Aller au contenu principal
Malte accueillera finalement l’Aquarius avec ses 141 migrants à bord

Malte accueillera finalement l’Aquarius avec ses 141 migrants à bord

Depuis plusieurs jours, le bateau de l’ONG SOS Méditerranée cherchait un port dans lequel accoster.

Par Clémentine Spiler

Ce mardi 14 août, l’île de Malte vient finalement d’ouvrir son port à l'Aquarius, le bateau de l’ONG humanitaire SOS Méditerranée, qui sauve les migrants au large des côtes libyennes pour les emmener jusqu’en Europe. Après plusieurs sauvetages, le bateau a pour habitude d'accoster dans un port européen pour laisser débarquer les rescapés. Mais de plus en plus de pays ferment leurs ports et refusent d'accueillir les migrants. Depuis plusieurs jours, l'Aquarius cherchait un port susceptible de l'accueillir.

Cette fois-ci, l’Espagne et le Portugal avaient annoncé qu’ils accueilleraient respectivement 60 et 30 migrants, sans pour autant laisser le bateau accoster sur leurs terres. C’est la petite île de Malte, qui s’y refusait jusque-là, qui va se charger de cette, mission, comme viennent de l’annoncer ses autorités.

La même situation avait eu lieu mois de juin et c'est le port de Valence, dans le Sud de l’Espagne, qui avait accueilli le bateau. La France métropolitaine était restée muette, au grand désarroi des associations et de certains députés. Seule la Corse avait sauvé l’honneur, et a réitéré la proposition cette fois-ci, en proposant d’accueillir le bateau. La ville de Sète a également proposé son aide cette fois-ci.

SOS Méditerranée s’attèle depuis juin 2015 au sauvetage des migrants en Méditerranée, afin d’apporter une réponse au désastre humanitaire qui a fait plus de 3 000 victimes en 2017. L’Europe a quant à elle choisi de passer des accords avec la Libye pour empêcher les départs de bateaux, détournant le regard sur le trafic d’êtres humains et les risques encourus lors des traversées illégales. En juin dernier, Arte diffusait un documentaire sur le quotidien de l’Aquarius, toujours disponible en ligne (ci-dessous). 

Visuel : (c) SOS Méditerranée