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La musique urbaine pakistanaise à la sauce traditionnelle

La musique urbaine pakistanaise à la sauce traditionnelle

Le combo gagnant : une association de musiques urbaine et traditionnelle rurale du Pakistan.

Par Alice Barret

 

La musique traditionnelle occupe une place importante au Pakistan, et quand elle est associée à des influences modernes et urbaines, c'est un combo parfait ! La Mai Dhai Band en est l'illustration la plus réussie : ce sont de talentueux musiciens urbains du nord-est du Pakistan qui se sont associés à une chanteuse traditionnelle venue de la campagne du Sindh, au sud du pays. 

Tout a commencé grâce au co-fondateur d'une maison de production basée à Lahore, la deuxième plus grande ville du Pakistan. C'est Danish Khawaja, passionné de guitare qui est à l'origine de cette collaboration (il fait lui même partie du groupe). Il se rendait l'été dernier en vacances chez son beau-frêre originaire de cette contrée du Sindh et y a rencontré une chanteuse traditionnelle également joueuse de dhol, sorte de tambour à deux peaux. Séduit par sa voix, Danish Khawaja lui propose une collaboration musicale qu'elle accepte. Mai Dhai appartient à une caste de musiciens musulmans qui se produisaient autrefois devant les rois du Rajasthan. Aujourd'hui, ils chantent pour les passants, ou pour célébrer des évènements familiaux. 

Cette association est à l'origine d'un premier titre qui est en libre écoute sur le web en attendant le second. C'est un choix qui peut sembler paradoxal à en connaître la législation pakistanaise. En effet, la censure y est forte, et youtube est inaccessible depuis maintenant deux ans. Mais leur titre traverse les frontières a une rapidité impressionnante. Il est fascinant de réaliser que cette vidéo fait le tour du monde alors que la chanteuse n'a pas la moindre connaissance de l'existence d'internet. 

Les paroles de la chanson relatent un conte traditionnel : c'est un dialogue entre une petite fille et son oncle Mamo à qui elle demande de l'aide. La chanson est en marwari, la langue du désert. 

 

 

Via Global Voices