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Entre le Maroc et la France, le rock gnawa de Bab L’Bluz

Entre le Maroc et la France, le rock gnawa de Bab L’Bluz

Nouvo Nova: « Ila Mata » de Bab L’Bluz.

Par La programmation musicale

Chaque jour, Nova met un coup de projecteur sur une nouveauté : le Nouvo Nova vous présente les coups de cœurs de la programmation, afin que vous ne ratiez rien des dernières trouvailles qui nous ont titillé l’oreille. Aujourd'hui : « Ila Mata » de Bab L’Bluz.

Une brise souffle depuis la côte atlantique marocaine, à travers les blanches rues d’Essaouira, au dessus de la médina de Marrakech, et enfin jusqu’à nous. C’est tout le blues de l'Atlas qui nous parvient aujourd’hui, grâce à un jeune groupe franco-marocain attaché aux racines de la culture gnawa : Bab L’Bluz. 

A l’origine du groupe, Yousra Mansour et Brice Bottin : elle, chanteuse marocaine, élevée au répertoire traditionnel panarabe et au rock psychédélique ; lui, multi-instrumentiste français spécialiste du guembri, ce luth à trois cordes central dans la musique gnawa. C’est à Marrakech que le groupe s’est formé en 2018, avec une envie commune, celle de mêler les instruments traditionnels du Sahara à la puissance du rock. 

En arabe, « bab » signifie « porte » : Bab L’Bluz nous ouvre ici les portes du blues du Sahel, la musique séculaire du peuple gnawa, porteuse de transe et d’hypnose au même titre que les rythmes psychédéliques de Santana ou Jefferson Airplane, influences revendiquées. Un premier album, Nayda!, paraîtra le 5 juin chez Real World. Une célébration des mélanges de cultures, précédée par ce titre : « Ila Mata », un chant de paix à l’intention des peuples du monde, porté par un groove lent « nourri du ressac des vagues de l’océan Atlantique ».

Visuel © Bab L'Bluz