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Une plateforme va permettre aux artistes de clearer plus facilement leurs samples

Une plateforme va permettre aux artistes de clearer plus facilement leurs samples

Ça va leur éviter quelques procès, aussi.

Par Sophie Marchand & Jean Morel

haque jour, Jean Morel et Sophie Marchand font leur journal musical, dans BAM BAM.

Bonne nouvelle pour les rappeurs et les beatmakers. Un tout nouveau service musical, intitulé Tracklib, vient de voir le jour. Et sa mission est simple : elle permet d’aider les artistes à clearer les droits des samples qu’ils utilisent. Alors, derrière cet abominable anglicisme, il y a une réalité qui concerne tous les producteurs qui composent à partir de samples et qui sont dans l’obligation de reverser des droits aux compositeurs originaux.

La plateforme propose en effet un catalogue toujours plus large de samples que les producteurs peuvent utiliser sans se préoccuper de savoir s’ils ont l’autorisation d’un label. L’inscription est gratuite, et vous pouvez acheter des morceaux pour deux dollars. Une fois qu’un morceau qui utilise un sample est prêt à sortir, vous payez la licence en plus de 2% de partage de revenus pour les ayants droit.

C’est Deborah Mannis-Gardner, une experte de la déclaration de samples ayant travaillé avec Drake, Nicki Minaj et Eminem, qui a chapeauté le projet. Pour beaucoup de producteurs, le sampling est devenu un cauchemar de peur de devoir payer des sommes astronomiques difficiles à assumer lorsque l’on débute. Le sample fait tellement partie de l’ADN du hip-hop que l’on peut voir dans cette initiative un peu d’air pour de jeunes musiciens souvent peu au fait de l’océan juridique que représente le sampling. 

BAM BAM, c'est le Bureau des Affaires Musicales de Radio Nova, animé par Sophie Marchand et Jean Morel, du lundi au vendredi sur Nova.

Visuel : (c) Tracklib