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Fragonard

« Il y en a, leur kif, c’est de collectionner les canards en plastique, eh ben Honoré, lui, c’est de disséquer des trucs morts au nom de la science. »

Dans Tu parles d’une histoire, Jean-Christophe Piot se fait l’accordéoniste du temps qui passe (compression/extension) et rapproche hier et aujourd'hui. Coulisses facétieuses du passé, grandes dates incontournables : tout passe dans son tamis. Cela sautille, ça ironise, ça se moque et ça nous apprend. Tout ça en même temps.

La chronique du jour sera funèbre parce que nous ne mentons pas, ce mois de novembre est tellement dégueulasse qu’il n’y a rien de tel pour se réchauffer que de claquer des dents en écoutant une bonne histoire bien macabre. Et ça, ça passe par le RER D, direction Maisons-Alfort, dans le Val de Marne, une riante cité qui a le mérite d’abriter une des plus vieilles écoles vétérinaires du monde, 1761 tout de même.

Et parmi ses premiers directeurs on compte un certain Fragonard, Honoré Fragonard – oui comme le peintre, dont il est d’ailleurs le cousin, mais le truc d’Honoré, ce n’est pas le pinceau, c’est le scalpel. Il y en a, leur kif, c’est de collectionner les canards en plastique, eh ben Honoré, lui, c’est de disséquer des trucs morts au nom de la science. Les dissections de Fragonard sont des chefs-d’oeuvre de technique. Or l’anatomie est à la mode, dans les années 1760. 

Fragonard comprend assez vite qu’il y a un poil de business à faire. D’anatomiste, il devient… empailleur de luxe.

Tu parles d’une histoire
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Tu parles d’une histoire

Par Jean-Christophe Piot
Le Dimanche à 12H