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Emiliana Torrini

L’anniversaire du jour : « Me And Armini » d’Emiliana Torrini

Sorti en septembre 2008, le classique de la musicienne islandaise fête ses 12 ans.

Par Sophie Marchand

Tous les jours dans Alpha Beta Nova (lundi au vendredi, 9h-13h), Sophie Marchand célèbre un anniversaire, d'une personne, d'un disque ou d'un événement.

Née en Islande d’origines italiennes, Emiliana Torrini, c’est d’abord une voix et un univers qui ont souvent bercé l’antenne de Radio Nova. Comme beaucoup de musiciens islandais — Björk ou Asgeir pour ne citer qu’eux — la musicienne commence à chanter en islandais, pour un public islandais. Durant la décennie 90, on la retrouve en tant que chanteuse au sein de quelques groupes ou sur des albums collectifs.

Pourtant, à l’époque, quiconque souhaite tenter sa chance dans le monde entier doit s’exprimer dans la langue de Shakespeare, sans quoi on entrait directement dans la case étriquée « musique du monde ». Ce qui ne correspond absolument à aucun style précis, et certainement pas à la musique d’Emiliana Torrini qui chante à merveille de la pop super bien cousue et très profonde.

C’est pourquoi en 1999, Emiliana Torrini décide de passer à l’anglais, pour son disque Love In the Time of Science. Et c’est sans doute une bonne idée puisqu’elle se fait remarquer, et commence alors à bosser sur la bande originale du Seigneur des Anneaux, avec Kylie Minogue ou encore Thievery Corporation. L’islandaise propose une musique aux textures très différentes tout en restant  accessible et atterrit dans des pubs par exemple.

Un classique dès sa sortie

Bref, revenons  à ce disque Me And Armini, sorti sur le label Rough Trade début septembre 2008. Le quatrième album d’Emiliana Torrini se trouve très rapidement une place dans le grand mix Nova de l’époque. Un album qui se révèle ambitieux, séduisant, voir hypnotisant, et c’est peut-être ce qui a plus à nos programmateurs de l’époque.

En vérité Me And Armini trouve très vite son public - qui sera désormais autant constitué de fana de Björk, que de mélomanes avides de guitares ou de pop. Lorsqu’on retombe sur quelques critiques de l’époque, sur des blogspar exemple, dès sa sortie, les gens parlent de classique. Sans même attendre de voir comment il va vieillir. Ironie du sort, 12 ans plus tard, on peut effectivement dire que ce Me And Armini a vraiment bien vieilli.

Visuel © Getty Images /Graham Denholm