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Musique et censure #2 : Plaisir interdit et art de l’esquive

Comment continuer de faire sonner les notes quand le pouvoir en a décidé autrement ?

Toute la semaine sur Nova, Isadora Dartial vous propose d'écouter ensemble des morceaux qui ont dû faire ou font encore face à la censure. Comment continuer de faire sonner les notes quand le pouvoir en a décidé autrement ? Comment la musique devient moyen de résistance ? Qui sont les censeurs ? Du Brésil à l’Iran en passant par la Chine ou les États-Unis, il est question de poésie, d’exil, de résistance à la propagande et bien sur de quête de liberté.

Nous nous sommes quittés hier au Brésil en 1979. En février de cette même année, le régime impérial du Shah chute définitivement à la suite d’une révolution et la République islamique fut proclamée le 1er avril 1979. Dès lors, le ministère de la Culture et de l’Orientation islamique veille, au nom de la chasteté publique, et le silence s’impose. La notion de plaisir est bannie et la musique, cet art qui suscite émotions et passions devient préjudiciable pour la société car considérée comme dangereuse. Si les régimes ont changé depuis cette date du 1er avril 1979, une interdiction demeure : une femme n’a pas le droit de chanter seule devant un public mixte et les disques d’artistes hommes et femmes réalisés avant la révolution ne peuvent être commercialisés, ni même diffusés en public.

Par Isadora Dartial, réalisation Malo Williams.

Visuel (c) No Land's Song / Ayat Najafi

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par Rocé, Jean-Michel Espitallier, Isadora Dartial, Sophie Marchand, Camille Diao, Christophe Payet Michael Liot,
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