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Marcel Pagnol

Le juke-Box littéraire de Radio Nova, animé par Richard Gaitet

MARDI 14 OCTOBRE

Spéciale Marcel Pagnol, à Aubagne

« C’est notre Dickens », disaient les uns ; « Notre Faulkner », disaient les autres, à la sortie de ses Souvenirs d’enfance. Mais faut-il vraiment vous citer des références étrangères pour rappeler que l’œuvre de Marcel Pagnol (1895-1974) a toute sa place au firmament de la littérature mondiale ? Pour se remémorer l’œuvre de l’écrivain-cinéaste provençal, il suffit de convoquer quelques images : La Gloire de mon père et Le Château de ma mère, le fils de l’instituteur, un civet de lapin qui aurait mijoté trois heures, « l’épopée cynégétique des bartavelles », la balade ensoleillée au bord du canal vers la Bastide enchantée, Jean de Florette, Un « Schounptz » qui fait le fada, le ruban de Manon cousu surla poitrine d’Ugolin, la source bouchée par le Papet… On peut songer aussi à des répliques (« Tout condamné à mort aura la tête tranché », « Tu n’es pas bon à rien, tu es mauvais en tout ») et à des prénoms : Marius, Fanny, César, cette partie de cartes sur le Vieux Port de Marseille, à vous fendre le cœur…

Et parce qu’à chaque fois que je repense à tout ça, j’ai le cœur fendu et les larmes qui montent, j’ai pris le train pour Aubagne pour aller voir ces chères collines et vous faire marcher dans les pas de Pagnol – qui, joyeuse ironie, avait la phobie des voyages. Marcel répétait : « L’Universel, on l’atteint en restant chez soi. » Moi, je suis sorti de chez moi (parce que c’est bon de prendre l’air, pour une émission littéraire), j’ai emporté mon magnéto, je suis allé, vaillant, grimper sur Garlaban et enregistrer sur place des lectures auprès d’experts « frénétiques » de l’Académicien. Qui m’ont parlé de sa théorie sur le rire et d’une mystique magique autour du chiffre 16, d’un western préhistorique, des couleurs de l’automne et du squelette des moineaux.

 

22h05_ Marcel Pagnol lu par Joseph Damiani, La Gloire de mon père (« l’asile des vacances ») et préambule au Château de ma mère.

 

22h20_ Marcel Pagnol interprété par Fernandel, Le Schpountz (« celui qui fait rire tout le monde, c’est qu’il se montre inférieur à tous »).

 

22h50_Marcel Pagnol lu par Anthony Chesneau, Le Château de ma mère (« j’ai trouvé ma vocation. C’est : hermitte »).

 

23h00_ Georges Berni lu par Richard Gaitet, Dans les pas de Marcel Pagnol (« Le Premier Amour »).

 

23h10_ Marcel Pagnol lu par Edmond Mattone, Le Château de ma mère (« l’automne »).

 

23h25_ Marcel Pagnol interprété par Charpin, Fanny (« un peu de précisions »).

 

23h40_ Marcel Pagnol lu par Judith Margolin, Le Château de ma mère (« le canal de mon enfance »).

+ Bonus !

23h55_ Miguel Zamacoïs lu par Joseph Damiani, La Fleur merveilleuse (« L’Accent »).

Montage des lectures, auxquelles furent mis les habits du dimanche : Guillaume Girault.

Un grand merci à Anthony Chesneau, pour son accueil et ses connaissances.

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par Richard GAITET
Lundi-Jeudi 21H00-22H00

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