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Kanye West lâche sans prévenir son nouveau morceau « XTCY »

La revue de presse musicale du 13 août 2018.

Dans l’industrie musicale aujourd’hui, tout se ressemble, selon Madonna. Dans une interview donnée à Vogue Italia, la star émet des doutes sur l’approche des artistes d’aujourd’hui. « Tout est si simple, dit-elle, chaque chanson a 20 artistes invités, et tout le monde a le même son ». Elle aimerait que plus d’artistes « osent » avoir un son différent. Madonna s’est récemment installée à Lisbonne, pour permettre à son fils de suivre son rêve de devenir footballeur professionnel. Un nouveau « chez elle » qui a inspiré la direction de son prochain album, qui devrait sortir d’ici à la fin de l’année. On verra si ça sonne différent, et s’il y a 20 artistes invités par chanson.

C’est un petit silence qui fait couler beaucoup d’encre et de tweets. (On peut dire qu’un tweet coule oui, c’est autorisé). Kanye West était l’invité de Jimmy Kimmel, le tenancier d’un des Late Shows américains, jeudi dernier. Venu faire la promo de son dernier album Ye, il a dû faire face à quelques questions inattendues, sur son soutien à Donald Trump. Après quelques minutes d’interview bonne humeur, Jimmy Kimmel balance : « Des familles sont séparées aux frontières de ce pays à cause de ce président et nous ne pouvons pas éclipser ce fait que l'on apprécie sa personnalité ou non. Vous disiez publiquement et avec force que George Bush se foutait des Noirs, alors qu'est ce qui vous fait croire que Trump s'intéresse à eux ou à qui que ce soit ? » Pris de court et visiblement perturbé par cette question, Kanye West reste sans voix. Après quelques secondes de blanc, Jimmy Kimmel envoie la coupure pub. De retour à l'antenne, les deux hommes mettent de côté les polémiques politiques pour se concentrer autour de l'album Ye et ses paroles qui font en partie écho à la santé mentale du rappeur. L’épisode est raconté en détail sur lesinrocks.com, et sur toute la planète.

Kanye West encore. Si vous êtes fan, le mois de juin vous a fait frôler l’orgasme avec la sortie de son album Ye, et celle de son projet commun avec Kid Cudi, Kids See Ghost. Vous n’avez pas eu le temps de vous en remettre, que déjà le revoilà. Un nouveau morceau est apparu au milieu de la nuit, sans prévenir personne. Intitulé « XTCY », il a été partagé sur twitter via un lien Wetransfer par le légendaire DJ Clark Kent qui n'a pas pour autant produit le titre. Le monde de Kanye West a ses mystères.

Nova.fr salue le nouvel EP d’Arnaud Rebotini. Un an après la sortie de la bande originale de 120 battements par minute, récompensée par un César, Arnaud Rebotini revient avec Flowers For Algernon. Le morceau éponyme, à la fois acid, nerveux et rêveur nous plonge dans un autre monde, écrit Tsugi, grâce à la fameuse TR-909, boîte à rythmes vintage sortie en 1984, à laquelle il rend également hommage dans « My 909 ».

Je n’ai pas bien compris pourquoi : peut-être en l’honneur des 50 ans du magazine, peut-être en l’honneur du mois d’août un peu calme. Quoi qu’il en soit, on trouve sur rollingstone.fr une série d’histoires méconnues autour de Revolver, l’album chef-d’œuvre des Beatles sorti en 1966. Revolver, sorti le 5 août 1966, représente leur plus grand tournant musical, écrit la journaliste. Jamais les Beatles n’avaient enregistré autant de chansons de cette qualité. Jamais Paul McCartney n’avait si bien écrit. Jamais un groupe n’avait fait autant pour changer le concept même de la production sonore. Ça vaut bien quelques anecdotes. Je vous en donne une : « Le mercredi 1er juin 1966, les Beatles, Marianne Faithful, Brian Jones des Rolling Stones et Pattie, la femme de George Harrison, se retrouvent dans le Studio Two d’Abbey Road pour enregistrer les effets sonores de « Yellow Submarine ». Après avoir essayé de chanter tout en faisant des gargarismes, John Lennon demande à Geoff Emerick, l’ingénieur du son, de l’enregistrer en train de chanter sous l’eau. On emballe un micro dans un préservatif pour le protéger, ce qui fait rire Lennon, puis on le met dans une brique de lait ». « Des années plus tard, raconta Emerick, j’ai réalisé avec effroi que le micro qu’on utilisait était en fait un objet électrique. Avec le système de 240 volts utilisé en Angleterre, n’importe qui se trouvant dans la pièce, y compris Lennon, pouvait facilement se faire électrocuter et on se serait souvenu de moi comme le premier ingénieur son à tuer un client dans le studio ». 14 autres anecdotes vous attendent sur le site.

Visuel (c) Wikimedia Commons / David Shankbone

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par Armel Hemme
Du lundi au vendredi à 9h40