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Banlieues Bleues, 93 sur scène

Banlieues Bleues, 93 sur scène

La programmation de cet important festival est toujours aussi pertinente.

Par Liz Gomis

Trente deux printemps et la programmation de Banlieues Bleues se fait toujours aussi rafraîchissante. Un Jazz pour tous qui n’hésite pas à se frotter ou se confondre aux diverses couleurs de musiciens internationaux, pour des collaborations inédites et des concerts uniques.

Avec Banlieues Bleues, on traverse les territoires musicaux comme on se déplace à travers ces douze villes de la Seine St Denis. Un festival qui drague chaque années des milliers de franciliens pour des soirées musicales soigneusement réfléchies.

Preuve en est, le concert d’ouverture ce vendredi 20 mars affiche complet, grâce notamment à un line-up aussi classe que dément.
On démarre la soirée avec les fondateurs du mythique label de jazz new-yorkais, Strata-East (Pharoah Sanders, Gil Scott Heron & Brian Jackson…) suivis du légendaire et solaire Sun Ra Centennial Arkestra, emmené par Marshall Allen, pour une connexion musicale cosmo-psyché-barrée, fidèle à son créateur. Sun Ra aurait eu 100 ans aujourd’hui, l’occasion de célébrer son héritage musical.

On vous aura prévenu, Banlieues Bleues fait dans la grande musique mais aussi dans la (re-)découverte.
Des jeunes maliens de Songhoy Blues, un groupe né dans la tourmente de la répression djihadiste au Nord Mali, à la collaboration entre Cécile McLorin Salvant et Vincent Peirani, tous deux jeunes révélations de la scène jazz actuelle.

 

 

 

L’expérimentation live ne sera pas en reste avec l’équipe du festival norvégien PUNKT et son projet FACE A/ FACE B, ou comment revisiter une œuvre et maîtriser l’art du remix  entre jazz mutant, free electronica et techno acoustique.

 

 

 

Nous retrouverons entre autres, de grands noms qu’il est presqu’inutile de présenter comme David Murray. Insatiable explorateur musical déjà passé par la scène du festival, avec son Gwo Ka Masters en 2010. Il convie cette année le slammeur et poète Saul Williams pour une création inédite.

 

 

Pour finir, une des légendes vivantes de la bossa Nova, Joao Donato, viendra clôturer cette 32e édition. Certainement un des temps forts de ce festival. Le brésilien n’étant pas un habitué des scènes parisiennes.

Banlieues Bleues ou la promesse de la meilleure bande son des trois semaines à venir. Puisqu’on vous répète qu’il y a une vie après le périph’ !