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L'iboga, substitution à la cocaïne ?

L'iboga, substitution à la cocaïne ?

Un arbuste aux pouvoirs hallucinogènes pour arrêter la drogue

Par Marion Armengod

C’est un arbuste d’Afrique Centrale, un arbuste dont l’écorce concentre une dizaine de molécules très actives. Parmi ces molécules, on trouve l’Ibogaïne. Un produit controversé aux pouvoirs hallucinogènes, utilisés par des réseaux de soins alternatifs qui se sont développés illégalement aux Etats-Unis et en Europe.



1962. Un jeune toxicomane expérimente avec six copains une nouvelle substance hallucinogène dont lui a parlé un ami chimiste, l’Ibogaïne. Contre toute attente, après quelques heures d’expérience, tous se sont libérés de leur dépendance à l’héroïne ou à la cocaïne…


Pourquoi la médecine ne l’utilise t-elle pas pour soigner les toxicomanes ?



Des chercheurs ont prouvé que l’Ibogaïne réduisait bien l’auto-détermination à la cocaïne...sur des rats. D’autres ont mis en évidence de nouvelles propriétés de l’Ibogaïne qui aideraient les voies nerveuses à se régénérer et le cerveau à se réorganiser.


Mais il y a aussi des échecs dans les différentes études


Parfois l’Ibogaïne ne marche pas. Il y a même eu des accidents mortels chez les personnes cardiaques. Il faut aussi dire que l’Ibogaïne s’est faite connaître d’une manière inhabituelle parce qu’elle n’a pas été découverte par un scientifique. C'est pourquoi elle a été accueillie avec beaucoup de scepticisme dès le départ par la communauté scientifique. Son histoire en Afrique lui a aussi donnée une dimension mystique que les gens ne prennent pas au sérieux,  sauf au Gabon où l’Iboga a été décrétée « Patrimoine National et Réserve Stratégique » en 2000.