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Tinariwen, le nouvel album des « étrangers de passage »

Tinariwen, le nouvel album des « étrangers de passage »

Nouvo Nova : « Madjam Mahilkamen » de Tinariwen.

Par La programmation musicale.

Chaque jour, Nova met un coup de projecteur sur une nouveauté : le Nouvo Nova vous présente les coups de cœurs de la programmation, afin que vous ne ratiez rien des dernières trouvailles qui nous ont titillé l’oreille. Aujourd'hui : « Madjam Mahilkamen » de Tinariwen.

Imaginez-vous une nuit sous une grande tente plantée dans le désert. À l’horizon, les lumières de Nouakchott se distinguent mal. La capitale mauritanienne n’est pas si loin, mais c’est le Sahara qui vous entoure encore : des dunes, des scorpions et puis des chants, ceux de quelques hommes regroupés autour d’un feu.

Cela fait une douzaine de jours que Tinariwen ont pris la route depuis le Maroc, traversant tempêtes de sable et festivals des cultures nomades pour enregistrer leur nouvel album. Comme à leur habitude, c’est en quelques prises, brutes et sans effets, que ces morceaux du répertoire touareg seront capturés, sauf que le groupe a été rejoint pour l’occasion par quelques invités — question de chaleur humaine. Il y a d’abord la griotte mauritanienne Noura Mint Seymali, pour qui ils ont fait le trajet, mais aussi quelques musiciens d’ailleurs, comme Cass McCombs, Rodolphe Burger ou Warren Ellis, violoniste de Nick Cave. Soient des « étrangers de passage », expression qui donnera à l’album son titre en langue tamasheq : Amadjar, celui qui est « condamné à être toujours en exil ». Un disque pour apaiser l’esprit, sur lequel on trouve ce « Madjam Mahilkamen », aux chœurs envoûtants comme les braises. À écouter avant le passage de Tinariwen le 23 octobre au Casino de Paris.

Visuel © Facebook de Tinariwen