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L'esprit du Green Art s’invite sur le toit du monde

Le recyclage des déchets abandonnés sur l'Everest donne lieu à des installations étonnantes

Par Quentin M

Longtemps, les cimes enneigées de l’Everest sont demeurées la chasse gardée des esprits et des poètes (qui les imaginaient tutoyer le ciel azuréen du haut de leur éternelle candeur et virginité). Depuis les années 50, la réalité est devenue beaucoup moins prosaïque. Le sommet du monde (8848 mètres) est devenu le Graal de tout alpiniste digne de ce nom. 14.000 personnes ont tenté l’ascension ; 4.000 ont même réussi.

La plus haute poubelle du monde

Belles performances ! A ceci près que les « white addicts » ne sont pas très « green » dans l'âme, ou du moins éprouvent des difficultés à l'être dans ce milieu inhospitalier et dangereux. Ainsi, les grimpeurs de l’extrême laissent à chacun de leurs passages plusieurs kilos de déchets en tous genres. Quelques 50 tonnes de détritus se seraient ainsi accumulés au cours des 60 dernières années, ce qui fait, au passage, de l’Everest la plus haute poubelle du monde. Bouteilles d’oxygène rouillées, réchauds, morceaux de tentes cassées, doggy bags éventrés, canettes estampillées… tout est bon pour « humaniser » la montagne, au sens le plus noble du terme bien sûr.

Pour pallier cette situation peu reluisante, 65 sherpas et 75 yaks on été mobilisés pendant 2 ans pour nettoyer la montagne. Mission impossible ? Non, 8 tonnes de déchets ont ainsi été ramassés et apportés à des artistes locaux, népalais pour la plupart, en vue d’un recyclage artistique en bonne et due forme. Têtes de yak et navires surréalistes illustrent cette transformation écolo arty. 

En attendant l’installation permanente d’un musée au pied de l’Everest pour sensibiliser les grimpeurs, on peut admirer 75 de ces upcycled artworks à l’Art Club Nepal de Katmandou.

Pour voir les artistes à l'oeuvre :