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Réfugiés : À la rencontre des mineurs isolés dans les rues de Paris

Réfugiés : à la rencontre des mineurs isolés dans les rues de Paris

Olivia Müller a rencontré quatre garçons arrivés en France sans leurs parents.

Par Olivia Müller

Ce mercredi 14 février, Nova a tendu le micro aux exilés, réfugiés, demandeurs d'asile, pour faire entendre leurs voix. Musique, amour, cuisine… Ils se sont approprié l’antenne pour une journée de partage. Retrouvez dans ce dossier l'ensemble des sujets qui ont rythmé cette journée sur Radio Nova et Nova.fr.

Certains sont orphelins, d’autres ont pris la décision de quitter seuls leur pays, d’autres encore ont perdu un membre de leur famille pendant le voyage. Olivia Müller est partie à la rencontre de mineurs isolés. Des jeunes de moins de 18 ans, arrivés seuls à Paris. Ils sont nombreux à devoir faire face à la solitude, à la rue, au froid. Chaque jour ils déjouent les embuscades de la vie. L’État français se doit d’apporter son aide à tout mineur présent sur son territoire. Mais en attendant l’entretien d’évaluation qui permettra d’officialiser leur minorité, ils sont contraints de vivre dans la rue. D’autres ont passé l’entretien, mais les services du département ont jugé qu’ils n’étaient pas mineurs.

Dans ce reportage, Olivia Müller se penche sur la réalité de leur quotidien, tout en écoutant leurs impressions sur le traitement des mineurs isolés en France. Doumbia, Abdoula, Siaka et Rachid confient leurs angoisses, leur regard sur la France, leurs rêves et leurs espoirs. 

Doumbia, 16 ans, est originaire de Côte d’Ivoire. Il est arrivé en France il y a huit mois. Pendant cinq mois il a dormi dans la rue, sous le pont d’Aubervilliers. Sa minorité n’ayant pas été reconnue, il a fait appel auprès d’un juge des enfants qui a invalidé la décision du département. Il est aujourd’hui mis à l’abri dans un hôtel à Créteil. 

Doumbia, Abdoula, Siaka et Rachid

Abdoula, 15 ans, vient de Guinée. Il est arrivé il y a deux semaines à Paris. Olivia Müller l’a rencontré au jardin de la rue Pali-Kao dans le quartier de Belleville. Il ne profite pas encore du dispositif de protection de l’enfance et dort sous le Pont de la Porte de la Chapelle. Siaka, 16 ans, est originaire de Côte d’Ivoire. Rencontré devant le DEMIE à Couronnes à Paris (un bureau-antenne de la Croix Rouge chargé d’évaluer la minorité des jeunes étrangers), sa minorité n’a pas été reconnue. Il dort dans le métro. Rachid, 17 ans, est arrivé il y a deux jours à Paris. Il vient de Centrafrique. Le soir où sa route croise celle d’Olivia Müller, l’association Utopia 56, qui vient en aide aux migrants, ne dispose plus de places pour l’héberger. Elle lui propose une solution de de secours : dormir avec cinq autre personnes à l’arrière d’un camion garé à quelques mètres de là. On les suit, de nuit. 

Le reportage d’Olivia Müller était diffusé ce mercredi 14 février dans L’Heure de pointe de Xavier de La Porte, en trois parties. 

La réalité et la tension du quotidien

Presque tous sont contraints à un moment donné de survivre dans la rue... Chaque jour ils bricolent leur vie et leur quotidien, tout en faisant face à la peur et à l’isolement. Pourquoi ? Comment ? Ils nous en parlent. 

La difficulté de prouver sa minorité

Pourquoi une grande partie de ces jeunes ne sont pas reconnus mineurs ? Ils nous livrent leur regard sur une réalité administrative aride. 

L’angoisse du temps qui passe

Le rapport au temps qui passe, et qui file beaucoup trop vite... Au delà du sentiment d’avoir perdu trop de temps au cours de leur voyage, les adolescents rencontrent de nombreuses difficultés avant d'être scolarisés. Alors ils pointent l’ennui qui les ronge.