Aller au contenu principal

Xabi Molia : « Demain, on fera l’amour très lentement »

Le temps d’une robinsonnade à paraître à la rentrée, cet écrivain et cinéaste parisien isole 80 Français sur une île déserte, prélude à une « rééducation » de certains, « pour penser moins, pour sentir mieux ».

Il a été le premier artiste à grimper à bord de notre podcast quotidien d’utopies poétiques, L’Arche de Nova, à formuler sa vision forcément trouble de l’avenir au temps du confinement, à esquisser ses doutes quant à notre envie de retour aux grandes embrassades sociales. Agrégé de lettres et professeur d’Histoire du cinéma, l’écrivain et cinéaste Xabi Molia, 42 ans, Basque de Bayonne auto-catapulté à Ménilmontant, publiera le 20 août aux éditions du Seuil son nouveau roman, Des jours sauvages, robinsonnade obligée de quatre-vingt Français échoués sur une île déserte du Pacifique, ces compatriotes ayant fui notre pays… ravagé par une épidémie de grippe inédite et foudroyante. Ciel !

Non, pas la peine de hurler à l’opportunisme : le roman était terminé en novembre dernier. « Aucun d’entre eux n’aurait dû se retrouver sur cette île inconnue, écrit Xabi Molia, qui remonte aujourd’hui dans L’Arche pour nous lire un extrait de son survival au ralenti. (…) Ils se racontaient que le monde entier avait été contaminé et que ce serait une folie de le rejoindre. Ou bien ils craignaient d’être jugés à leur retour parce qu’ils avaient déserté. Ou juste ils trouvaient là une forme d’accord qu’en France ce qu’ils avaient appelé la vie moderne les avaient empêché d’atteindre. Ils voulaient qu’on les oublie. »

Habillage : Malo Williams.
Pour écouter l’interview de Xabi Molia au micro du juke-box littéraire de Radio Nova, ce sera, dès dimanche, ici.


Visuel : Les petits ruisseaux, de Pascal Rabaté (2010).

 


 

 

L'Arche de Nova
Emissions

L'Arche de Nova

L'Arche de Nova par Richard Gaitet
Chaque jour à 9h40

La Chica

La Chica : « Demain, on fera du troc de connaissances par la pensée »

« Jaguar enragé » par la crise vénézuélienne, cette musicienne de Belleville souhaite la ruine du capitalisme, laissant place à un système d’échange de savoirs ayant fonction de monnaie, « grâce aux vibrations du cerveau ».

Juicy

Juicy : « La nature ne s’émeut ni de vos putains de joies ni de vos putains de douleurs »

Depuis Bruxelles, ce puissant duo féminin de « R’n’Bitch » ne se fait plus aucune illusion sur l’espèce humaine et sample les colères d’Angélica Liddell.

Attrape-moi si tu peux

Fanny Taillandier : « Demain, nous piégerons les algorithmes avec nos images poétiques »

Depuis Rome et la Villa Médicis, l’autrice de « Par les écrans du monde » nous télégraphe le récit mobile d’un premier rendez-vous amoureux, en loucedé de la géo-surveillance, où les messages sont cryptés et les téléphones restent à la maison.