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Invisible City Edition : le label qui déniche des merveilles discoïde à travers le monde entier

Ça va danser dans tous les sens.

Par Jean Morel

C'est très simple en fait, c'est l'histoire de deux copains mélomanes : Brandon Hocura et Gary Abugan. Deux Canadiens, qui depuis 2012, exercent un travail de mémoire de la musique, et nous poussent à nous pencher sur des héritages musicaux, mais surtout dénichent des grosses bombasses discoïdes que le monde a eu tort d'oublier.

Pourtant à l'inverse de beaucoup de (formidables par ailleurs) maisons de disques qui sortent des compilations ultra spécialisées sur des périodes et des genres extrêmement précis, Invisible City Editions embarque dans toutes les directions en fonction de là où leurs oreilles les guident. Prenant d'ailleurs soin, avec une certaine volonté de préciser le contexte socio-politique de leur sortie, conscients, à juste titre, que la pop musique dit aussi beaucoup de l'histoire des mentalités.

C'est ainsi que parmi leurs sorties, on peut croiser de la disco électronique italienne de Beppe Loda en 1986, du funk de la Zambie avec Witch, des rares grooves négligés avec Michael Boothman, de la disco canadienne des early 80's avec Jeancyou bien de Trinidad avec Stephen Encinas.

Ce n'est pas tout il y aussi des tubes disco-raï avec le libyen Ahmed Fakroun ou de la musique à pantsula de l'Afrique du Sud Post-Kwaito. 

Enfin la dernière réédition en date est celle d'une autre musicien de Trinidad & Tobago, Oluko Imo, émigré à New York mais qui importe sa Soca dans le funk, la soul et le disco, tout en affichant une fascination évidente pour l'Afrique de l'Ouest.

On vous a compilé tout ça en une playlist qui s'écoute ci-dessous. Préparez-vous à danser. 

Visuel : (c) DR