique des années 90, signé par le groupe Mazzy Star et il s’appelle "Fade Into You". Ce morceau propose un contact encore plus abouti que le contact physique, et chante une fusion amoureuse, amicale, émotionnelle. Et même si je sais qu’il n’est un contact que virtuel, j’espère qu’il vous fera quand même un peu de bien. En tout cas, il ne peut pas vous faire de mal.Crédit © Pochette de Fade Into You, de Mazzy Star  

28 janvier 2021

6:15

Vitamine So : « Choices » de E-40

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Alors Sophie ce jeu de ni oui ni non ça te donne envie de nous parler d’un morceau de rap trop cool ?Oui, un morceau qui à vrai dire repose un peu sur le contraire d’un ni oui ni non puisque c'est un "que oui que non". Et c’est un titre signé de E-40, tout simplement appelé Choices (YUP) sorti en 2014. Le concept de ce titre est tout simple : on pose plein de questions au rappeur sur des choix qu’il a envie de faire dans sa vie, et il répond tout simplement par oui ou par non. Par exemple : est-ce que tu as déjà balancé des trucs à la police ? "Non". Est ce que tu as déjà aidé un pote en galère ? "Oui". Vous allez voir si vous ne le connaissez pas, ce morceau est vraiment d’une efficacité folle. Et s’il est devenu si célèbre, c’est parce que dans le clip E 40 le californien a invité plein de copains : Kendrick Lamar, Busta Rhymes, Swizz Beatz, Snoop, The Game, Ice Cube, Mike Will Made It. Bref tout le gratin du rap game en 2015. Soulignons aussi que le morceau est très associé au basket puisque pendant les playoff de la NBA de la même année, l’équipe de Steph Curry et Klay Thompson, les Golden State Warriors, l’ont choisi comme hymne et ont gagné. Bref ce morceau est cool, il est rigolo, et il permet de remporter des victoires très importantes.Alors pourquoi ne pas l’écouter et réviser au passage ses Yes/No Questions. C’est E 40, et ses "Choices" sur Nova.Crédit © Pochette de Choices, de E-40  

27 janvier 2021

6:15

Vitamine So : « Heart Full Of Love » de The Invincibles

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Ce matin Sophie, une B-O idéale pour cette comédie presque romantique ? Et oui, avec un morceau qui en plus est rare et précieux. Un titre signé par le groupe The Invincibles, un trio de rnb de Los Angeles des années 60, dont le nom a un peu disparu des radars avant même qu’ils aient le temps d’enregistrer un album, alors qu'ils avaient tout pour nous charmer. Le chanteur notamment : Dave Richardson, avec sa voix de falsetto, aiguë et profonde, est quasi introuvable en ligne. On ne sait pas ce qu’il est devenu après avoir enregistré quelques magnifiques morceaux sortis sur le label Loma Records en 1960. Il y a bien un disque qui est signé de son nom en 1999 mais c’est flou. Cet homme est un peu une énigme, qui forcément fascine et sur quelques forums de nerd de la musique sur lesquels les gens se demandent : comment est-ce possible que ce groupe n’est jamais percé ? Et bien peut-être parce que dans la vie ça ne se passe pas comme dans les comédies romantiques.En tout cas, The Invincibles a bel et bien disparu malgré leur talent assez indiscutable. Mais heureusement avant ça, ils ont signé un morceau de deux minutes qui touche droit au coeur : "Heart Full Of Love" s’appelle-t-il, et on aimerait qu’il dure encore plus longtemps parce que quand on l’écoute, il nous donne envie de croire que ce monde déborde d'amour. C’est l’effet des choeurs gospel, des arrangements perçants et de cette voix.Crédit © Vignette du single Heart Full Of Love, de The Invincibles.  

26 janvier 2021

5:34

Vitamine So : « 20 ans » d’ATK

Chaque matin juste avant Alpha Beta Nova , Sophie Marchand met en musique l'actualité d' Un Nova Jour Se Lève avec un morceau faisant lien avec l'information du jour.
Ce matin Sophie tu nous parles de chansons qui racontent, comment c’est d’avoir vraiment 20 ans ? Oui parce que dernièrement on a beaucoup entendu des quarantenaires, cinquantenaires dire à quel point ce devait être dur d’avoir 20 ans en 2020 et 2021. Mais on a peu donné la parole, pour l’instant en tout cas, aux vingtenaires concernés pour les laisser nous raconter ce qu’ils ressentaient eux, leurs vraies peurs, leurs vraies envies. Or je suis retombé hier sur un album qui à l’époque, en 1998, est sorti avec justement cette idée de raconter les préoccupations de cette génération en France ; c’est Heptagone de ATK.On est à la fin du siècle dernier : à l’époque d’un âge d’or pour le rap français, qui choisit le texte pour raconter le quotidien politique, social des jeunes en France. Et avec cet album, c’est exactement ce que ATK va faire. ATK c’est un des collectifs de l’est parisien, monté dans les années 90, avec suffisamment de membres (une vingtaine), pour espérer raconter de plusieurs manières ce que vivent les jeunes du presque an 2000. Et ils y arrivent avec Heptagone, un disque qui parle de solitude, de rêves qui partent déjà en fumée, d’affaires judiciaires, d’amours déçues. Les samples sont costauds : on y trouve du Sade, du Jean Sebastien Bach, du Jacques Brel, du Balavoine et même Toto. L’album va plaire à un public exigeant, et va marquer son temps.Puis sur ce disque il y a le morceau "20 ans" qui est basé sur un solo du rappeur Cyanure : ce dernier débite très vite, et nous rappelle ce qu’était la vie d’un jeune adulte en 1998, qui s’interroge sur son destin, évoque la sortie du cocon familial, et en place une aussi pour celles et ceux qui à 20 ans portent déjà le monde sur leurs épaules. C’est quasiment comme ouvrir un journal intime où finalement l’on comprend qu’avoir 20 ans c’est toujours dur, même si de nos jours sans doute encore plus. C'est un texte très fort alors on écoute "20 ans" de ATK.Crédit © Pochette d'Hexagone, d'ATK   

25 janvier 2021

6:34

Tu veux en découvrir plus ?

Tous nos podcasts

À lire aussi

player
En direct
Radio Nova

player player
player

Bibliothèque

Bibliothèque mise à jour !