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Superragazzo : Super Héros italiens.

Superragazzo : Super Héros italiens.

Superrital?

Par Jean Rouzaud

Vous connaissez les super héros américains : le gros Superman, l’Obscur Batman ou le  bizarre Spiderman, mais que faites vous de SUPERARGO ( naute ?),  KRIMINAL, ou  SATANIK?

 Les SUPERRITALS existent pourtant : Superargo copie le FANTOME DU BENGALE pour le collant avec masque et slip superposé.. mais il copie aussi James Bond avec ses gadgets. Sauf que le sien est une « olive cocktail piqué sur un bâtonnet »(!), et elle détecte les radiations !

De plus Superargo se fait poignarder, électrifier, congelé et aussi passer au barbecue sans broncher dans « Superargo contre Diabolikus », et il fait de la plongée sans masque ni bouteille ! Mamma mia !

Il y a aussi Kriminal, qui copie Satanik, avec leurs collants noirs de Ninja , sorte de CATSUIT total , sur lesquels sont peints un squelette* : blanc pour Satanik et jaune pour Kriminal, sorte de voleur à l’italienne. 

 

 

Ces ressorties  en DVD de films tirées de bandes dessinées, dont la naïveté n’a d’égal que le sérieux absolu avec lequel les non-scénarios sont « récités » par des personnages  parfaitement sixties : belles filles surmaquillés et surhabillés entre  neo Paco Rabanne et  low Gucci, avec faux cils, décolletés et choucroutes laquées rejecolor.

Elles font face à des bellâtres, cheveux teints (en indéfinissable tonalités de bois exotiques) et à fines moustaches, avec costard alpaga et mocassins vernis, au volant de décapotables américaines ou de  Hors-bord « Riva » en acajou, siège en cuir blanc ou bleu ciel…

 

 

Le tout  dans des décors de bords de Méditerranée et palais de  nouveaux riches à la Sergio Gobbi. Si vous aimez l’or et les chiens en porcelaines, le fer forgé blanc et les drapés, foncez : les ragazzas vous tendent leurs bras bijoutés fantaisie.

A voir surtout comme documents d’époque invraisemblables. 

Chez Artus films :

_Superargo contre  Diabolikus

_Kriminal

_Le retour de Kriminal

(tous avec bonus, diaporamas, bandes annonces et affiches et bilingues)

*Le fond imagé de ces films venait du succès mondial des catcheurs , notamment mexicains, avec leurs cagoules, et l’excitation sado maso provoqué par la violence et la souffrance, dans des sociétés moralement  et socialement bloquées. Le plus beau spécimen  du genre est « Danger Diabolik » réalisé par Mario Bava. Le tout entre 1965 et 1969.