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Crack Cloud, un nuage no-wave venu de Vancouver

Crack Cloud, un nuage no-wave venu de Vancouver

Nouvo Nova : « Ouster Stew » de Crack Cloud.

Par La programmation musicale

Chaque jour, Nova met un coup de projecteur sur une nouveauté : le Nouvo Nova vous présente les coups de cœurs de la programmation, afin que vous ne ratiez rien des dernières trouvailles qui nous ont titillé l’oreille. Aujourd'hui : « Ouster Stew » de Crack Cloud.

Nostalgiques de l’ère post-punk ? Fans de Devo et de Talking Heads ? Restez un peu par ici, on a un truc pour vous : Crack Cloud, soit un collectif anarchique, poétique et follement énergique. Venu de Vancouver, à l’extrémité occidentale du Canada, ce « nuage de crack » pourrait bien arriver chez nous comme une tempête.

On est ici sur une musique anxieuse mais résistante, qui s’érige en bloc contre l’individualisme de l’époque, dressant le portrait d’une jeunesse mobilisée et offensive. Il suffit de voir la violence qui se dégage de l’esthétique guerrillera du clip de « Ouster Stew » (qu’on pourrait traduire comme « ragoût d’expulsion »), qui brasse, dans un pêle-mêle provocateur, néo-gothiques armés et barricades white-trash. Mais au-delà des images, c’est la musique qui frappe : dense, furieuse, à la manière de cette scène no-wave qui bouillonnait dans les caves new-yorkaises au tournant des années 80. On retrouve sur « Ouster Stew » la furie punk d’un James Chance, l’élocution nerveuse de Devo, bref : le son d’une époque qui, bien que révolue, se remet à résonner d’une nouvelle énergie. De quoi patienter en guettant le premier album du groupe, Pain Olympics, à paraître le 17 juillet.

Visuel © Jennilee Marigomen