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La Syrie privée d'Internet

Telecomix à la rescousse ?

Par Mathilde Serrell & Camille Diao

Depuis le jeudi 29 novembre, 10h30 exactement, la Syrie est coupée du monde.

Plus d’Internet, plus de téléphone : le pays a subitement été déconnecté du réseau mondial. Un moyen pour les autorités de reprendre la main sur la circulation de l’information et en particulier sur celle qui sort du pays.

Ça vous rappelle quelque chose ? Il s’est passé exactement la même chose en Egypte et en Tunisie pendant les printemps arabes.

Sauf que Telecomix est là. Telecomix, c’est ce collectif de "gentil" hackers, engagés pour la liberté d’expression et de communication – on vous en parlait dans cet article sur Notre-Dame-des-Landes. Leur mission : non pas détruire mais « réparer, améliorer, reconstruire, aider ».

Ces hacktivistes ont fait leurs premières armes en 2011 en aidant les Égyptiens et les Tunisiens en révolte à rétablir leurs connexions Internet ou à contourner la censure imposée par les gouvernements. Quelques mois plus tard, ils lançaient l’opération #OpSyria, afin d’aider les Syriens à communiquer entre eux et à sécuriser leurs activités numériques.

Dès la coupure, Telecomix est monté au front et propose déjà un accès Internet bas débit (56k), tout en cherchant à développer des moyens alternatifs de communication.

Dans tous les cas, un régime qui en vient à priver ses citoyens de tous moyens de communication envoie de lui-même un grand signal de détresse. Ça n’a d’ailleurs pas vraiment réussi à Mubarak. Doit-on l’interpréter comme un signe d’espoir ?