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La G-Funk française en un documentaire

La vie de son plus grand représentant : Aelpéacha.

Par Jean Morel

L'histoire de la G-Funk à la française s'écrit à travers l'histoire d'un homme.

Et aujourd'hui cet homme a décidé de la raconter. Aelpéacha, aussi appelé le A, est l'artiste derrière Splifton, (expression de son cru consistant à faire de Joinville, joint-ville, sa ville, un Compton) mais aussi derrière les expressions la Ride et Pavillonner. Un homme dont le lifestyle a fini par avoir un impact sur sur l'argot. Mais surtout un homme dont la vie est une des professions de foi les plus sincères faites au rap.

Une vie avec la tête dans les lowriders, les sirènes au moog, le C-walk, les barbecues sur des bidons, du funk et de la weed.

Mais au-delà de l'histoire personnelle d'un artiste touche-à-tout : un producteur-rappeur qui a marqué de son sceau près de 30 projets en une quinzaine d'année, son histoire se calque sur celle du rap en France.

 

Depuis ses débuts et face à la fascination qu'ont ses homologues pour New York et la froideur de son son, le A fond pour le groove salace de la funk de gangster de Snoop. Un virus qui ne le quittera plus. Qui l'entraînera à Londres pour le carnaval, avec une équipe de Français qui viennent avec leur mœurs… et qui le poussera aussi à s'équiper pour partir en quête de ce son chaud et organique qui caractérise la G-Funk, à l'opposé de la mécanique MPC de NYC.

15 ans de vadrouilles avec ses comparses, MSJ, CSRD, mais aussi Fabrice Eboué et Thomas N'Gijol, de ride en voiture avec un mode de vie de Pavillon de son 94 natal. Une vie de musique en un docu, qui s'achève sur la tombe du saint patron, Eazy-E.

 

Visuel : (c) DR