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Nova Classics : « Zungguzungguguzungguzeng » de Yellowman.

« Zungguzungguguzungguzeng », le classique absurde du dancehall

Nova Classics : « Zungguzungguguzungguzeng » de Yellowman.

Par La programmation musicale.

Cet été, Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop.  Aujourd'hui : « Zungguzungguguzungguzeng » de Yellowman.

Il s’agit là de l’oeuvre la plus mémorable du chanteur Winston Foster, surnommé Yellowman en référence à son albinisme — une condition dont il a beaucoup souffert en grandissant, mais qu’il s’est appropriée comme une revendication de sa singularité artistique. Orphelin, Yellowman trouve refuge dans le reggae et surtout le toasting, qu’il pratique dans les soundsystems de Kingston à la fin des années 70. À la fois chanteur et DJ, il émerge surtout comme l’une des figures du « rub-a-dub », cette première version du dancehall apparue au tout début des années 80.

En 1983, « Zungguzungguguzungguzeng » est un succès instantané. Le morceau est construit sur un riddim très populaire, d’abord utilisé par Alton Ellis en 1967, pour un morceau appelé « Mad, Mad Mad ». Connu plus tard sous le nom de « Diseases Riddim » (d’après le titre sorti en 1981 par Henry Junjo Lawes), cet instrumental sera samplé plus d’une trentaine de fois dans sa version popularisée par Yellowman.

Visuel : (c) capture d'écran Youtube