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Bonnie Banane : « Demain, des femmes noires prendront toutes les décisions »

Ambassadrice d’un R’n’B « de genre » à la fois naïf et langoureux, cette musicienne parisienne souhaite que les Blancs deviennent une minorité, étape « exaltante » avant de pouvoir « enfin réclamer l’égalité ».

« C’est une ritournelle joyeuse pour adultes d’un nouveau monde. » C’est aussi une comptine de pop naïve intitulée La lune et le soleil, à découvrir dans un clip tourné dans un décor digne des Télétubbies, qui ravira les danseurs déconfinés ne souhaitant rendre les armes, cet été, qu’au lever du jour. Cette « chanson pour enfants qui prône la réconciliation » (« La lune et le soleil passent notre temps à se passer le relais, une fois c’est toi une fois c’est moi. Que l’on prenne exemple sur eux et qu’on se rabiboche ! ») est surtout le premier single du futur premier album officiel de la chanteuse et comédienne Bonnie Banane, disciple parisienne des extravagances de Brigitte Fontaine – un peu comme si la femme-léopard avait décidé d’engloutir deux générations de R’n’B langoureux.

Collaboratrice recherchée pour ses textes beaux-bizarres, son charisme vestimentaire et la sensualité de son flow entendu aux côtés de Flavien Berger, Myth Syzer, Chassol ou Varnish la Piscine, Bonnie Banane nous a adressés, une nuit sans lune, à trois heures du mat’, seize messages dont onze notes vocales abritant ses pensées et refrains pour un futur excitant, à charge pour nous de remettre dans l’ordre ce puzzle sonore. En résulte un collage exquis, à écouter – nous faisons ici un clin d’oeil appuyé – jusqu’à la toute dernière seconde de ce podcast, où les salles de cinéma programmeront des films toute la nuit, où « les textes sacrés seront considérés comme des navets », où « les fleurs seront les seules à se faire insulter de putes », où « donner son opinion sera devenu ringard ».

Pour voir le clip de La lune et le soleil, c’est ici.

Visuel © Jackie Brown de Quentin Tarantino (1997)

L'Arche de Nova
Emissions

L'Arche de Nova

L'Arche de Nova par Richard Gaitet
Du lundi au vendredi à 7h10

Oliver Stone © Eva Sanchez

Oliver Stone : « Demain, je voterai pour Edward Snowden… ah non, zut ! »

À Lyon, le réalisateur de « Platoon » ou de « Tueurs nés », en pleine préparation d’un documentaire sur les énergies vertes, se demande « d’où viendra l’étincelle du changement » et nous régale d’un lapsus déjà légendaire.

Image : Le Seigneur des Anneaux : les deux tours, de Peter Jackson (2002).

Cécile Geindre : « Demain, la médecine traditionnelle s’ouvrira à l’invisible »

À Paris, cette comédienne aimerait nous aider à « prendre conscience de nos pouvoirs de guérison », histoire d’apprendre « où toucher, quoi dire ou simplement quoi penser » afin d’aller mieux.

Image : Le Cinquième élément, de Luc Besson (1997).

Slowfest Orchestra : « Demain, nous vivrons des concerts par télépathie »

À Bordeaux, ce collectif de musiciens décroissants prédit l’effondrement quasi total d’internet à cause de la 5G, ainsi qu’un blocus global des transports. Comment, alors, diffuser la musique de l'avenir ? Via les ondes cérébrales !