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« Brest » : le nouveau Rone très haut perché

« Brest » : le nouveau Rone très haut perché

Au casting : le batteur de Battles, Clara Pallone & Gaspar Claus

Par Bastien Stisi

Mirapolis, qui sort le 3 novembre, est déjà le quatrième album de Rone, sans compter les EP sortis entre-temps (Vood(oo) notamment). Quatre albums en même pas dix ans, pour un producteur qui tourne autant, au passage, c’est absolument énorme. « Les douze titres de ce nouveau disque, nous dit-on, constituent chacun à leur manière des tranches de vie des créatures peuplant une cité utopique échafaudée par Rone. » Créatures, décidément, un véritable leitmotive chez Erwan Castex, qui avait déjà nommé ainsi son précédent album, sorti en 2015, un album dont on avait parfois l’impression qu’elles y étaient incarnées, ces créatures, tant les sons échantillonnés du producteur donnaient la sensation d’apparaître, physiquement parlant, tapies dans l’ombre et visible dans la lumière.

Tonnerre de Brest

Premier extrait de ce premier album, dont la pochette est signée Michel Gondry (carrément), le morceau « Brest » (Rone a composé son album en Bretagne, doit y avoir un lien), un track qui ne fâchera personne (et surtout pas les fans du garçon), qui prend son temps avant d’exploser, et qui fait vaciller dans l’air cette electronica douce et brutale, organique et électronique, mentale et sensorielle. Et comme Rone a pris la très bonne habitude de savoir très bien s’entourer (pèle-mêle, on l’a déjà vu collaborer avec Alain Damasio, High Priest, Bachar Mar-Khalifé, François Marry, Bryce Dessner, Étienne Daho…), « Brest » accueille aussi à son générique les noms de John Stanier (l’incroyable batteur de Battles, et de sa cymbale toujours très haute perchée en live), de Clara Pallone (de Vacarme) et de Gaspar Claud, de Vacarme également et de plein d’autres projets (lui avait déjà notamment collaboré avec Rone, signant notamment les cordes d’ « Icare » et de « Freaks »).

Saul Williams, Dessner, Dury...

Sur Mirapolis, un disque au casting décidément imposant, celui qui s’impose de plus en plus comme un producteur de morceaux reliant la musique électronique et la musique pop, on verra également les présences de Bryce Dessner (le guitariste et compositeur de The National), de Saul Williams (slameur soul), de Noga Erez (dissidente brillante), de Kazu Makino (from Blonde Redhead), de Baxter Dury (dandy dépressif) et de Botsgehio (chœurs basques). Dans la cité de Mirapolis : le choc des cultures. Ou plutôt, leur mélange.

Mirapolis de Rone sort le 3 novembre, chez InFiné. Et se pré-commande déjà ici. Quelques dates aussi :

16.09 - Nuits Sonores - Bruxelles
07.10 - Razzmatazz - Barcelone
20.10 - Fléda Club - Brno
11.11 - Steel Yard ­- Londres
16.11 - Bam - Metz
17.11 ­- Astrolabe - Orléans
18.11 - Chabada - Angers

Visuel : (c) Olivier Donnet ; Michel Gondry