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"The climb" de Kyle Marvin et Michael Angelo Covino | Release

En salles le 29 juillet

28 juillet 2020
Par Nathalie Gardner
"The climb" de Kyle Marvin et Michael Angelo Covino | Release

A Cannes en 2019, la surprise venait d'un film inattendu. Pas seulement parce que The climb était une comédie, pas le registre le plus courant dans ce festival, mais surtout parce qu'il en bousculait certains codes, pour aller interroger une amitié au masculin via des vignettes faisant le point à des années d'intervalles sur la relation en Mike et Kyle, deux potes entre lien toxique et affection indestructible. Il y a aussi un Mike et un Kyle en dehors de l'écran, The climb étant écrit, interprété, et produit par Kyle Marvin et Michael Angelo Covino, qui s'avèrent être eux aussi des amis de très longue date. De quoi nourrir, entre possible autofiction et contexte resserré sur ces deux potes, une tradition du cinéma américain, ces chroniques sociales dans leurs hauts et leurs bas. Ici, on range ça dans la case des comédies dramatiques. The climb s'en rapproche par des influences très européennes ou par un dispositif formel l'exfiltrant des productions low-fi US aussi minimalistes que bavardes : huits plans-séquences particulièrement élaborés pour autant de vignettes rythmant l'évolution du  lien entre Mike et Kyle, et surtout les coups de canifs que prend leur amitié. A l'image de sa séquence d'ouverture – l'ascension, douloureuse, d'une colline à vélo- The climb est une course d'endurance, pédalant pour placer ce tandem de parfaits outsiders dans le peloton de tête d'une comédie américaine particulièrement sensible, et se faire une place immédiate, entre héritage – pas interdit de penser aux classiques de Mike Nichols comme Le lauréat ou les faux autoportraits introspectifs de Woody Allen à ses débuts- et renouveau – les pitreries de Will Ferrell (Frangins malgré eux), Seth Rogen ou Judd Apatow (40 ans toujours puceau) -dans ce qui se fait de mieux : ces Bromances (contraction de Romance et Brothers,  pour des comédies douce-amères observant les amitiés immatures entre gars) qui savant regarder dans les yeux la masculinité contemporaine  avec justesse : sans occulter ses aspects les moins glorieux, mais avec un splendide sens de l'empathie.

Alex Masson

En salles le 29 juillet.

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