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Akhenaton, immortel.

Mon texte le savon part. III

Par Jean Morel

 

C’est la clôture d’une trilogie. Celle entamée il y a 13 ans par un des plus grands emcees que le sol hexagonal n’ait jamais porté, J’ai nommé AKH, Akhenaton, sur son deuxième album solo, Sol Invictus, paru en 2001. Il s’agit alors du morceau excipit d’un disque sombré teinté par une réflexion profonde et douloureuse.  Un texte tournant d’un emcee déjà trentenaire, et peut être plus mature qu’aucun autre lyriciste en France alors…

Déjà habillé à l’époque par un clip en plan serré sur des visages familiers, cette troisième partie renoue avec cette esthétique tout comme la plume fait écho aux couplets du morceau initial. On retrouve ce style particulier à AKH qui fonde le fait que la première personne du singulier peut devenir universelle, le rappeur a le « je » le moins égoïste qui soit tant ses textes appellent à une identification commune et un partage total. Une prod qui épouse parfaitement un nouveau thème mélancolique qui marquait cette trilogie. Et ce constat au bout de 4 minutes 40 : Akh n’a pas fini de débiter toutes ses rimes, et en a clairement encore dans l’encrier. Ou comment prouver à la face du monde ce qu’est être une légende vivante.