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Iag Bari de Fanfare Ciocarlia

De Fanfare Ciocarlia à Parazitii, un voyage musical en Roumanie

Un voyage, en musique, en pays roumain.

Par La rédac

Samedi dernier dans Nova autour du monde et en partenariat avec l’Institut français de Roumanie, vous avez pu suivre le vagabondage d’Isadora Dartial à travers la Roumanie, de Bucarest (la capitale nationale) à Cluj (en pleine Transylvanie). Et de cette virée roumaine, avec la complicité de notre programmateur Michael Liot, nous avons ramené quelques morceaux qui dressent un portrait, honnête et pluriel, de ce qui se passe en 2020 du côté de ce pays des Balkans qu’on vous invite à visiter avec nous.

Fanfare Ciocarlia, « Iag Bari »

On commence avec la base : l’une des plus célèbres fanfares roumaines, venue du village Rom de Zece Prajini, près de la frontière moldave. Connu pour ses reprises de thèmes célèbres (de James Bond à des standards de jazz), l’ensemble exerce depuis les années 90 dans le style populaire tzigane.

Silent Strike, « Infinit »

Silent Strike est un producteur électronique contemporain, venu de Bucarest, auteur notamment d’un panel de musiques de film. Ce morceau, paru en 2019, porte en lui un hip-hop instrumental, breakbeat aux influences classiques.

Taraf de Haidouks & Tunng, « Homecoming »

Sans doute le groupe tzigane roumain le plus célèbre au monde. Le nom Taraf de Haidouks signifie : « bande de brigands ». Les membres du groupe ont notamment été révélés grâce au Latcho Drom de Tony Gatlif, le film du réalisateur français (né d’un père kabyle et d’une mère gitane) sorti en 1993. C’est un emblème de la musique Rom des Balkans.

Parazitii, « Lacrimi de Ceara »

L’un des plus grands groupes hip-hop de Roumanie, l’équivalent local d’un IAM chez nous. Ici, un extrait de leur dernier album Arma Secreta, paru en 2019.

Steaua De Mare, « Steaua de Mare »

Le son de la Roumanie actuelle passe par des labels underground comme Future Nuggets, installé à Bucarest. On y trouve ce genre de bijou bizarre, extrait d’une compilation parue en 2011 : Unheard from Romania, qui a fait découvrir à beaucoup les productions expérimentales locales, imprégnées de dub, de rock psychédélique et de « manele ». Steaua de Mare (le nom signifie « étoile de mer ») a sorti plusieurs albums depuis. Ce titre emprunte un bout de mélodie du « These boots are made for walking » de Nancy Sinatra pour en faire un dub cosmique bizarroïde.

Betta, « Lag Chioru »

Betta, un groupe obscur de la scène funk et rock roumaine du tournant des années 80. On trouve ce titre, « Lag Chioru », sur une série de compilations aujourd’hui rares nommées Formatii de Musica Pop, qui présentait pour l’export plusieurs groupes nationaux inspirés par la pop et le rock. 

Beirut, « Vagabond »

Zach Condon, alias Beirut, est un musicien américain inspiré par les musiques traditionnelles d’un peu partout, et notamment d’Europe de l’Est. Il cite Taraf de Haidouks et la musique tzigane comme parmi ses influences principales, qui se ressentent dans ses propres compositions faites de cuivres et de rythmes Balkans. Ici, le célèbre titre du groupe, « Vagabond ».

AKSK, « Four Lonely Words »

AKSK est le projet collaboratif du DJ américain Suzanne Kraft et de la musicienne roumaine Adda Kaleh, l’un des noms les plus identifiés de la scène électronique alternative de Bucarest. Leur « Four Lonely Words » est essentiel dans la discographie de ce groupe emblématique de l’influence des musiques roumaines en dehors des frontières.

Visuel © pochette de Iag Bari de Fanfare Ciocarlia